DEBUSSY : PELLÉAS ET MÉLISANDE

Maison symphonique de Montréal
Prix des billets
42$* à 200$*
Dates de ce concert
Mardi 8 Septembre 2015 - 20h00 Terminé
Mercredi 9 Septembre 2015 - 20h00 Terminé
Artistes
Kent Nagano, conductorchef d’orchestre
Hélène Guilmette, soprano (Mélisande)soprano (Mélisande)
Bernard Richter, tenor (Pelléas)ténor (Pelléas)
Philippe Sly, baritone (Golaud)baryton (Golaud)
Nicolas Testé, bass (Arkel, King of Allemonde) basse (Arkel, roi d'Allemonde)
Marie-Nicole Lemieux, contralto (Geneviève)contralto (Geneviève)
Florie Valiquette, soprano (Yniold, the son of Golaud)soprano (Yniold, fils de Golaud)
Hugo Laporte, baritone (a doctor and a shepherd)baryton (un médecin et un berger)
OSM ChorusChœur de l’OSM
Andrew Megill, OSM chorus masterchef de chœur de l’OSM

Présentation du concert

Debussy, Pelléas et Mélisande (approx. 170 min.)

 

CLAUDE DEBUSSY
Né à Saint-Germain-en-Laye, le 22 août 1862 – Mort le 25 mars 1918, à Paris

PELLÉAS ET MÉLISANDE
DRAME LYRIQUE EN CINQ ACTES DE CLAUDE DEBUSSY
D’après la pièce de Maurice Maeterlinck Pelléas et Mélisande (1892)

« Je ne prétends pas avoir tout découvert dans Pelléas, mais j’ai essayé de frayer un chemin que d’autres pourront suivre, l’élargissant de trouvailles personnelles qui débarrasseront peut-être la musique dramatique de la lourde contrainte dans laquelle elle vit depuis si longtemps. »
– Claude Debussy, « Pourquoi j’ai écrit Pelléas », 1902.

Pelléas et Mélisande occupe une place très particulière dans le répertoire lyrique français de la fin du 19e siècle et du début du 20e siècle. À une époque marquée par l’influence écrasante de Wagner, l’unique opéra que Debussy ait terminé représente l’aboutissement de ses efforts pour créer un genre lyrique nouveau, « après Wagner et non pas d’après Wagner », comme l’écrivait Debussy lui-même peu après la création de son opéra à Paris en avril 1902. Certes, la partition de Pelléas et Mélisande demeure marquée par l’époque résolument wagnérienne qui l’a vue naître : Debussy y a notamment utilisé un système de symboles musicaux assez proche du principe wagnérien du leitmotiv. Aussi bien le langage musical de l’opéra que le livret choisi par Debussy témoignent cependant d’une recherche de nouvelles avenues lyriques qui devait marquer profondément l’histoire de l’opéra.

La source littéraire du drame lyrique de Debussy est la pièce Pelléas et Mélisande de Maurice Maeterlinck (1862-1949), poète symboliste belge dont les oeuvres dramatiques circulaient sur les scènes parisiennes depuis le début des années 1890. Séduit par ce qu’il appelait « l’atmosphère de rêves » de la pièce, Debussy a choisi de la mettre en musique presque intégralement, reprenant telle quelle (à quelques coupures près) la prose tout en demi-teintes de Maeterlinck. Pelléas et Mélisande est donc l’un des premiers opéras français à avoir pour « livret » une pièce de théâtre en prose – et pas n’importe laquelle : la pièce de Maeterlinck a en effet inspiré plusieurs compositeurs, parmi lesquels Arnold Schoenberg dont le poème symphonique Pelleas und Melisande, créé en 1905, a été composé dans les mois suivant la première représentation de l’opéra de Debussy.

Pour mettre en musique le texte hautement évocateur de Maeterlinck, dans lequel les mots les plus simples sont souvent les plus lourds de significations symboliques, Debussy a favorisé une déclamation libre et proche du langage parlé, générant des mélodies aux antipodes des grands airs de l’opéra traditionnel. Dans cette musique d’une immense subtilité, l’orchestre « parle » au moins autant que les voix, ajoutant au mystère de personnages dont les silences sont parfois plus révélateurs que les paroles.

 

ACTE I

Scène 1 : Une forêt. Au cours d’une expédition de chasse, le prince Golaud s’est perdu dans la forêt. Il y trouve une jeune femme en pleurs au bord d’une fontaine. Malgré ses questions, il ne parvient à apprendre d’elle que son nom : Mélisande. Il arrive néanmoins à la convaincre de le suivre hors de la forêt.

Scène 2 : Un appartement dans le château. La mère de Golaud, Geneviève, lit au vieux roi Arkel une lettre que Golaud a envoyée à son demi-frère, Pelléas. Golaud y annonce son récent mariage avec Mélisande, et exprime son inquiétude : peut-il rentrer au château sans craindre qu’Arkel rejette sa nouvelle épouse ? Arkel accepte la décision de Golaud et décide d’accueillir Mélisande comme sa propre fille.

Scène 3 : Devant le château. Geneviève et Mélisande, à la recherche d’un peu de soleil, se promènent dans les jardins du palais. Elles croisent Pelléas, qui annonce à Mélisande qu’il partira bientôt.

ACTE II

Scène 1 : Une fontaine dans le parc. Pelléas montre à Mélisande une fontaine qui, jadis, ouvrait les yeux des aveugles. En jouant au-dessus de l’eau, Mélisande y laisse tomber l’anneau de mariage que Golaud lui a donné.

Scène 2 : Un appartement dans le château. Mélisande est au chevet de Golaud blessé, qui a été désarçonné par son cheval au moment même où elle perdait sa bague. Elle n’ose pas lui avouer ce qui s’est passé, et prétend que l’anneau a glissé de son doigt dans une grotte près de la mer. Furieux, Golaud lui ordonne de retourner y chercher la bague immédiatement.

Scène 3 : Devant une grotte. Pelléas et Mélisande tentent d’entrer dans la grotte à la clarté de la lune. Ils s’enfuient, effrayés par trois pauvres hères qui dorment dans la grotte.

 

ACTE III

Scène 1 : Une des tours du château. Mélisande chante en peignant ses longs cheveux à la fenêtre de sa chambre. Debout au pied de la tour, Pelléas lui annonce encore une fois son départ prochain; il cherche à s’approcher d’elle pour l’embrasser et lui tenir la main, et se retrouve submergé par les cheveux de Mélisande qui tombent par la fenêtre de la tour. Golaud survient et met fin à leur rencontre.

Scène 2 : Les souterrains du château. Pelléas et Golaud explorent ensemble les sombres et sinistres souterrains du château.

Scène 3 : Une terrasse au sortir des souterrains. De retour à l’air libre, Golaud prévient Pelléas : il a vu ce qui s’est passé à la fenêtre de la tour, et il ne veut pas que cela se reproduise, d’autant plus que Mélisande attend un enfant et qu’il faut la ménager pour que tout se passe bien.

Scène 4 : Devant le château. Golaud utilise Yniold, son fils né d’un premier mariage, pour espionner Mélisande. Il découvre ainsi que Pelléas est avec elle dans sa chambre.

 

ACT IV

Scène 1 : Un appartement dans le château. Pelléas donne rendez-vous à Mélisande près de la fontaine des aveugles.

Scène 2 : Un appartement dans le château. Golaud traite Mélisande avec violence et mépris. À Arkel qui l’interroge sur ce qui vient de se passer, Mélisande répond que Golaud ne l’aime plus.

Scène 3 : Une fontaine dans le parc. Le petit Yniold cherche en vain à récupérer une balle d’or qu’il a perdue derrière une grosse pierre. Il entend passer un troupeau de moutons qui ne se dirige pas vers l’étable, et se demande avec angoisse où ils vont passer la nuit.

Scène 4 : Une fontaine dans le parc. Pelléas avoue à Mélisande la raison pour laquelle il doit s’éloigner du château : il est amoureux d’elle. Il reçoit en tremblant la réponse de Mélisande, accompagnée par un grand silence de l’orchestre : « Je t’aime aussi ». Tous deux s’aperçoivent soudain que Golaud les observe; face au danger, ils s’embrassent éperdument. Golaud frappe mortellement Pelléas de son épée, et Mélisande s’enfuit, poursuivie par Golaud.
 

ACTE V

Une chambre dans le château. Mélisande est alitée, mourante. Golaud lui demande pardon pour le mal qu’il lui a fait, puis la presse de questions dans l’espoir de découvrir enfin la vérité : l’a-t-elle trompé avec Pelléas ? Une fois de plus, elle ne lui fait que des réponses sibyllines. Arkel présente à Mélisande l’enfant qu’elle a mis au monde, une petite fille. Toutes les servantes du palais entrent dans la chambre au moment de la mort de Mélisande; Golaud sanglote, désespéré. Arkel conclut en affirmant que c’est maintenant l’enfant de Mélisande qui doit continuer à vivre : « C’est au tour de la pauvre petite ».

 

© Marie-Hélène Benoit-Otis

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