Soirée présentée par

Itzhak Perlman en récital

Maison symphonique de Montréal
Prix des billets
41$* à 105$*
Loges à partir de 57$*
Dates de ce concert
Mardi 7 Mai 2013 - 20h00 Terminé
Artistes
ITZHAK PERLMAN, violinviolon
ROHAN DE SILVA, piano piano

Présentation du concert

BEETHOVEN, Sonate pour violon et piano n° 1 en majeur, opus 12 n° 1
FRANCK, Sonate pour violon et piano en la majeur
TARTINI, Sonate en sol mineur, « le Trille du Diable »
 

Considéré l'un des plus grands virtuoses de notre époque, Itzhak Perlman est reconnu pour la puissance de son jeu et la joie contagieuse avec laquelle il transmet le répertoire. Lauréat de 4 prix Emmy et 15 Grammy, soliste inoubliable de La liste de Schindler, le musicien légendaire propose un récital intime.

Ludwig van Beethoven

Né à Bonn le 16 décembre 1770
Mort à Vienne le 26 mars 1827

Sonate pour violon et piano n° 1 en majeur, opus 12 n° 1 

Allegro con brio
Tema con variazioni : Andante con moto
Rondo : Allegro

L’œuvre fut écrite entre 1796 et 1798, tout comme les deux autres sonates de l’Opus 12. Le recueil, dédié à Antonio Salieri, sera publié en 1799 chez Artaria à Vienne. Dès sa création, la Sonate en majeur sera sévèrement jugée, notamment par l’Allgemeine Musikalische Zeitung où on lira : « Amas de choses savantes sans méthode […] d’où l’on sort épuisé, sans plaisir; un amoncèlement de difficultés, tel qu’on en perd la patience. »

Pourtant la partition est d’une merveilleuse limpidité; loin d’être révolutionnaire, elle est écrite dans le plus pur style mozartien. L’œuvre s’ouvre sur un Allegro con brio de forme sonate. Deux thèmes vont s’opposer dans un élan unique de 327 mesures : le premier est rythmique et le second, mélodique. Un court développement précède la réexposition de la première partie, à l’identique. Ici, pas de véritable coda, mais un bref point final. Le second mouvement Andante con moto est un thème à variations, une forme chère à Beethoven. Le thème, au piano, est repris par le violon à travers quatre variations. Le dernier mouvement, Allegro, est un rondo. Un premier motif présenté au violon constitue le thème-refrain du mouvement. Suit un épisode central en mineur qui fait entendre un sentiment différent, entre tristesse et inquiétude. Arrivés à la réexposition, les instruments accélèrent leurs répliques avant de conclure dans une franche bonne humeur.
 

César Franck

Né à Liège le 10 décembre 1822
Mort à Paris le 8 novembre 1890

Sonate pour violon et piano en la majeur

Allegretto ben moderato
Allegro
Recitativo-Fantasia
Allegretto poco mosso

Chef-d’œuvre de la musique française du XIXe siècle, cette sonate date de l’été 1886. Elle est dédiée au violoniste Eugène Ysaÿe qui la créa le 16 décembre 1886 au Cercle artistique de Bruxelles. Œuvre capitale dans l’évolution du genre, elle se démarque par un renouvèlement constant de l’écriture. La musique est développée autour d’une idée principale simple et très courte (un intervalle de tierce) qui, au fil de transformations successives, donne naissance à des figures toujours nouvelles.

Quatre mouvements composent l’œuvre qui ouvre sur un Allegro ben moderato en rythme ternaire. Relativement court, il fait office d’introduction avec ses deux thèmes et son absence de développement. Le deuxième mouvement, Allegro, déborde de passion et évoque une atmosphère tragique. Des doubles croches du piano émerge un thème romantique appassionato repris par le violon. Un second thème, puis une longue phrase lyrique et un court développement amènent la réexposition et la coda, impétueuse. Le Recitativo-fantasia est lyrique. Très libre, on retrouve à plusieurs reprises les éléments de l’idée principale. Violon et piano alternent pour finalement se superposer, molto lento, avant la reprise. Une nouvelle idée, un épisode dramatique, puis c’est le retour de la phrase initiale qui conclut pianissimo. L’Allegro poco mosso final est un rondeau à la française alternant refrain et couplets, toujours dans des tonalités différentes. Le thème entre d’emblée sous la forme d’un canon mélodique piano-violon. Suit le développement central et un nouvel épisode modulant où l’inquiétude passionnée du violon s’exprime à travers une large mélodie. Une réexposition des plus traditionnelles et une coda brillante terminent l’œuvre.
 

Giuseppe Tartini

Né à Pirano, le 8 avril 1692
Mort à Padoue, le 26 février 1770

Sonate en sol mineur, « le Trille du Diable »

Larghetto affettuoso
Allegro energico
Grave-Allegro assai

Giuseppe Tartini vécut une jeunesse agitée et une vieillesse consacrée à l’étude et au mysticisme. Entre les deux, une période féconde où il étudie, enseigne et compose. Destiné à l’état ecclésiastique, il fut envoyé à l’Université de Padoue où il fit des études de droit, tout en se passionnant pour le violon. En 1710, il épousa secrètement une de ses élèves, ce qui le força quelques années plus tard à fuir déguisé en moine. Il trouva refuge au couvent des Franciscains d’Assise, où il ravit ses auditeurs en jouant du violon caché derrière un rideau, par peur d’être reconnu. C’est à cette époque, en 1713, que se situe la naissance de sa fameuse sonate « le Trille du Diable ».

Publiée pour la première fois en 1798, cette sonate tire son nom de la légende selon laquelle elle aurait été inspirée à Tartini durant une nuit où le diable lui serait apparu, jouant au pied de son lit les fameux trilles. L’œuvre est bâtie sur une architecture robuste en trois mouvements et agrémentée d’idées novatrices. Le Larghetto affettuoso initial donne à entendre un chant clair et expressif, puis c’est un Allegro energico virtuose et concis qui lui succède. Un Grave-Allegro assai complète la Sonate en sol mineur, mêlant grâce et effet de trilles en doubles cordes; sans aucun doute l’une des grandes trouvailles du compositeur.

Antonin Wyss

* La tarification, les artistes, le répertoire, les dates et les heures des concerts peuvent être modifiés sans préavis.

Les prix indiqués incluent des frais non remboursables de 7 $ par billet, taxes en sus. Certains frais de manutention peuvent être exigés.