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Concert présenté par Gestion d’Actifs CIBC

KENT NAGANO & LE CONCERTO POUR VIOLON DE BEETHOVEN

Maison symphonique de Montréal
Prix des billets
42$* à 200$*
Dates de ce concert
Mercredi 24 Février 2016 - 19h00 Terminé
Jeudi 25 Février 2016 - 10h30 Terminé
Jeudi 25 Février 2016 - 20h00 Terminé
Artistes
Kent Nagano, conductorchef d’orchestre
Alina Ibragimova, violinviolon

Présentation du concert

I. Nodaïra, Ouverture de fête pour Montréal (première mondiale – commande de l’OSM) (approx. 6 min.)
Rossini, Sémiramis, Ouverture (approx. 12 min.)
Rossini, La boutique fantasque, Suite (arr. O. Respighi) (approx. 21 min.)
Beethoven, Concerto pour violon en ré majeur, op. 61 (approx. 42 min.)

Partition inspirée de la pièce de Voltaire, Sémiramis est le dernier opéra que Rossini écrivait en Italie avant de se fixer à Paris. L’étoile montante Alina Ibragimova interprète le Concerto pour violon de Beethoven, tandis que Kent Nagano dirige, en première mondiale, une œuvre d’Ichiro Nodaïra.

 

La première mondiale d’Ouverture de fête pour Montréal, écrite spécialement pour célébrer la métropole, consacre la longue association de Kent Nagano avec le compositeur japonais Ichiro Nodaïra. Pour faire suite à cette création, deux oeuvres de Rossini figurent au programme : une grande ouverture (qui n’ouvre pas réellement le concert!) et une musique pour piano orchestrée de main de maître par Ottorino Respighi, surtout connu pour Les pins et Les fontaines de Rome. Le magistral Concerto pour violon de Beethoven, unanimement considéré comme un des plus beaux jamais écrits, vient couronner la soirée.

 

ICHIRO NODAÏRA

Né à Tokyo, le 5 mai 1953 – Réside à Tokyo

Ouverture de fête pour Montréal

Première mondiale - Commande de l'OSM

Ichiro Nodaïra fait ses études musicales tant au Japon, où il obtient une maîtrise de l’Université nationale des arts de Tokyo, qu’en France où il fréquente le Conservatoire national supérieur de musique et l’IRCAM. Il se perfectionne auprès de Franco Donatoni, György Ligeti et Brian Ferneyhough. En plus d’être un compositeur très actif, Nodaïra est un pianiste accompli et c’est à ce titre qu’il crée de nombreuses oeuvres de compositeurs du Japon et d’ailleurs. Sa discographie comprend l’intégrale des pièces pour piano de Tōru Takemitsu, les 32 sonates de Beethoven et le Clavier bien tempéré de Bach, au piano, au clavecin et à l’orgue, enregistré à la salle de concert dont il est le directeur artistique depuis 2005, à Shizuoka (située juste au sud de Tokyo dans la région du très célèbre mont Fuji).

Nodaïra enseigne la composition à son alma mater, à Tokyo. En 2007, il a été le compositeur invité du Mozarteum de Salzbourg. Son catalogue comporte 80 titres –principalement des musiques pour orchestre ou petits ensembles. Kent Nagano a dirigé ses oeuvres en quelques occasions, incluant son Concerto pour piano (à Berkeley, en Californie, en 2003) et son premier opéra, Madrugada (au festival du Schleswig-Holstein, en Allemagne, en 2005). En 2002, Nodaïra a réalisé un arrangement pour orchestre de l’Art de la fugue de Bach à la demande de Kent Nagano, lequel en a donné la première avec le Deutsches Symphonie-Orchester de Berlin.

Ouverture de fête pour Montréal est une commande de l'OSM. L’oeuvre débute avec une fanfare, jouée par l’ensemble des cuivres et des percussions dans un esprit de célébration. Les bois et les cordes entrent ensuite progressivement, mais les cordes passent bientôt au premier rang. C’est dans la partie centrale qu’apparaissent des composantes japonaises, au moment où deux chants traditionnels sont présentés par fragments et harmonisés de façons différentes : « Zui Zui Zukkorobashi » (pour apprendre aux enfants à compter) et le toujours populaire « Sakura, sakura » (Cerisiers, cerisiers). Ces chants sont entrecoupés de passages aux percussions qui imitent le tambour japonais. Une autre fanfare éclatante accompagnée de l’orchestre tout entier termine l’oeuvre dans un élan d’exubérance.

 

GIOACHINO ROSSINI

Né à Pesaro, le 29 février 1792 – Mort à Passy, en banlieue de Paris, le 13 novembre 1868

Sémiramis, Ouverture

À la fin de 1822, à l’âge de 30 ans, Rossini amorce la composition de son dernier opéra pour la scène italienne avant de déménager à Paris où il terminera sa carrière. Sémiramis témoigne, parmi d’autres exemples, de la facilité et de la vitesse d’écriture presque légendaires de Rossini : aussi peu que 31 jours ont été nécessaires à la composition de cet opéra immense, d’une durée de quatre heures. À l’instar d’autres oeuvres, tels La pie voleuse, L’échelle de soie et Le siège de Corinthe, Sémiramis demeure, dans l’esprit du public, un opéra connu surtout pour son ouverture, une des plus longues de Rossini, souvent donnée en concert. La musique ne laisse rien présager du récit tragique et sanglant qui va bientôt être livré. Elle débute avec un de ces fameux crescendos qui ont valu au compositeur le surnom de « Signor Crescendo ». Un superbe quatuor de cors s’ensuit ; la section principale, un Allegro, commence avec un thème enjoué aux violons, léger comme une ronde d’elfes.

 

GIOACHINO ROSSINI

Né à Pesaro le 29 février 1792 – Mort à Passy, en banlieue de Paris, le 13 novembre

OTTORINO RESPIGHI

Né à Bologne, le 9 juillet 1879 – Mort à Rome le 18 avril 1936

La boutique fantasque, Suite

À l’âge vénérable de 36 ans, Rossini met un terme à sa très brillante carrière comme compositeur d’opéras (près de 40 en tout) avec la présentation de Guillaume Tell dans la capitale française. Il passe les quatre décennies qui lui restent dans la périphérie de Paris, menant une vie élégante et confortable, agrémentée de repas bien arrosés en compagnie d’artistes, de gens de lettres et, bien sûr, de l’élite des musiciens du jour – il s’est retrouvé une fois à la même table que Wagner. Il organise des soirées très courues pour lesquelles il s’amuse à composer de courtes pièces (200 en tout) connues sous le titre Péchés de vieillesse : il s'agit de mélodies et d'oeuvres pour piano et pour divers petits ensembles vocaux et instrumentaux. On y trouve un groupe de pièces pour piano que Rossini appelle « Petits riens », lesquels n'en réussissent pas moins à former La boutique fantasque.

La plupart des « Petits riens » demeurent dans l’oubli jusqu’en 1919, quand le grand impresario des Ballets russes, Serge de Diaghilev, les découvre et demande au compositeur italien le plus en vue de l’heure, Ottorino Respighi, d’en faire une partition de ballet dont la chorégraphie serait confiée à Léonide Massine. Celui-ci conçoit l’idée d’utiliser, pour le scénario, une histoire allemande ancienne qui se déroule dans un magasin de jouets enchantés. Les costumes et les décors sont dessinés par l’illustre peintre français André Derain. La première a lieu à l’Alhambra de Londres le 5 juin 1919 et elle s’avère un énorme succès. Depuis lors, le ballet est resté très populaire, tant au théâtre qu’au concert.

La suite Boutique fantasque comprend huit morceaux, soit environ la moitié de la partition complète, d’une durée de 40 minutes.

 

LUDWIG VAN BEETHOVEN

Né à Bonn, le 16 décembre 1770 – Mort à Vienne, le 26 mars 1827

Concerto pour violon en ré majeur, op. 61

Le Concerto pour violon de Beethoven, son unique contribution à cette forme, est devenu un véritable monument. Non seulement est-il plus long et plus complexe que tous les autres concertos écrits précédemment, mais il les éclipse tous par sa conception symphonique et son expressivité. Il est encore considéré comme un des plus adulés du genre concerto, tous instruments confondus, et il n’aurait d’égal à ce panthéon que celui de Brahms (également en majeur). Le Concerto pour violon de Beethoven date de 1806, l’année où le musicien écrit ou termine d’autres chefs-d’oeuvre : la Symphonie no 4, le Concerto pour piano no 4, les trois quatuors dédiés à Razumovsky, la première révision de Fidelio et les 32 Variations en do mineur pour piano. Le compositeur destine son concerto à un soliste en particulier, le virtuose Franz Clement (1780-1842), une pratique courante à l’époque. Le caractère profondément lyrique de l’oeuvre, la finesse de ses phrases et sa poésie reflètent les qualités du jeu de Clement ; les contemporains du violoniste ont salué sa parfaite intonation, la souplesse de son archet, la grâce de son expression, et ils ont loué sa délicatesse, sa précision et son élégance.

Cinq coups doucement frappés à la timbale marquent le début du concerto. Ces notes égales et répétées, présentées dans des contextes divers, deviennent un des procédés unificateurs du mouvement. La tension sous-jacente est intensifiée par le contraste entre les notes répétées et le gracieux lyrisme des mélodies. Il se trouve que les deux thèmes principaux ont beaucoup en commun : introduits par des bois, ils sont construits exclusivement sur des motifs de gammes de majeur et sont empreints de sérénité et d’une expressivité sublime.

Comparable à un hymne, le Larghetto est l’un des mouvements lents les plus magnifiques de Beethoven. Il comporte peu d’« événements » au sens traditionnel ; dans un climat profondément paisible, contemplatif et introspectif, trois thèmes en sol majeur se faufilent à travers une série de variations de forme libre.

Une brève cadence mène tout droit vers la joie débordante du Finale — un rondo caractérisé par un thème principal facile à retenir, de nombreuses touches d'humour et, confiés aux cors, des effets décoratifs évocateurs de la chasse.

 

© Robert Markow

Traduction : © Hélène Panneton pour Le Trait juste

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