Natalie Dessay

Natalie Dessay

Maison symphonique de Montréal
Prix des billets
40$* à 105$*
Dates de ce concert
Samedi 1 Mars 2014 - 20h00 Terminé
Artistes
Natalie Dessay, sopranosoprano
Philippe Cassard, pianopiano

Présentation du concert

C. Schumann, Liebst du um Schönheit

C. Schumann, Geheimes Flüstern hier und dort

C. Schumann, Sie liebten sich beide

C. Schumann, Er ist gekommen in Sturm und Regen

Brahms, Lerchengesang

Brahms, Meine Lieder

Brahms, Geheimnis

Duparc, L'Invitation au voyage

Duparc, Extase

R. Strauss, Ich schwebe

R. Strauss, Wasserrose

R. Strauss, Frühlingsgedränge

R. Strauss, Die Nacht

Fauré, Après un rêve

Fauré, Clair de lune

Fauré, Prison

Fauré, Mandoline

Fauré, En sourdine

Poulenc, Fiançailles pour rire

Debussy, Apparition

Debussy, Romance d'Ariel

Louée aussi bien pour sa voix somptueuse que ses dons d’actrice consommés, refusant d’être cantonnée à un seul genre, la soprano Natalie Dessay continue d’étonner. Nous la retrouvons ici dans un programme consacré à des joyaux du lied allemand et de la mélodie française.

Présenté en coproduction avec Pro Musica

Clara Schumann

Née à Leipzig le 13 septembre 1819
Morte à Frankfurt le 20 mai 1896

Née à Leipzig en 1819, Clara Wieck Schumann a mené une carrière de plus de soixante ans. Pianiste, compositrice, enseignante, éditrice, épouse de Robert Schumann et mère de huit enfants, elle a laissé derrière elle plusieurs oeuvres pour piano. Ses mélodies, moins connues, occupent pourtant une place de choix au sein du florilège des lieder allemands. La majorité d’entre elles ont été publiées de son vivant et écrites après son mariage (1840). Elles ont presque toutes été offertes à Robert Schumann pour Noël ou son anniversaire. L’opus 12 réunit trois chants composés sur des poèmes de Friedrich Rückert. Le premier, « Er ist gekommen in Sturm und Regen », est l’un des plus passionnés et des plus fréquemment entendus. Le second, « Liebst du um Schönheit », illustre de manière immédiate et claire le pouvoir supérieur de l’amour véritable. « Sie liebten sich beide », second numéro de l’opus 13 qui en compte six, est écrit sur un poème tragique et énigmatique d’Heinrich Hein. « Geheimes Flüstern hier und dort » est le troisième numéro de l’opus 23 (1853) qui réunit six mélodies écrites sur des poèmes extraits du roman Jucunde d’Hermann Rollett.

Johannes Brahms

Né à Hambourg le 7 mai 1833
Mort à Vienne le 3 avril 1897

Entre ses oeuvres symphoniques et ses compositions de musique de chambre, Brahms a conservé toute sa vie un goût particulier pour le lied, sorte de jardin secret où il aimait se réfugier. « Lerchengesang » (Le chant de l’alouette), second numéro de l’opus 70, est une rêverie nostalgique en si majeur composée en 1877 sur un texte de Karl Candidus. La mélodie est douce et l’accompagnement éthéré; c’est une évocation de souvenirs lointains à la tombée du jour. Écrit sur un texte du même auteur « Geheimnis » (Secret), le troisième chant de l’opus 71, date de la même année que le numéro précédent. Une nouvelle fois le texte renoue avec le ton intimiste et crépusculaire d’un amour printanier. « Meine Lieder », quatrième chant de l’opus 106, date de l’année 1888. C’est une mélodie typiquement brahmsienne écrite sur un poème d’Adolf Frey qui s’élève, mélancolique et introspective, dans « l’ombre des cyprès ».

Henri Duparc

Né à Paris le 21 janvier 1848
Mort à Mont-de-Marsan (Landes) le 12 février 1933

S’il n’a écrit que dix-sept chants en tout et pour tout, Henri Duparc a tout de même laissé son empreinte dans l’histoire de la mélodie française. Entre clarté et délicatesse, équilibre et souplesse, le compositeur parvient à mêler musique et mots avec une grâce sans pareille. « L’invitation au voyage », écrite sur le célèbre poème de Charles Baudelaire, est datée de l’année 1870 et dédicacée à Ellen Mac Swiney, épouse du compositeur. La mélodie, sublime et délicate, repose sur un accompagnement léger du piano où les motifs en demi-tons créent de subtils effets de clair-obscur. « Extase » a été composée quatre ans plus tard (1874) et est dédiée au compositeur Camille Benoît. Cette mélodie, composée sur un poème de Jean Lahor, se démarque par la façon dont Duparc a conçu la partie du piano. Ici, elle n’est pas un accompagnement subordonné, mais plutôt la partie la plus importante de l’oeuvre au-dessus de laquelle plane le chant dans l’atmosphère du prélude.

Richard Strauss

Né à Munich le 11 juin 1864
Mort à Garmisch-Partenkirchen le 8 septembre 1949

Descendant de la dite « nouvelle école allemande », Richard Strauss est l’un des seuls compositeurs du tournant du siècle à avoir conservé un lien étroit avec la tradition musicale germanique. Avec plus de deux cent lieder à son catalogue, il s’inscrit dans la lignée des maîtres du genre. Tiré des huit numéros de l’opus 10 (1885) écrits sur des poèmes d’Hermann von Glim, « Die Nacht » annonce la venue de la nuit. Le quatrième chant des Mädchenblumen-lieder de l’opus 22 (1888), « Wasserrose », dépeint la beauté fragile d’une fleur de nénuphar sur un texte de Félix Dahn. « Frühlingsgedränge », composé sur un poème de Nikolaus Lenau, est le premier des deux chants de l’opus 26 (1891). Les cinq numéros que comporte l’opus 48 (1900) figurent parmi les plus inspirés du compositeur. Le second chant du recueil, « Ich schwebe » (Je plane), est composé sur un poème de Karl Henckell. C’est une douce valse aérienne où le chant se balance au son des clochettes de la main droite.

Gabriel Fauré

Né à Pamiers le 12 mai 1845
Mort à Paris le 4 novembre 1924

Gabriel Fauré fut un des compositeurs parmi les plus imaginatifs et inventifs de son temps. S’il est entre autres reconnu pour son génie harmonique, il est également considéré comme un des maîtres de la mélodie française. « Après un rêve » (1877) est l’une des mélodies les plus célèbres du compositeur. Écrit à partir d’un poème toscan adapté par Romain Bussine, ce premier numéro de l’opus 7 fut créé le 11 janvier 1879 lors d’un concert de la Société Nationale de musique par la soprano Henriette Fuchs. « Clair de lune » (1887) a souvent été considéré comme la quintessence de la mélodie française. Belle et enchanteresse, cette seconde mélodie de l’opus 46 est écrite sur un texte de Paul Verlaine. C’est le même auteur qui signe les textes des trois mélodies suivantes. Tout d’abord « Mandoline » et « En sourdine », tirées toutes deux de l’opus 58 qui regroupe les Cinq mélodies de Venise (1891). Quant à « Prison », c’est l’un des deux chants de l’opus 83, composé par Fauré en 1894.

Francis Poulenc

Né à Paris le 7 janvier 1899
Mort à Paris le 30 janvier 1963

Mélodiste le plus productif de sa génération, Francis Poulenc a toujours valorisé la voix à travers sa production musicale. Parmi ses oeuvres vocales, la mélodie tient une place prépondérante et comme il le disait lui-même, il était le « musicien des poètes ». Fiançailles pour rire (1939) est un cycle de six mélodies composées sur des poèmes tirés du recueil homonyme de Louise de Vilmorin. Ce sont six miniatures en forme de chroniques sur la nature de l’amour et du sacré. L’oeuvre a été créée le 21 mai 1942 à Paris par la soprano Geneviève Touraine accompagnée par le compositeur au piano.

Claude Debussy

Né à Saint-Germain-en-Laye le 22 août 1862
Mort à Paris le 25 mars 1918

Pilier de la musique française, Debussy fut un des compositeurs les plus originaux et les plus influents du XXe siècle. La mélodie tient une place importante tout au long de sa production musicale. Composée à Ville d’Avray le 8 février 1884, « Apparition » est écrite sur un poème de Stéphane Mallarmé récemment publié dans la revue Lutèce du mois de novembre 1883. L’oeuvre est dédiée à l’une des muses du compositeur, Madame Vasnier. C’est également le cas de la « Romance d’Ariel », composée durant le même mois de février 1884 sur un poème de Paul Bourget.

Antonin Wyss

 

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