Virée Classique 17-18

2.LA CLARINETTE CHEZ BEETHOVEN ET BRAHMS

2.LA CLARINETTE CHEZ BEETHOVEN ET BRAHMS

PARTENAIRE DE SAISON

Salle Claude-Léveillée

Deux trios avec clarinette des grands compositeurs Beethoven et Brahms en un concert intime présenté à la salle Claude-Léveillée. Le pianiste hongrois Zoltán Fejérvári – lauréat du 1er prix au Concours international de musique de Montréal en 2017 – se joint à Todd Cope et Anna Burden, tous deux musiciens de l’OSM.

 

PRIX JEUNESSE 17 ans et moins : 10$ par concert

PRIX DES BILLETS

À partir de 10$*

VENDREDI 31 AOÛT 2018

18h45

COMPLET

Salle Claude-Léveillée

Todd Cope, clarinette
Anna Burden, violoncelle
Zoltán Fejérvári, piano

 

Beethoven, Trio no 4 en si bémol majeur, op. 11 (21 min)

Brahms, Trio pour clarinette, violoncelle et piano en la mineur, op. 114 (23 min)

Notes de programme:

Établi à Vienne depuis 1792, Beethoven continue à suivre les traces de Mozart, mort l’année précédente, tout en recevant l’enseignement de Haydn, et il se taille dans la bonne société une solide réputation. Dans cette foisonnante première période créatrice, le jeune homme compose en 1797 son Trio pour piano, clarinette et violoncelle en si bémol majeur, opus 11. (La possibilité de remplacer la clarinette par le violon le fait parfois considérer comme Trio nº 4, puisqu’il suit de peu les trois Trios pour piano, violon et violoncelle, opus 1, publiés en 1795.) L’œuvre relève encore de l’esprit galant, avec une partie de piano plus volubile qu’imposante et les nombreux motifs arpégés que se partagent les instruments. Après un Allegro con brio plein d’esprit et un Adagio con espressione qui donne la part belle au violoncelle, l’Allegretto final consiste en neuf variations sur l’air « Pria ch’io l’impegno » de l’opéra L’Amor marinaro de Joseph Weigl. Devenu rapidement très à la mode, cet air bien troussé était chanté par toutes les rues de Vienne, ce qui valut au Trio son surnom de « Gassenhauer » (chanson de rue).

 

Contrairement à Beethoven, Brahms ne s’est intéressé à la clarinette que tardivement. Au début de 1891, il revoit à la Cour de Meiningen l’excellent clarinettiste Richard Mühlfeld et profite de l’occasion pour approfondir sa connaissance de l’instrument. Cette rencontre amorce sa dernière période créatrice, pleine des couleurs de la mélancolie. L’été suivant, Brahms compose deux chefs-d’œuvre : le Trio pour clarinette, violoncelle et piano en la mineur, opus 114, et le Quintette pour clarinette et cordes en si mineur, opus 115. S’il n’a pas la perfection du Quintette, le Trio montre un ton à la fois élégiaque et passionné tout à fait personnel. Dans les deux Allegros, les développements thématiques sont peu élaborés, mais les mélodies ont une grande charge émotive, alternant entre le pathétique et l’élégiaque. L’Adagio se présente comme une rêverie consolatrice, avant que l’Andantino grazioso déroule une sorte de ländler, où les échanges entre la clarinette et le violoncelle ont fait dire à un commentateur qu’« ils semblaient amoureux l’un de l’autre »…

© François Filiatrault, 2018

Todd Cope

Todd Cope a été nommé clarinette solo de l’Orchestre symphonique de Montréal en 2013. Auparavant, il a été membre de l’Orchestre symphonique de Vancouver et du New World Symphony. À titre de concertiste, il a entre autres été invité par l’OSM, l’Orchestre symphonique de Sudbury, la New World Symphony, la Music Academy of the West et le Eastern Music Festival Orchestra, et a obtenu des bourses de l’Aspen et Eastern Music Festivals, du National Repertory Orchestra, de la Music Academy of the West ainsi que du American Institute of Musical Studies à Graz en Autriche. Il est diplômé du College-Conservatory of Music à l’Université de Cincinnati et a également obtenu un certificat d’études professionnelles à la Colburn School, où il a étudié avec Yehuda Gilad. Il enseigne actuellement à l’École de musique Schulich de l’Université McGill et est un artiste exclusif des fabricants Buffet Crampon et Vandoren.

Anna Burden

Violoncelle solo associé de l’Orchestre symphonique de Montréal depuis 2011, Anna Burden a joué aux États-Unis, au Canada et à l’étranger, en tant que soliste, chambriste et musicienne d’orchestre. Ses prestations en tant que soliste incluent des performances avec le Peninsula Music Festival Orchestra, le Washington Chamber Symphony, le Juilliard Orchestra, le Northwestern University Symphony Orchestra, l’Oak Park Symphony Orchestra, ainsi qu’avec les musiciens de l’Orchestre symphonique de Montréal. Originaire de Chicago, Mme Burden a étudié avec Hans Jensen, Joel Krosnick, Alan Stepansky, Richard Aaron, Darrett Adkins et Nell Novak. Elle est titulaire d’un baccalauréat de la Northwestern University, d’une maîtrise de la Juilliard School et d’un diplôme d’études professionnelles de la Manhattan School of Music. Mme Burden joue sur un violoncelle fabriqué en 1929 par Carl Becker à Chicago.

Zoltán Fejérvári

Gagnant du Concours musical international de Montréal en 2017 et lauréat d’une bourse du Borletti-Buitoni Trust, Zoltán Fejérvári a offert des récitals à travers l’Europe et les États-Unis. Il s’est produit en tant que soliste notamment avec le Budapest Festival Orchestra, le Hungarian National Orchestra, le Verbier Festival Orchestra ainsi que le Concerto Budapest Orchestra. Son enregistrement de Malédiction de Liszt avec le Budapest Chamber Symphony a obtenu le Grand Prix du disque en 2013. Le pianiste renommé András Schiff a choisi Zoltán Fejérvári pour sa série « Building Bridges », créée afin de mettre en valeur de jeunes pianistes au parcours inhabituel. C’est sous cette égide que M. Fejérvári a offert des récitals entre autres à Berlin, Bochum, Bruxelles, Zürich et Ittingen, au cours de la saison 2017-2018. Depuis 2014, Zoltán Fejérvári enseigne au département de musique de chambre de l’Académie de musique Franz Liszt, à Budapest.

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