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LE CHŒUR DE L’OSM

LE CHŒUR DE L’OSM CHANTE MOZART & SCHUBERT

PARTENAIRE DE SAISON

Maison symphonique de Montréal

Maison symphonique de Montréal

Les voix sont à l’honneur dans ce programme de musique spirituelle! Aux côtés des Vesperæ solennes de confessore de Mozart, dans lesquelles l’on retrouve le sublime « Laudate Dominum » pour soprano, et la Cinquième messe de Schubert, l’une de ses plus ambitieuses œuvres, découvrez Paix sur la Terre de Schoenberg, seule pièce d’inspiration chrétienne du compositeur.

PRIX DES BILLETS

À partir de 35$*

MERCREDI 26 AVRIL 2017

20h00

COMPLET

Orchestre symphonique de Montréal

Chœur de l’OSM
Andrew Megill, chef de chœur de l’OSM
François Zeitouni, orgue

PROGRAMME :

Schoenberg, Friede auf Erden, op. 13

Mozart, Vesperæ solennes de confessore en do majeur, K. 339 (approx. 30 min.)

Schubert, Messe no 5 en la bémol majeur, D. 678 (approx. 50 min.)

NOTES DE PROGRAMME

LES ŒUVRES

 

Paix sur Terre est une œuvre à découvrir; c’est l’une des dernières compositions tonales de Schoenberg qui s’orientera ensuite vers le système dodécaphonique, proposant une nouvelle façon de concevoir et de penser la musique. Des Vêpres solennelles d’un confesseur, c’est plus particulièrement le Laudate Dominum que l’histoire a retenu, mais ces Vêpres en entier recèlent quelques-unes des plus belles pages religieuses de Mozart. Quant aux messes de Schubert, moins populaires que ses nombreux lieder, sa musique de chambre ou ses symphonies, elles révèlent d’intéressantes facettes de la personnalité musicale de leur auteur.

 

 

ARNOLD SCHOENBERG

Né à Vienne, le 13 septembre 1874 – Mort à Los Angeles, le 13 juillet 1951

 

Friede auf Erden, op. 13

 

Au lendemain de la Première Guerre mondiale, toute foi dans l’harmonie et la paix universelles que Schoenberg souhaitait exprimer à travers Friede auf Erden semblait avoir disparu pour laisser place à la désillusion. Cette désillusion, le compositeur l’exprime dans une lettre adressée au chef d’orchestre Hermann Scherchen en juin 1923 : « Dites-leur [aux choristes] que mon chœur Paix sur Terre est une illusion pour chœur mixte, une illusion, ainsi que je le crois aujourd’hui, alors qu’en 1907, au moment où je le composais, je tenais cette harmonie pure entre les hommes pour concevable… »

 

Le poème, choisi et mis en musique par Schoenberg, s’apparente à une prophétie de caractère utopique : la Paix sur Terre, qu’annonçait la naissance du Christ, ne se réalisera qu’à l’avènement d’une « race royale » dans un empire où Justice et Paix seront les mots d’ordre. Ce texte, écrit en 1886, est du poète suisse Conrad Ferdinand Meyer. Tantôt tonale, parfois reposant sur d’âpres dissonances ou bien, par moment, semblant s’immobiliser dans une sorte d’atonalité, la musique souligne chaque strophe du poème, et l’œuvre s’achève sur une note d’espoir, un lumineux accord de majeur, après un parcours harmoniquement mouvementé.

 

La forme de l’œuvre, proche de celle d’un motet, adopte la division strophique. L’écriture réalise une synthèse entre la tradition – utilisant fréquemment le principe d’imitation – et un langage harmonique appartenant résolument au siècle de Schoenberg. Divers procédés d’extension tonale, des harmonies audacieuses et très chromatiques sont les manifestations d’un langage où la tonalité, encore présente, évoluera rapidement vers l’atonalité. Schoenberg souhaitait que l’œuvre soit interprétée a cappella.

 

Friede auf Erden, créée le 9 décembre 1911, à Vienne, par le Chœur philharmonique de Vienne, fut écrite pour un concours. Elle ne rapporta aucun prix à Schoenberg, mais elle demeure sa première œuvre a cappella et la seule d’inspiration chrétienne.

 

 

WOLFGANG AMADEUS MOZART

Né à Salzbourg, le 27 janvier 1756 – Mort à Vienne, le 5 décembre 1791

 

Vesperæ solennes de confessore, K. 339 

 

Mozart écrivit les Vêpres solennelles d’un confesseur en 1780, un an avant qu’il ne quitte définitivement Salzbourg et son emploi de konzertmeister et d’organiste de la cour. Dès 1781, bravant l’autorité paternelle et se libérant du joug de son employeur l’archevêque Colloredo, Mozart revendiquera son indépendance et partira à la conquête du public viennois.

 

Le rôle de musicien subalterne qu’occupait Mozart auprès de Colloredo fut très contraignant et contraire au besoin d’autonomie du compositeur, et le séjour à Salzbourg fut marqué par plusieurs heurts et différends entre les deux hommes. L’un des principaux désaccords entre Mozart et Colloredo concernait le style de la musique religieuse. Colloredo exigeait que toute pièce à caractère religieux soit écrite dans un contrepoint savant, strict, héritier du stile antico pratiqué depuis la Renaissance; Mozart concevait les choses différemment, car son désir d’écrire de belles mélodies, expressives, l’inclinait à privilégier une écriture plus proche de l’esthétique italienne de l’opéra que de celle des austères polyphonies prisées par l’archevêque.

 

Toutefois, soucieux de ménager sa position auprès de son employeur, Mozart diversifiait les styles d’écriture, comme il le fit dans les Vêpres solennelles d’un confesseur. Et, si Mozart fait dans cette œuvre usage du contrepoint ou d’une écriture plus verticale proche des chorals, il parvient à assouplir la rigidité d’un style trop académique grâce à son sens de la mélodie et de la dramaturgie.

 

Le Dixit Dominus ouvre les Vêpres avec brio et donne la primeur au chœur, le quatuor vocal n’intervenant qu’à la fin du « Gloria Patri ». Le Confitebor occasionne plusieurs échanges entre les solistes et le chœur, tandis que le Beatus vir, plus dramatique, n’est parcouru que de fugitives interventions des solistes. Mozart opte pour un style fugué, grave, dans le Laudate pueri dont le thème et le caractère préfigurent ceux du Kyrie du futur Requiem, K.626. Après ces quelques concessions au style ecclésiastique, Mozart laisse libre cours à son expressivité et livre un Laudate Dominum digne d’un aria d’opéra; un moment de suspension, une sorte d’état de grâce où s’exprime toute la ferveur du compositeur. Avec un retour à une écriture imitative plus stricte, un brillant et majestueux Magnificat termine l’œuvre.

 

Les diverses parties des Vêpres, K. 339, étaient destinées à s’intercaler entre les moments d’une célébration religieuse. Les pièces sont relativement courtes, Colloredo ne souhaitant pas que la musique prolonge outre mesure la durée des offices religieux.

 

 

FRANZ SCHUBERT

Né à Lichtental (Vienne), le 31 janvier 1797 – Mort à Vienne, le 19 novembre 1828

 

Messe no 5 en la bémol majeur, D. 678

 

Au moment où il entreprend l’écriture de sa Messe en la bémol majeur, Schubert, âgé de 22 ans, a déjà à son actif un catalogue riche de plus de six cents compositions. Œuvre d’une certaine ampleur, cette Messe no 5 eut une gestation particulièrement longue. Débutée en 1819, elle ne sera terminée qu’en 1822 pour être ensuite révisée en 1826 et finalement éditée bien après la mort de Schubert en 1875.

 

Des six messes qu’il écrira, Schubert tenait la cinquième pour la plus réussie. Elle fait originellement appel à un effectif vocal et instrumental important réunissant cordes, orgue, bois, cuivres, timbales, chœur et solistes; ce qui lui valut sans doute l’appellation de Missa solemnis  inscrite par Schubert sur le manuscrit. Le compositeur souhaitait dédier cette œuvre à l’empereur François 1er d’Autriche ou à son épouse l’impératrice Caroline Augusta. Pour cela, il avait envoyé sa partition à Joseph Eybler, le maître de chapelle de la cour impériale. Toutefois, malgré les efforts d’Eybler pour tenter de l’imposer, cette Messe ne sera jamais jouée à la cour, son style ne répondant pas à celui qu’affectionnait l’empereur.

 

En présentant une œuvre empreinte à la fois de grandeur, de sérénité, ou adoptant un ton parfois confidentiel, Schubert réalise un savant équilibre entre un style religieux assez conventionnel et un style vocal personnel, plus poétique, dont l’origine se situe dans ses lieder. La Messe no 5 présente un plan tonal relativement libre, Schubert semblant attacher une attention particulière à la relation entre la couleur des tonalités et le texte illustré. La tonalité de la bémol, dans laquelle l’œuvre est annoncée, n’est réservée qu’au Kyrie – auquel elle confère un climat paisible et méditatif –, qu’à la seconde partie très recueillie du Credo, qu’au calme Benedictus et, finalement, au Dona nobis pacem qui conclut paisiblement la pièce.

 

À l’époque où Schubert écrivait sa Messe en la bémol, entre 1819 et 1823, un autre célèbre compositeur viennois travaillait également à une Missa solemnis. Il est toutefois fort probable que ni Beethoven ni Schubert n’aient eu connaissance de ces projets développés à la même époque.

 

 

© Florence Leyssieux

© Traduction du français par Robert Markow

BIO

ANDREW MEGILL

CHEF DE CHŒUR DE L’OSM

Andrew Megill est l’un des meilleurs chefs de chœur de sa génération. Son répertoire, exceptionnellement vaste, s’étend de la musique ancienne à la musique contemporaine. Il a préparé des chœurs pour l’American Symphony, le Cleveland Orchestra, l’Orchestre philharmonique de Dresde, le National Symphony et le New York Philharmonic, en plus d’avoir collaboré avec des chefs d’orchestre tels Pierre Boulez, Charles Dutoit, Rafael Frühbeck de Burgos, Alan Gilbert, Kurt Masur et Kent Nagano. Directeur des activités chorales à l’University of Illinois, il est chef associé et directeur des programmes chorals au Carmel Bach Festival, en plus d’être directeur artistique de l’ensemble Fuma Sacra. Il a enseigné au Westminster Choir College et a été chef invité au Yale Institute of Sacred Music. Diffusé par PRI et la BBC, son travail peut être entendu sur plusieurs enregistrements, dont ceux du Psaume de Magnussen (Albany Records), des Messes de Haydn (Naxos) et d’œuvres de Caleb Burhans (Cantaloupe).

 

Le poste de chef de chœur est généreusement parrainé par Mme F. Ann Birks, en mémoire de Barrie Drummond Birks.

 

 

MYRIAM LEBLANC

SOPRANO

 

Artiste en résidence à l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal, boursière et diplômée de McGill, Myriam Leblanc est une jeune soprano colorature qui œuvre dans le milieu depuis quelques années déjà. En 2014, elle gagne le Prix « Coup de cœur du public » et le 1er prix au Concours de l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières. À l’automne 2015, elle fait partie de la tournée des Jeunesses musicales du Canada dans une production de Roméo et Juliette où elle interprète le rôle-titre de Juliette. À l’automne 2016, elle fait ses débuts à l’Opéra de Montréal dans le rôle de la grande prêtresse dans Aïda, chef-d’œuvre de Verdi, et remporte le Prix du public au concours Center Stage de la Canadian Opera Company, ainsi que le 3e prix aux Auditions Nouvelles Découvertes de l’Ottawa Choral Society. En juin, elle interprétera pour la première fois le rôle de donna Anna dans Don Giovanni au Saskatoon Opera.

 

JOSÉE LALONDE

ALTO

 

Josée Lalonde passe d’un style à l’autre avec une étonnante facilité, comme en témoigne son parcours artistique tout en contrastes. L’alto montréalaise est reconnue pour la chaleur de son timbre et la grande sensibilité de ses interprétations. Comme soliste, elle s’est produite au sein d’ensembles classiques de renom tels que le Studio de musique ancienne de Montréal, Viva Voce,  Les Idées heureuses, l’Ensemble Caprice, Constantinople, le Theatre of Early Music, Masques, les Tafelmusik Chamber Choir et Toronto Consort. Comme choriste, elle a chanté avec les chœurs de l’OSM, de l’Opéra de Montréal et La Chapelle de Québec. Elle a par ailleurs participé à l’enregistrement des disques Canticum Canticorum (2000) et Âme, corps et désir (2007), aux trames sonores des films La nuit du déluge (Gaëtan Gravel et Serge Laforest, 1996) et Revoir Julie (Karen Young, 1998), à l’émission Les hauts et les bas de Sophie Paquin (2007), ainsi qu’à des spectacles du Cirque du Soleil (Kâ, Corteo, Zed), du Cirque Éloize (Nebbia) et du Cirque Knie (Fascination).

 

BERNARD CAYOUETTE

TÉNOR / TENOR

 

Bernard Cayouette a étudié le chant au Conservatoire de musique du Québec à Montréal. Soliste apprécié pour sa fine musicalité, il a chanté à la grandeur du pays sous la baguette de chefs réputés tels que Kent Nagano, Hervé Niquet et Christopher Jackson. Pendant plus de dix ans, il a participé à tous les concerts donnés par le Studio de musique ancienne de Montréal, de même qu’à ceux de Viva Voce sous la direction de Peter Schubert. On a pu l’entendre comme soliste à l’Opéra de Montréal dans Roméo et Juliette (Benvolio) ainsi qu’à l’Orchestre symphonique de Montréal dans Missa in Angustiis de Haydn et dans le Magnificat de Bach. Il prend part aux activités des nombreux ensembles à géométrie variable de haut niveau qui font du Québec un fleuron dans le domaine de la musique ancienne. Il a fièrement participé aux deux créations présentées à l’Opéra de Montréal, Les Feluettes et Another Brick in the Wall. En plus de prêter sa voix au grand chœur de l’OSM, il est aussi membre du chœur de chambre du même orchestre et collabore régulièrement aux concerts du Festival de Lanaudière. Il est fier d’avoir participé à de nombreuses productions récipiendaires ou finalistes aux galas des prix Opus. Début mai, on pourra l’entendre comme soliste avec le Studio de musique ancienne de Montréal. Le dernier CD auquel il a participé au sein de cette formation, Laudate Dominum, vient de paraître sous étiquette ATMA.

 

JOHN GIFFEN

BARYTON / BARITONE

 

Originaire d’Edmonton et installé à Montréal depuis 2005, le baryton John Giffen a étudié au Conservatoire de musique du Québec à Montréal. Régulièrement soliste dans les productions d’opéra et d’oratorios à Montréal, il a incarné un soldat écossais dans Silent Night (Opéra de Montréal), et a interprété le rôle-titre d’Elijah de Mendelssohn avec le Chœur Classique de Montréal, présenté à la Maison symphonique. Il a aussi acquis une solide expérience de chant choral auprès de La Chapelle de Québec et du Studio de musique ancienne de Montréal. En décembre 2016, on a pu l’entendre sur les ondes de Radio-Canada comme soliste avec le Chœur de l’église de St. Andrew and St. Paul. À l’automne 2017, il sera soliste dans des œuvres de Campra interprétées par le Studio de musique ancienne de Montréal.

 

 

 

FRANÇOIS ZEITOUNI

ORGUE

 

Natif de Montréal, François Zeitouni mène depuis plusieurs années une brillante carrière d’organiste et de pianiste. À ces deux instruments, tant comme soliste que chambriste, il a joué pour de nombreuses sociétés de concert dont le Festival de Lanaudière, la Fondation Arte Musica, la Société du Palais Montcalm, la Société de musique de chambre de Québec, Les Amis de l’orgue de Montréal et de Québec, Opus 130, et les Jeunesses musicales du Canada. Chambriste recherché, il s’est produit aux côtés d’artistes de renom tels que Stéphane Fontaine, Marie-Nicole Lemieux, Benoit Loiselle et Olivier Thouin.

 

Dans le domaine discographique, il a enregistré, pour Disques XXI, les Noëls pour orgue de Louis-Claude Daquin ainsi que L’Œuvre pour violon et piano de Gabriel Fauré, avec le violoniste Olivier Thouin. Ce dernier enregistrement s’est attiré les éloges de la critique, tant en Amérique du Nord qu’en Europe, notamment ceux du prestigieux Strad Magazine qui en a fait son « disque du mois » en juillet 2010.

 

Dès l’âge de 14 ans, et durant plusieurs années, François Zeitouni a occupé la fonction d’organiste suppléant à l’Oratoire Saint-Joseph. Depuis 2005, il est organiste à l’église du Gesù où il a le privilège de toucher un des plus beaux orgues du Québec et de perpétuer la grande tradition musicale de ce lieu historique. Comme musicien d’orchestre, il a joué régulièrement avec l’Orchestre symphonique de Montréal (notamment lors des tournées européennes de 2009 et 2014) ainsi qu’avec l’Orchestre de chambre I Musici de Montréal et Les Violons du Roy.

 

François Zeitouni a étudié l’orgue, l’harmonie et l’improvisation auprès du maître Raymond Daveluy. Parallèlement, il a étudié le piano et la musique de chambre dans la classe de Lise Boucher au Conservatoire de musique du Québec à Montréal, où il a obtenu un Prix de piano avec grande distinction, premier nommé. Il a ensuite poursuivi ses études pianistiques à Londres auprès de Maria Curcio, et participé à plusieurs stages de musique de chambre au Centre d’arts Orford ainsi qu’à l’International Musician Seminar de Prussia Cove, en Angleterre.

 

CHŒUR DE L’OSM
SOPRANOS

Kristi Bryson

Gerda Findeisen

Cynthia Gates

Dayna Lamothe

Myriam Leblanc

Marie Magistry

Stephanie Manias

Anne Saint-Denis

Dorothéa Ventura

Ellen Wieser

 

ALTOS

Marie-Annick Béliveau

Charlotte Cumberbirch

Ghislaine Deschambault

Elizabeth Ekholm

Marie-Josée Goyette

Kristin Hoff

Josée Lalonde

Lucie Roy

Kathrin Welte

Meagan Zantingh

 

TÉNORS

Mathieu Abel

Jean-Sébastien Allaire

Bernard Cayouette

Jean-François Daignault

Marcel de Hêtre

John Guzik

Michel Léonard

David Menzies

Arthur Tanguay-Labrosse

 

BASSES

Dave Benson

Pierre-Etienne Bergeron

Simon Chaussé

David Cronkite

Jonathan Davis

Alain Duguay

John Giffen

Clayton Kennedy

Bernard Levasseur

Emanuel Lebel

Yves Saint-Amant

 

Pianiste-répétiteur: François Zeitouni

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