Les grands concerts du mardi BMO, Les grands concerts du mercredi 2 Fillion électronique

TURANGALÎLA-SYMPHONIE

LA LUMINEUSE TURANGALÎLA-SYMPHONIE

PARTENAIRE DE SAISON

DE MESSIAEN

Maison symphonique de Montréal

Concert présenté en hommage à Olivier Messiaen, décédé le 27 avril 1992.

Avec ce programme entièrement consacré à Olivier Messiaen, qui nous a quittés en 1992, l’OSM veut souligner l’apport inestimable de ce grand compositeur dans l’histoire de la musique du 20e siècle. Messiaen décrivait lui-même sa Turangalîla-Symphonie comme un immense chant d’amour. Monumentale, unique, bouleversante; elle vous remuera jusqu’au tréfonds de l’âme!

 

logos_41LE CONCERT DU 21 MARS SERA DIFFUSÉ EN DIRECT SUR MEDICI.TV
Il sera ensuite disponible gratuitement sur la plateforme web de medici.tv pour une période de 90 jours,
à compter du 22 mars ainsi que dans le catalogue medici.tv pour une période de cinq ans.

PRIX DES BILLETS

À partir de 43$*

MARDI 21 MARS 2017

20h00

COMPLET

MERCREDI 22 MARS 2017

20h00

COMPLET

Orchestre symphonique de Montréal

Kent Nagano, chef d’orchestre
Pierre-Laurent Aimard, piano
Estelle Lemire, ondes Martenot
Hans-Ola Ericsson, orgue

PROGRAMMATION :

Messiaen, L’ascension, quatre méditations (extraits des versions pour orgue et pour orchestre) (approx. 26 min.)

Messiaen, Turangalîla-Symphonie (approx. 75 min.)

Préconcert à l’orgue
Hans-Ola Ericsson, orgue

Mardi 21 mars, 19 h

Messiaen, Méditation no 6 sur le mystère de la Sainte Trinité : « Le Fils, Verbe et Lumière » (approx. 8 min.)
Messiaen, Livre d’orgue (extrait) : no 4, « Chants d’oiseaux » (approx. 7 min.)
Messiaen, Le livre du Saint-Sacrement (extraits) : no 9, « Les ténèbres » et no 10, « La résurrection du Christ » (approx. 13 min.)

Mercredi 22 mars, 19 h

Messiaen, Méditation no 6 sur le mystère de la Sainte Trinité : « Le Fils, Verbe et Lumière » (approx. 8 min.)
Messiaen, Le livre du Saint-Sacrement (extraits) : no 15, « La joie de la grâce », no 16, « Prière après la communion » et no 13, « Les deux murailles d’eau » (approx. 20 min.)

Vous avez 34 ans ou moins?
Mercredi 22 mars : Événement de réseautage du Club des jeunes ambassadeurs de l’OSM

NOTES DE PROGRAMME

Olivier Messiaen a indéniablement été l’un des compositeurs les plus originaux et influents du XXe siècle. Au sujet de son œuvre, l’éminent critique et compositeur new-yorkais Virgil Thomson a écrit : « Ce qui nous frappe immédiatement à l’écoute de ses œuvres, c’est le pouvoir qu’elles ont de capter notre attention. Elles nous semblent étranges; leurs textures… sont fraîches et puissantes… Et même si une certaine banalité mélodique peut en détourner certains, et si le mysticisme emphatique de ses titres peut déplaire à d’autres, il est impossible d’entendre l’une ou l’autre de ses œuvres majeures sans ressentir la présence d’un talent musical majeur. Qu’on aime ou pas n’a aucune importance.»

 

 

OLIVIER MESSIAEN

Né à Avignon, le 10 décembre 1908 – Mort à Paris, le 27 avril 1992

 

L’ascension

Foncièrement mystique, Olivier Messiaen croyait que la musique lui permettait d’exprimer « des sentiments nobles […] et surtout, le sentiment religieux exalté par la théologie et les vérités de notre foi catholique. »  Toute sa vie profondément croyant, il a puisé sa force dans une foi solide et inébranlable, bien qu’il semble s’être aussi inspiré d’éléments païens. Son objectif avoué était « une musique iridescente enveloppant les sens des auditeurs de plaisirs délicats et voluptueux qui les guident tout en douceur vers l’arc-en-ciel théologique, finalité même de la musique ». Ces idées ont trouvé écho dans des œuvres d’envergure telles que le Quatuor pour la fin du Temps (1941), les Vingt regards sur l’Enfant-Jésus (1944), l’opéra-fleuve Saint François d’Assise, d’une durée de cinq heures (1983), et la Turangalîla-Symphonie inscrite au programme de ce soir, qui comporte dix mouvements et dure environ 75 minutes.

 

L’une des premières œuvres de ce genre de la part de Messiaen est L’ascension, sous-titrée « quatre méditations symphoniques », d’une durée de moins de 30 minutes. Messiaen n’a que 23 ans lorsqu’il l’écrit au début de 1932. L’année suivante, il orchestre la partition, et la première a lieu le 9 février 1935 à la salle Rameau, à Paris, sous la direction de Robert Siohan. Au cours de l’année 1933-1934, Messiaen a conçu un arrangement pour orgue seul des Quatre méditations, en incluant un troisième mouvement complètement nouveau. Il en donne la première exécution le 29 janvier 1935, à l’orgue de l’église Saint-Antoine-des-Quinze-Vingts, à Paris. Ce soir, on nous présente une version hybride, qui comporte la partition pour orgue des numéros 1 et 4, et la partition orchestrale originale des numéros 2 et 3. Chacun des mouvements est précédé d’une citation.

 

No 1 (« Père, l’heure est venue; glorifie ton Fils pour que ton Fils te glorifie », Jean, 17, 1)

Ce premier mouvement ne compte que vingt-deux mesures, mais, en raison de son tempo extrêmement lent, dure environ six minutes. Ici, peu de rythme, ou de temps, ou d’espace, ce qui incite à la méditation et aux réflexions d’ordre spirituel.

 

No 2 (« Nous te supplions, ô Dieu […] nous devons aussi demeurer de cœur au ciel », extrait de la Collecte de la messe de l’Ascension)

La forme est un simple rondo (ABACA), puisque le matériau d’ouverture revient à deux reprises, chaque fois dans une instrumentation différente. Il est d’abord confié aux bois, puis accompagné de cordes sinueuses et, la troisième fois, il se déploie joyeusement sur fond de cordes et de cymbales scintillantes. Un long solo de cor anglais (section B) se fait entendre et plus loin (C), des bois qui babillent dans leur registre le plus aigu évoquent un chant d’oiseau.

 

No 3 (« Le Seigneur monte au son des trompettes […]. Vous tous, peuples, battez des mains, célébrez Dieu par des cris d’allégresse. » Psaume 47)

Voici le seul mouvement qui adopte une pulsation rythmique régulière, et le seul des quatre qui requiert l’orchestre complet. La fanfare de trompettes du début revient à plusieurs reprises. Pour la « danse de joie » de la fin, Messiaen recourt au fugato.

 

No 4 (« Père, […] j’ai manifesté ton nom aux hommes […]. Et je ne suis plus dans le monde, mais ceux-ci sont dans le monde, et je vais à toi. » Jean, 17 : 6-11)

L’ascension se termine par un mouvement semblable au premier ̶ extrêmement lent, presque dépourvu de pulsation, méditatif, contemplatif. Dans sa forme orchestrale, le mouvement est destiné aux seules cordes. James Keller, rédacteur de notes de programme pour le New York Philharmonic, le décrit comme « une image sonore dans laquelle la […] mélodie, sûrement la personnification musicale du Christ, plane au loin, éthérée, alors que les accords touffus qui l’accompagnent […] demeurent terre-à-terre. »

 

Turangalîla-Symphonie

Composée entre 1946 et 1948 en réponse à une commande de Serge Koussevitzki pour le Boston Symphony Orchestra, la Turangalîla-Symphonie est créée le 2 décembre 1949 sous la direction de Leonard Bernstein. Elle requiert un très vaste effectif orchestral qui inclut une quantité et une diversité exceptionnelles d’instruments à clavier et de percussions. Les claviers comprennent une partie de piano d’envergure, un glockenspiel, un célesta et un vibraphone, autant de sonorités qui, ensemble, évoquent le gamelan balinais. Autre couleur sonore particulière, celle qui provient des ondes Martenot, instrument mis au point par Maurice Martenot en 1920 et constitué d’un clavier électronique au son étrange, surnaturel, doté d’un oscillateur qui génère des sons, un à la fois.

 

Selon Olivier Messiaen, le terme « turangalîla » résulte de la combinaison de deux mots du vocabulaire sanscrit. « Turanga » signifie écoulement du temps, mouvement ou rythme, et « lîla », une sorte d’amour spirituel qui englobe création, destruction et reconstruction, jeu de la vie et de la mort. Le compositeur voyait ainsi sa symphonie comme « chant d’amour, hymne de joie », idée développée par le biographe Robert Sherlaw Johnson pour indiquer « une joie surhumaine et sans retenue, un amour inéluctable et irrésistible, transcendant tout et supprimant tout ce qui lui est extérieur. » Johnson voit aussi la symphonie comme « une vaste peinture musicale, qui donne un aperçu d’un monde imaginaire surréaliste où l’amour et la mort, la douleur et l’extase ou l’univers sensuel des amants et les horreurs d’Edgar Allan Poe sont réunis en un contraste frappant. »

 

La superposition d’idées rythmiques et mélodiques ainsi que les contrastes dynamiques de timbres, de textures et de rythmes, constituent les éléments compositionnels de base de la Turangalîla-Symphonie. Pour générer une unité organique, une œuvre aussi longue et d’une telle envergure requiert des moyens complexes. Les quelques directives qui suivent aideront à guider l’auditeur à travers la structure sous-jacente.

 

Les dix mouvements peuvent être divisés en trois groupes principaux, avec le premier mouvement comme introduction où sont présentés deux des quatre « thèmes cycliques » : le « thème de la statue » (accords de trombones qui bougent lentement – pour Messiaen, ils évoquent d’impressionnants monuments mexicains anciens) et le « thème de la fleur » (arabesques pianissimo de la clarinette, douces, arrondies, comme les pétales d’une fleur). Le premier groupe principal de mouvements est constitué des numéros pairs (2, 4, 6, 8), stylistiquement unis par le thème cyclique de l’amour, qui émerge dans sa forme pleine et entière dans le sixième mouvement et qui est développé dans le huitième. Les cinquième et dixième mouvements constituent le deuxième groupe, reliés par leur climat de joyeuse excitation. Au sujet du cinquième mouvement, le compositeur précise : « Pour saisir l’extravagance  de cette pièce, il faut comprendre que l’idéal des vrais amoureux est pour eux une transformation, et une transformation d’envergure cosmique. »

 

Les autres mouvements sont intitulés Turangalîla I, Turangalîla II et Turangalîla III. Ici, des éléments troublants, tels que la mort, la douleur, l’angoisse et la terreur, sont suggérés, selon Messiaen, par Le puits et le pendule d’Edgar Allan Poe. Dans ces mouvements, surtout dans Turangalîla III, Messiaen recourt à des techniques rythmiques très complexes, qui incluent superposition cumulative, rythmes non rétrogradables, canons rythmiques, augmentation et diminution. Mais ces détails techniques n’importent qu’aux théoriciens de la musique : les auditeurs sont invités à laisser la musique les envahir d’une panoplie de couleurs et de textures voluptueuses, génératrices d’une idée planante, mystique, de l’amour cosmique.

 

 

 

BIO

KENT NAGANO

CHEF D’ORCHESTRE

 

Kent Nagano jouit d’une solide réputation internationale, étant l’un des interprètes les plus profonds et avant-gardistes des répertoires symphonique et opératique. Depuis 2006, il est directeur musical de l’OSM, un contrat renouvelé jusqu’en 2020, et a été directeur musical général du Bayerische Staatsoper à Munich de 2006 à 2013. Il est devenu chef invité principal et conseiller artistique de l’Orchestre symphonique de Göteborg en 2013. Depuis 2015, il est directeur musical général et chef principal de l’Opéra d’État et de l’Orchestre philharmonique de Hambourg.

 

Né en Californie, il a entamé sa carrière à Boston : il a travaillé à l’Opéra et fut l’assistant du chef d’orchestre Seiji Ozawa au Boston Symphony Orchestra. Il a été directeur musical de l’Opéra national de Lyon de 1988 à 1998, directeur musical du Hallé Orchestra de 1991 à 2000, premier chef invité associé du London Symphony Orchestra de 1990 à 1998 et directeur artistique et premier chef du Deutsches Symphonie-Orchester Berlin de 2000 à 2006, dont il demeure chef d’orchestre honoraire. De 2003 à 2006, Kent Nagano fut le premier directeur musical du Los Angeles Opera. Très prisé en tant que chef invité, maestro Nagano a dirigé presque tous les grands orchestres – les orchestres philharmoniques de Vienne, Berlin et New York, le Chicago Symphony, le Dresden Staatskapelle et le Leipzig Gewandhaus, de même que des maisons d’opéra prestigieuses tels l’Opéra national de Paris, l’Opéra allemand de Berlin, le Metropolitan Opera et le Semperoper Dresden. Il a notamment remporté deux Grammy : pour son enregistrement de L’amour de loin de Kaija Saariaho avec le Deutsches Symphonie-Orchester et pour Doktor Faust de Busoni, enregistré avec l’Opéra national de Lyon.

 

En 2013, il a été nommé Grand Montréalais par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, en plus d’avoir reçu l’insigne de grand officier de l’Ordre national du Québec.

 

Enregistrements récents avec l’OSM : Danse macabre, avec Andrew Wan, violon solo de l’OSM (Decca); premier enregistrement complet de L’Aiglon de Honegger et Ibert, avec une distribution incluant Anne-Catherine Gillet, Marc Barrard et Étienne Dupuis (Decca); Symphonie et créations pour orgue et orchestre, avec Olivier Latry, organiste émérite de l’OSM, et Jean-Willy Kunz, organiste en résidence (Analekta); Intégrale des Concertos pour violon de Saint-Saëns, avec Andrew Wan, violon solo de l’OSM (Analekta).

 

Tournées récentes avec l’OSM : en mars 2016, tournée de la côte Est à la côte Ouest des États-Unis, incluant un concert au Carnegie Hall; en octobre 2014, tournée en Asie; en mars 2014, tournée en Europe; en 2013, tournée en Amérique du Sud; concerts au Festival international d’Édimbourg, du 16 au 18 août 2011; concert au Carnegie Hall le 14 mai 2011.

 

 

PIERRE-LAURENT AIMARD

PIANO

 

Reconnu comme un acteur majeur de la musique de notre époque et un remarquable interprète du répertoire pianistique dans son ensemble, Pierre-Laurent Aimard mène une carrière d’envergure internationale.

 

Chaque année, il se produit avec les grands orchestres du monde, sous la direction de chefs tels que Peter Eötvös, Esa-Pekka Salonen, sir Simon Rattle et Vladimir Jurowski. Il est invité à organiser diverses activités, à jouer et à diriger dans le contexte de nombreuses résidences, notamment au Carnegie Hall et au Lincoln Center, à New York, à la Wiener Konzerthaus, à l’Alte Oper Frankfurt, au Festival de Lucerne, au Mozarteum, à Salzbourg, à la Cité de la musique-Philharmonie, à Paris, et au Southbank Centre, à Londres. Il a occupé le poste de directeur artistique du Aldeburgh Festival of Music and the Arts de 2009 à 2016, cette dernière saison marquée par une exécution, de l’aube jusqu’à minuit, des pièces qui constituent le Catalogue d’oiseaux de Messiaen.

 

Cette année, Pierre-Laurent Aimard continue de jouer en trio avec Mark Simpson et Antoine Tamestit, et poursuit le développement d’un programme novateur de concerts à l’intention de la Fondation Louis Vuitton, à Paris. Il se produit aussi à Taïwan avec le Deutsche Kammerphilharmonie Bremen et Paavo Järvi, avec le Los Angeles Philharmonic et le Cleveland Orchestra, et donne une série de concerts intitulée « Inspirations » avec le Philharmonia Orchestra et Esa-Pekka Salonen. Il conserve son lien avec la musique de Messiaen, qu’il joue depuis toujours et partout dans le monde, et fait aussi partie de la Bayerische Akademie der Schönen Künste (Académie bavaroise des beaux-arts).

 

Pierre-Laurent Aimard a étroitement collaboré avec plusieurs grands compositeurs, dont George Benjamin, Boulez, Carter, Kurtág et Stockhausen, et entretenu une longue association avec Ligeti de qui il a enregistré l’intégrale des œuvres pour piano. Plus récemment, il a donné en première mondiale diverses œuvres pour piano de Kurtág lors d’événements entourant le 90e anniversaire de naissance du compositeur. En 2015, il a publié, en ligne, des classes de maître et exécutions filmées des Études et autres œuvres de Ligeti, en collaboration avec le Klavier-Festival Ruhr. (www.explorethescore.org)

 

La discographie de Pierre-Laurent Aimard comporte de nombreux enregistrements chaleureusement salués et plusieurs fois primés. Sous étiquette DG, son Liszt Project et ses Préludes de Debussy, respectivement enregistrés en 2011 et 2012, ont été suivis d’un nouvel enregistrement du Premier Livre du Clavier bien tempéré de Bach en 2014.

 

ESTELLE LEMIRE

ONDES MARTENOT

 

Ondiste et compositrice, spécialiste des ondes Martenot depuis plus de 25 ans, Estelle Lemire a fait ses études supérieures au Conservatoire de musique de Montréal, où elle a obtenu un 1er Prix d’interprétation des ondes Martenot en 1988 dans la classe de Jean Laurendeau et un 1er Prix de composition en 1991 sous l’égide de Gilles Tremblay. Comme ondiste, elle se produit principalement au Canada et aux États-Unis et a joué sous la direction de chefs tels qu’Alan Gilbert, Alexis Hauser, Kelly Corcoran, Richard Carrick, Mario Bernardi, Robert Spano, Giorgio Magnanensi et Owen Underhill. Elle a enregistré pour la Société Radio-Canada/CBC et les compagnies de disques SNE et ATMA. Son répertoire est constitué d’œuvres pour soliste, de musique de chambre, de plusieurs concertos et de nombreuses œuvres orchestrales qui intègrent les ondes Martenot, notamment toutes les œuvres des compositeurs Olivier Messiaen, Darius Milhaud, André Jolivet, Arthur Honegger, Edgard Varèse, Tristan Murail, Toru Takemitsu, Claude Vivier, Gilles Gobeil et Jonny Greenwood. Elle a également créé les œuvres de compositeurs canadiens tels que Gilles Tremblay, Jean Lesage, Christopher Butterfield, John Oswald, Silvio Palmieri, Brian Cherney, Serge Provost, Marc Patch et Gabriel Dharmoo. Estelle est cofondatrice de la Société pour le développement des ondes Martenot (SDOM), en collaboration avec les ondistes Suzanne Binet-Audet et Jean Laurendeau, et a été membre de l’Ensemble d’ondes de Montréal. Compositrice, son catalogue comprend une cinquantaine de titres. Ses Miniatures pour quatuor à cordes ont été choisies en 1995 pour représenter le Canada à la Tribune internationale des compositeurs de l’UNESCO. Sa pièce Mémoire/Éclaircie pour grand ensemble, créée par la SMCQ, lui a valu une nomination dans la catégorie « Création de l’année » au gala des Prix Opus en 2008. Elle a été parmi les 19 compositeurs à prendre part au gigantesque projet la Symphonie du millénaire, réorchestrée par Walter Boudreau pour le Festival MNM 2017. Elle a reçu plusieurs bourses et commandes du Conseil des arts du Canada, de Radio-Canada/CBC et du Conseil des arts et lettres du Québec. Elle enseigne présentement les ondes Martenot au Conservatoire de musique de Montréal.

 

HANS-OLA ERICSSON

ORGUE

 

Né à Stockholm en 1958, Hans-Ola Ericsson a étudié l’orgue et la composition dans sa ville natale, puis à Freiburg im Breisgau, en Allemagne, aux États-Unis, à Venise et à Paris. Il mène depuis une fructueuse carrière internationale.
Reconnu comme l’un des grands interprètes et compositeurs de la scène musicale mondiale, il excelle dans une grande diversité de styles, de la musique ancienne au répertoire contemporain, toujours soucieux des caractéristiques historiques des œuvres qu’il joue. Au cours de la dernière décennie, aucun autre organiste n’a créé autant d’œuvres que lui. Il se produit partout en Europe, de même qu’au Japon, en Corée et au Canada. La qualité de son jeu se reflète dans ses nombreux enregistrements primés, dont la compilation, chaleureusement saluée, des œuvres pour orgue de son professeur Olivier Messiaen, avec qui il a travaillé de près, comme il l’a fait aussi avec John Cage, György Ligeti et d’autres, réalisant des interprétations de référence de leurs œuvres pour son instrument.

 

Ces dernières années, certaines de ses propres compositions, dont un opéra liturgique, des œuvres pour orgue et électronique, des œuvres de musique de chambre, de même que des œuvres chorales ont été interprétées en concert.

 

En 1989, Hans-Ola Ericsson est devenu professeur d’orgue à l’École de musique de Piteå, à l’Université de Technologie Luleå (Suède). En 1996, il a été nommé professeur invité à l’Université des Arts de Brême et, en 2000, il est devenu membre de l’Académie royale de musique de Stockholm. Depuis 2011, il est professeur d’orgue et organiste universitaire à l’École de musique  Schulich de l’Université McGill

 

VOUS AIMEREZ AUSSI