L’OSM au temps des Fêtes, Une tradition d’émotions


Célébrer le temps des Fêtes avec l’OSM est un classique qui, chaque année, suscite son lot d’émerveillement et de réjouissances. Fidèle à sa tradition rassembleuse, le grand orchestre de Montréal propose encore une fois une programmation tout aussi réconfortante que lumineuse, que nous vous invitons à découvrir.

1958 - Messie - Credit - Dwight E-2
1959 - Messie - Eglise Notre-Dame -1

« La période des Fêtes à la Maison symphonique, c’est magique! Que ce soit pour des concerts à caractère sacré, festif ou poétique, le public est chaque année nombreux à se rassembler pour renouer avec cette tradition, devenue pour plusieurs un rituel de partage et de célébrations », confirme Marianne Perron, directrice de la programmation musicale.

Histoire de cœur et de chœurs

L’histoire de l’OSM est en effet marquée par l’attachement privilégié des Montréalais à l’égard des musiciens et des artistes invités ayant rythmé le prodigieux parcours de l’orchestre. Les concerts de Noël n’y font pas exception, bien au contraire.

 

Par exemple, celui de 1978, sous la direction du chef de l’OSM Franz-Paul Decker, met en vedette Luciano Pavarotti, alors au sommet de son art, dans la majestueuse basilique Notre-Dame. Ce concert filmé pour la télévision, maintes fois diffusé – entre autres sur PBS –, fait découvrir la sensibilité et l’éclat du ténor italien, accompagné de chœurs d’enfants et d’adultes, alors qu’il entonne notamment Panis Angelicus, Ave Maria, Adeste Fideles et Minuit, chrétiens.

 

D’entre tous, le Messie de Haendel est sans doute le rendez-vous le plus vibrant. La tradition n’est pas banale : l’orchestre a joué le fameux oratorio près d’une centaine de fois sous la direction de 28 chefs, dont 3 femmes, qui ont su mettre en lumière le talent de 123 solistes! C’est en décembre 1958 qu’il résonne pour la première fois dans son intégralité, sous la direction de Josef Krips.

 

Douze ans plus tard, au Forum de Montréal, le ténor Léopold Simoneau et la soprano Pierrette Alarie, sa partenaire de chant et de vie, font leurs adieux à la scène devant pas moins de 14 000 spectateurs, en interprétant justement le Messie avec l’OSM! Difficile d’imaginer l’émotion, sur scène comme dans la salle, lors des dernières notes de ce mariage vocal unique.

1960 - Messie - Credit - Dwight E
1974 - Messie - Eglise Notre-Dame - Credit - Dan Westberg

Contes de Noël de l’OSM : la rencontre des légendes

Depuis quelques années, la féérie des Fêtes est sous une bonne étoile, l’OSM réchauffant les cœurs grâce à de nouvelles traditions festives où l’imaginaire se laisse bercer par la musique et les mots. Depuis 2011, l’orchestre ouvre grand ses portes au public avec ses Contes de Noël, aussi accessible partout au pays grâce aux différentes diffusions ».

On raconte que c’est Gilles Vigneault qui aurait parlé des légendes et du folklore québécois à maestro Nagano. Il n’en fallait pas plus pour capter l’attention du chef qui depuis, transpose de manière symphonique des histoires québécoises jadis racontées autour du feu ou dans les cuisines. C’est ce même esprit de rassemblement qui règne dans l’enceinte de la Maison symphonique depuis la création de ces rencontres folkloriques, véritables épopées fantastiques et musicales au succès indéniable. Nombreux conservent de précieux souvenirs de ces soirées avec Fred Pellerin, Bryan Perro et Boucar Diouf qui, dans un cadre exceptionnel, ont successivement raconté la magie de Noël, accompagnés par l’OSM et ses magistrales interprétations du répertoire classique.

conte2015OSM151209-57
conte2015OSM151210sel-25
conte2013_N6A9122

Tremblay, Cyr et Paquin

La scène s’enflamme à nouveau cette année alors que l’un des auteurs les plus célèbres du Québec, Michel Tremblay, porté par les talents de conteur de Laurent Paquin et la mise en espace de René-Richard Cyr, nous fait l’honneur de revisiter la légendaire Chasse-galerie où des bûcherons isolés feraient n’importe quoi pour quelques heures de plaisir la veille de Noël… Maestro Nagano orchestre pour notre plus grande joie cette extraordinaire envolée musicale en canot où, le temps de 3 soirées mythiques, il fera revivre la légende québécoise avec des œuvres tirées de répertoires tant symphoniques que folkloriques. Oui, la magie de Noël est dans l’air avec ce chaleureux rendez-vous des fêtes qui, déjà, s’annonce inoubliable!

Le diable en canot d’écorce

Les 19, 20 et 21 décembre à la Maison symphonique de Montréal.

D’autres fabuleux concerts-cadeaux

Dans ce même esprit de célébrations, cette fois les 12 et 13 décembre, l’OSM et Kent Nagano nous emballent avec l’incontournable Magnificat de Bach et l’Oratorio de Noël de Saint-Saëns, présenté pour la première fois à l’OSM. Les jeunes musiciens du programme La musique aux enfants se joindront également à eux pour interpréter l’amusante Symphonie des jouets.

Au nombre des incontournables à venir, Du classique au jazz, le 15 décembre, propose un duo inusité formé du légendaire saxophoniste Branford Marsalis et de l’organiste en résidence de l’OSM, Jean-Willy Kunz. L’après temps des Fêtes s’annonce tout aussi prometteur, cette fois avec le Concerto pour piano n° 2 de Rachmaninov, qui sera interprété par le pianiste russe Mikhaïl Pletnev, artiste en résidence de l’OSM. À ne pas manquer, les 9 et 13 janvier 2018.