François-Xavier Roth; maître en son art


La musique : un art accessible à tous

Le chef d’orchestre François-Xavier Roth est maître en son art, tant dans la manière de le pratiquer que dans la facilité qu’il a à le contextualiser. Il sait où il va, il sait comment s’y rendre et communique avec aisance la passion qui l’habite. Il conçoit la musique comme une force sociale, dont la cohésion dépend grandement de sa démocratisation. Que ce soit en incorporant des musiciens amateurs lors de concerts, ou en dirigeant lui-même les productions destinées aux enfants, Roth s’affaire à rendre la musique le plus accessible possible et se bat contre l’idée qu’une « porte d’entrée » trie les musiciens.

Se battre contre la routine… même pour un chef!

François-Xavier Roth déteste la routine. En fait, lorsque la musique devient routinière, il n’y a plus de musique. Il construit donc sa vie musicale autour de « projets » qui ont un concept ou un objectif précis. Le concert qu’il dirigera à la Maison symphonique n’y échappe pas, puisqu’il rassemble un large auditoire autour du thème de l’Halloween.

 

De Lully à… Michael Jackson

François-Xavier Roth se distingue notamment par son très large répertoire, à l’image de ses goûts d’adolescent. En effet, il raconte en entrevue que ses premiers achats de disques compacts étaient Berio, Michael Jackson, Tchaïkovski, Lully, Kool and the Gang, Boulez. Avec son orchestre « Les Siècles », il juxtapose ce que plus jeune, il aurait aimé voir programmé dans un même concert : musique baroque, classique, romantique et moderne et le plus souvent, joués sur instruments d’époque !

 

Initiation singulière à la musique

Pour ce grand maestro, récemment nommé chef d’orchestre principal du London Symphony Orchestra, tout a débuté lorsque son père l’initia à la musique. Ce dernier est un organiste reconnu et demandait au jeune François-Xavier d’actionner les jeux de l’orgue lors de la messe du dimanche. Puis, c’est une flûte traversière découverte dans la maison de son grand-père qui le poussa à choisir cet instrument. Bien des années plus tard, alors qu’il étudiait au Conservatoire national supérieur de Paris, se manifesta comme une certitude implacable le besoin de devenir chef d’orchestre. Lui-même ne sait trop comment et pourquoi c’est arrivé, mais ses professeurs l’encouragèrent dans cette direction.