Virée classique - samedi - cinquième salle

27. Bach et Mendelssohn par le Quatuor Borromeo

27. Bach et Mendelssohn par le Quatuor Borromeo

Cinquième salle

Mendelssohn vouait une respectueuse admiration à Bach qu’il a activement contribué à faire redécouvrir. Les voici réunis dans un programme présenté par le Quatuor Borromeo, l’un des plus en demande sur la scène internationale. De Bach, pour qui la fugue n’avait pas de secret, vous entendrez des extraits du Clavier bien tempéré et de Mendelssohn, le fougueux Quatuor no3.

Quatuor à cordes Borromeo
Nicholas Kitchen, violon
Kristopher Tong, violon
Mai Motobuchi, alto
Yeesun Kim, violoncelle

 

J. S. Bach, Le clavier bien tempéré, Livre I, BWV 846-869, extraits (arr. pour quatuor à cordes par N. Kitchen)

Mendelssohn, Quatuor à cordes no 3 en ré majeur, op. 44, no 1

« Le Quatuor Borromeo joue avec une grande finesse. La sonorité dans son ensemble s’approchait de la perfection. La palette de nuances allait du murmure au plein volume. Mais le meilleur aspect de leur prestation a été la sensibilité aux différences de styles entre les compositeurs. » – The Star Telegram

PRIX DES BILLETS

27$*

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SAMEDI 10 AOÛT 2019

20h30

Redirection vers la Place des Arts

NOTE DE PROGRAMME

Le premier violon du Quatuor Borromeo, Nicholas Kitchen, a transcrit de nombreuses compositions, y compris de Bernstein et de Bartók, et adapté le magnifique contrepoint du Clavier bien tempéré de Bach aux instruments du quatuor. Dans ce recueil, Bach n’a pas seulement exploité la palette des tonalités majeures et mineures, mais il a développé la forme du prélude pour que chacun soit digne de la fugue magistrale qu’il précède. Ainsi, ces portiques, dans une grande variété de traitements, font preuve d’une grande cohérence sans perdre leur caractère d’improvisation.

Le second livre du Clavier bien tempéré est achevé en 1744 à Leipzig, ville où Felix Mendelssohn compose son Troisième Quatuor à cordes en ré majeur en 1838. Il venait tout juste de mettre sur pied, en tant que chef de l’Orchestre du Gewandhaus, une série de concerts de musique « ancienne », où il manifestait son attachement pour Bach. Il connaissait en effet l’œuvre du Cantor depuis son plus jeune âge; à dix ans il chantait déjà ses motets à la Singakademie de Berlin, où il fera revivre en 1829 la Passion selon saint Matthieu.

Son Troisième Quatuor obéit cependant à la forme et au style classiques. Après l’irrésistible premier mouvement, le Menuet fait place à un délicat trio plein de figurations violonistiques, dans un esprit se rattachant, plus qu’à l’accoutumée chez Mendelssohn, aux menuets de Haydn et de Mozart. L’envoûtant Andante qui suit table sur des frottements expressifs et une écriture contrapuntique sur une basse en pizzicatos, tandis que le Presto con brio final déploie des jeux d’imitation en canon à l’ancienne dans une riche texture orchestrale.

© Ariadne Lih
Traduction de François Filiatrault

POUR EN SAVOIR PLUS

QUATUOR BORROMEO

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