Virée classique - samedi - cinquième salle

20. Beethoven, Brahms et Liszt par Herbert Schuch

20. Beethoven, Brahms et Liszt par Herbert Schuch

Cinquième salle

Herbert Schuch est un véritable phénomène du piano. Il possède une technique stupéfiante, un jeu puissant et sensible et une imagination foisonnante. Retrouvez-le dans les Variations sur un thème de Paganini de Brahms et la célèbre Campanella de Liszt, deux morceaux d’une éblouissante virtuosité. Également au programme, l’incontournable Sonate « Pathétique » de Beethoven.

Herbert Schuch, piano

 

Beethoven, Sonate pour piano no 8 en do mineur, op. 13, « Pathétique »


Brahms, Variations sur un thème de Paganini, op. 35, Cahier I
Liszt, Grandes études de Paganini, S. 141 : III. « La campanella »

“La maîtrise des couleurs et de l’invocation de la créativité du compositeur de Schuch apporte un éclairage différent sur sa qualité incantatoire, et tout le récital vaut bien plus que la somme de ses parties » – Gramophone

PRIX DES BILLETS

27$*

pastille_17_fr

SAMEDI 10 AOÛT 2019

16h45

NOTE DE PROGRAMME

La populaire Sonate pour piano nº 8 en do mineur de Beethoven a été publiée en 1799 sous le titre de Grande Sonate pathétique. L’œuvre explore en effet toutes les facettes du pathos, incarnant l’idée du poète Schiller que le sentiment tragique se vit dans la révolte. L’inquiétude du Grave introductif et l’agitation de l’Allegro qui lui succède plantent le décor, les accords de l’entrée en matière revenant avant le développement et avant la coda. L’Adagio cantabile central, très lyrique, répète son thème à trois reprises, séparées par deux épisodes contrastés – le second, « comme un duo de mezzo-soprano et baryton », selon le musicologue Eric Blom. Le Rondo final replonge dans l’angoisse tourmentée du premier mouvement.

Les Variations sur un thème de Paganini de Johannes Brahms, en deux cahiers, ont connu le succès dès leur création en 1865. Clara Schumann les dénommait « Variations sorcières » et le critique James Huneker écrivit qu’elles demandaient « des doigts d’acier, un cœur de lave en fusion et le courage du lion ». Le premier livre comprend quatorze variations et une coda; le thème, emprunté au Caprice pour violon nº 24 de Paganini, subit les transformations les plus fantasques et envoûtantes qu’on puisse imaginer.

Franz Liszt avait entendu Paganini à Paris en 1832; bouleversé, il écrivit alors un ami : « Quel homme! Quel violoniste! Quel artiste! » Son étude pour piano La Campanella est basée sur le troisième mouvement du Concerto pour violon nº 2 de Paganini, qui adjoint une petite cloche à l’orchestre.

© Ariadne Lih
Traduction de François Filiatrault

POUR EN SAVOIR PLUS

Herbert Schuch

TÉLÉCHARGER LA BROCHURE