Virée classique - samedi - Piano Nobile

10. La majestueuse Suite no 1 pour violoncelle de Bach

10. La majestueuse Suite no 1 pour violoncelle de Bach

Piano Nobile

Une technique magistrale, une profonde sensibilité; les éloges ne manquent pas pour qualifier le jeu d’Andrei Ioniță, lauréat du prestigieux Concours Tchaïkovski en 2015. Venez l’écouter dans la Suite no 1 de Bach et dans la Sonate no 8 de Kodály; une pièce d’envergure, au cours de laquelle le violoncelle se métamorphose en divers instruments.

Andrei Ioniță, violoncelle

 

J. S. Bach, Suite pour violoncelle seul no 1 en sol majeur, BWV 1007

Kodály, Sonate pour violoncelle seul, op. 8

« À 24 ans, Ioniţă démontre une perspicacité singulière, me rappelant que dans le dernier siècle, la jeune Jacqueline Dupré avait aussi capté l’attention internationale en jouant le Concerto d’Elgar, il y a cinquante ans ». – San Diego Story

PRIX DES BILLETS

22$*

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SAMEDI 10 AOÛT 2019

11h15

NOTE DE PROGRAMME

Comme les Concertos brandebourgeois et les Six Sonates et Partitas pour violon seul, les six Suites pour violoncelle seul datent du temps heureux que Bach a passé de 1717 à 1723 à la Cour du prince Léopold à Coethen – grand mélomane, celui-ci, étant calviniste, ne faisait pas usage de musique sacrée élaborée. La Suite pour violoncelle nº 1 en sol majeur débute par un Prélude tout en arpèges et enchaîne, comme ses consœurs, cinq danses ménageant une progression harmonique au moyen de la ligne de l’instrument, toujours chargée d’un magnifique matériau mélodique : une Allemande, de mesure binaire, pleine de sérénité, une Courante déboulant ses doubles croches, une touchante Sarabande, de mesure ternaire, avec ses deuxièmes temps accentués, une paire de Menuets contrastés, le second sur une basse de chaconne, et une Gigue enlevée.

Un critique a écrit en 1923 à propos de la Sonate pour violoncelle seul op. 8 de Zoltan Kodály, terminée en 1915, qu’elle était « d’une difficulté transcendante, à la limite des possibilités de l’instrument, mais toujours éminemment musicale ». Prévue pour violoncelle scordatura – les deux cordes graves étant ici accordées un demi-ton plus bas –, la Sonate imite d’autres instruments, comme le note la violoncelliste Natalie Clein : « Elle commence de façon vocale, puis se succèdent une cithare, un violon, une percussion… » Tout cela et bien d’autres choses dans le puissant lyrisme du premier mouvement, les ornements rhapsodiques de l’Adagio central et les rythmes populaires qui signent l’exubérant finale.

© Ariadne Lih
Traduction de François Filiatrault

POUR EN SAVOIR PLUS

Andrei Ionita

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