Virée classique - vendredi - Piano nobile

3. Le Trio « À l’Archiduc » de Beethoven

3. Le Trio « À l'Archiduc » de Beethoven

Piano Nobile

Dédicacé à l’Archiduc Rodolphe, protecteur, ami et élève de Beethoven, le Trio, op. 97 est le plus monumental des trios écrits par ce compositeur. De la majesté de l’Allegro initial à la truculence du Rondo final, c’est un véritable régal pour les oreilles! Andrew Wan et Brian Manker, tous deux premières chaises l’OSM, se joignent à Herbert Schuch pour interpréter cette œuvre inspirée.

Andrew Wan, violon
Brian Manker, violoncelle
Herbert Schuch, piano

 

Beethoven, Trio avec piano no 7 en si bémol majeur, op. 97, « À l’Archiduc »

“Wan a joué la cadence initiale avec assurance, une sonorité pleine et une personnalité assumée. On avait l’impression d’entendre un ténor opératique en plein solo dramatique, mais avec beaucoup plus de profondeur et de subtilité » – Arthur Kaptainis, Ludwig van Montréal

PRIX DES BILLETS

22$*

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VENDREDI 9 AOÛT 2019

18h45

Redirection vers la Place des Arts

NOTE DE PROGRAMME

L’Archiduc Rodolphe d’Autriche devint l’élève de piano de Beethoven à seize ans; cette relation pédagogique allait avec le temps se doubler d’une profonde admiration mutuelle et se transmuer en une longue amitié. Conjointement à deux de ses pairs, le prince a versé à Beethoven, de 1809 à la fin de ses jours, une rente annuelle, à la condition que le maître demeure à Vienne. Comptant parmi la dizaine d’ouvrages dédiés à l’archiduc, le Trio pour piano et cordes en si bémol majeur est daté de 1814, un temps où Beethoven jouissait d’une immense popularité, tout en souffrant de la rapide perte de l’ouïe. C’est d’ailleurs lors de la création de l’œuvre que le compositeur fit sa dernière prestation publique.

L’Allgemeine musikalische Zeitung écrivait en 1813 qu’à chaque annonce d’une œuvre nouvelle de Beethoven, le public devait s’attendre à « des harmonies, des formes et des modulations tout à fait originales ». Avec ses quatre mouvements et long d’une quarantaine de minutes, le Trio « L’Archiduc » est particulièrement élaboré, et l’imposant Allegro initial surprend avec un deuxième thème en sol majeur. Le Scherzo pince-sans-rire oppose une allure de valse légère à un trio consistant en un fugato louvoyant et chromatique. Le mouvement lent, plein de sérénité, déroule une série d’ingénieuses variations sur un thème calme comme un hymne, avant qu’un Allegro moderato en rondo ne conclue le tout en se transformant in extremis en un Presto débridé.

 

© Ariadne Lih
Traduction de François Filiatrault

POUR EN SAVOIR PLUS

Andrew Wan

Brian Manker

Herbert Schuch

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