Tournée Nord du Québec et Nunavik

Tournée Nord du Québec et Nunavik

Montréal 24 septembre 2018 –  L’OSM et Kent Nagano rentrent tout juste d’une tournée de onze jours dans le Grand Nord québécois. Dix ans après s’être déplacés au Nunavik pour y livrer L’histoire du soldat de Stravinsky en inuktitut, l’Orchestre et son chef remettaient le cap vers le nord afin de présenter au public de six communautés autochtones CHAAKAPESH, LE PÉRIPLE DU FRIPON. Concerts donnés dans des salles remplies (à plus !) que pleine capacité, enfants fascinés et émerveillés, activités éducatives ou communautaires fécondes, rencontres inspirées et inspirantes, le voyage de l’OSM dans le Nunavik et le Grand Nord québécois fut ponctué de moments uniques d’échanges et de partage.

Issu d’une réflexion sur nos propres origines, ce conte cri, avec son message universel d’amour, laisse entrevoir un avenir de paix au sein de notre société. »
Kent Nagano

Marquant une collaboration réussie entre des créateurs de diverses nations et présenté en première mondiale à la Maison symphonique lors des concerts d’ouverture de la 85e saison de l’OSM, CHAAKAPESH, LE PÉRIPLE DU FRIPON fut chaudement applaudi par les spectateurs de la métropole les 6 et 8 septembre derniers. L’OSM et Kent Nagano s’envolaient ensuite vers KUUJJUAQ, SALLUIT, KUUJJUARAPIK, OUJÉ-BOUGOUMOU, MASHTEUIATSH et UASHAT MAK MANI-UTENAM afin de présenter, du 9 au 19 septembre, cet opéra de chambre tragicomique au public de trois nations autochtones : les Inuits, les Innus et les Cris.

Faisant appel à la contribution créative d’artistes locaux issus des différentes communautés, le spectacle a été donné dans chacune des langues des territoires visités. Florent Vollant, Akinisie Sivuarapik et Ernest Webb assuraient la narration — respectivement en innu, en inuktitut et en cri —, alors que Geoffroy Salvas (baryton) et Owen McCausland (ténor) interprétaient les rôles chantés en cri. Signé Tomson Highway (livret) et Matthew Ricketts (musique), mis en scène par Charles Dauphinais, CHAAKAPESH, LE PÉRIPLE DU FRIPON est inspiré d’une légende innue qui raconte que l’on est sur terre pour rire et vivre en harmonie avec la planète.

 » J’en suis ressortie émue, avec la réelle impression d’avoir assisté à un moment historique. « 
Kim O’Bomsawin (réalisatrice Abenakis)

DAVANTAGE QU’UNE TOURNÉE DE CONCERTS : ONZE JOURS DE PARTAGE ET D’ÉCHANGES

Considérant que la musique est peut-être la meilleure façon de communiquer au-delà des langues et des frontières, cette tournée pleine d’émotions fortes représentait plus qu’une performance pour les musiciens de l’OSM et maestro Kent Nagano. Il s’agissait d’un effort de réunion et de partage, empreint d’humilité, d’écoute et de générosité. Lors de ce voyage, ils sont allés à la rencontre du public, des créateurs, de nombreux étudiants et de divers intervenants des communautés autochtones. Les moments inoubliables se sont succédé et voici un résumé de ce fabuleux périple nordique…

 

Dès la première représentation de CHAAKAPESH, LE PÉRIPLE DU FRIPON à KUUJJUAQ, le 10 septembre, l’église archi bondée accueillait au-delà de 400 spectateurs de tous les âges. Plus tôt, dans la journée, les musiciens et leur chef y rencontraient 300 élèves enthousiastes pour diverses activités éducatives, puis un groupe de 30 adolescents. Outre la clarinette d’André Moisan qui illustrait l’histoire improvisée de maestro Nagano — celle d’un jeune Japonais quittant le cocon familial pour découvrir le monde —, on aurait pu entendre une mouche voler ! La tournée s’est poursuivie à SALLUIT le 12 septembre, où l’accueil et la participation des écoliers furent tout aussi extraordinaires. Chaque enfant avait une petite baguette préparée par leur professeur et un bambin d’à peine 5 ans est monté sur scène pour diriger les musiciens ! À la fin du spectacle, comme dans toutes les communautés visitées, le chef et les membres de l’orchestre se sont prêtés au jeu des autographes et des selfies !

 

Le concert du 14 septembre à KUUJJUARAPIK — communauté unique où se rencontrent les cultures crie et innue — a aussi fait salle comble, dans un magnifique centre culturel nouvellement construit. Aux côtés de l’orchestre, on a pu y applaudir deux invités : la chanteuse de gorge inuite Linda Kowcharlie et le violoneux cri Eric Shashamash. À OUJÉ-BOUGOUMOU le 17 septembre, une violente tempête a plongé la salle dans l’obscurité. Heureusement, toute la communauté a vivement réagi avec générateurs auxiliaires et lampes de poche ! Le concert, mettant en vedette la jeune violoncelliste locale Kelly Cooper et le narrateur Ernest Webb, s’est ainsi déroulé dans une semi-obscurité, mais fut d’autant plus fabuleux dans cette ambiance intime et inattendue… À MASHTEUIATSH, le 18 septembre, Florent Vollant était le narrateur dans sa langue, l’innu. Florent Vollant répétait l’expérience le lendemain, dans sa communauté UASHAT MAK MANI-UTENAM, où un accueil des plus chaleureux l’attendait.

« J’ai assisté hier à la plus belle soirée de ma vie. Le plus beau cadeau de la musique. Ce soulagement senti lorsque l’on respire enfin avec chaque note, chaque rire. La qualité, la puisssance. Oui, il est possible de travailler ensemble pour raconter des récits même millénaires. Chaakapesh en est la preuve.
Natasha Kanape Fontaine (poète Innue)

Kuujjuaq –  10 septembre

Salluit –  12 septembre

Kuujjuarapik – 14 septembre

Oujé-Bougoumou – 17 septembre

Mashteuiatsh –  18 septembre

Uashat mak Mani-Utenam –  19 septembre

Orchestre symphonique de Montréal
Kent Nagano, chef d’orchestre
Geoffroy Salvas, baryton
Owen McCausland, ténor
Florent Vollant, narrateur en langue innue
Akinisie Sivuarapik, narratrice en langue inuktitut
Ernest Webb, narration en Cri pour Oujé-Bougoumou
Charles Dauphinais, metteur en scène

 

Chaakapesh : Le périple du fripon, un opéra de chambre de l’auteur Tomson Highway et du compositeur Matthew Ricketts, sera donné en cinq langues (cri, inuktitut, innu, français et anglais)

PARTENAIRES

Partenaires majeurs

Présentateur (Concert de Uashat mak Mani-Utenam)

Coprésentateurs des concerts du Nunavik

Collaborateurs

Partenaires publics