Virée Classique 17-18

14.DON QUICHOTTE ET LE TUBA SOLISTE

14.DON QUICHOTTE ET LE TUBA SOLISTE

PARTENAIRE DE SAISON

Salle Claude-Léveillée

Venez découvrir le tuba sous un jour nouveau! Souvent relégué au rôle de basse à l’orchestre, il fera ici office de soliste pour un récital complet. Le tubiste Austin Howle et Pamela Reimer au piano vous en feront voir de toutes les couleurs avec un répertoire varié, allant de La Gitana à Don Quichotte de Ravel.

 

PRIX JEUNESSE 17 ans et moins : 10$ par concert

PRIX DES BILLETS

À partir de 10$*

SAMEDI 1 SEPTEMBRE 2018

13h15

Redirection vers la Place des Arts

Austin Howle, tuba
Pamela Reimer, piano

 

Dumitru Ionel, Rumanian Dance no. 2 (2 min)

Ravel, Don Quichotte à Dulcinée (7 min)

Hindemith, Sonate pour tuba basse et piano (11 min)

Fritz Kreisler, La Gitana (5 min)

Alec Wilder, Suite no 1 pour tuba et piano, « Effie Suite » (11 min)

Notes de programme:

Ravel entreprit la composition des chansons de Don Quichotte à Dulcinée pour un film de Georg Wilhelm Pabst sur le héros de Cervantès, avec en vedette la célèbre basse Fédor Chaliapine. Évincé du projet en 1932 pour cause de retard, il prit quand même la peine de terminer – ce sera sa dernière œuvre complète – la composition de ces trois chansons pour baryton et piano ou orchestre. Pleines de couleur, elles comptent parmi ses nombreuses évocations de l’Espagne, un intérêt dont on trouve les racines dans les ascendances basque et espagnole de sa mère; y règnent des rythmes de danses, de longs mélismes, des ornementations et des tournures modales caractéristiques. La Chanson romanesque, première du groupe, emprunte les hémioles – un déplacement du temps fort – de la quajira au moment où Don Quichotte met au défi tous ceux qui pourraient offenser son aimée, avant de terminer sa bravade par une sorte de rhapsodie sur les mots « Ô Dulcinée… ». Prière d’action de grâce à l’archange saint Michel, la Chanson épique qui suit épouse un rythme basque asymétrique qui lui confère un sentiment d’urgence tranquille, pendant que des mouvements parallèles dans l’harmonie rappellent quelque liturgie chrétienne médiévale. Enfin, la Chanson à boire montre l’ivresse joyeuse du héros par des embellissements qui, tant à la voix qu’au piano, sonnent comme un carillon de rires ou un vin mousseux.

 

Également au programme, la fougueuse et virtuose 2e Danse roumaine du compositeur et tubiste Dumitru Ionel, la Sonate pour tuba basse de Paul Hindemith, un bijou expressif et séduisant, ainsi que La Gitana, une danse composée par le virtuose du violon Fritz Kreisler « d’après une chanson arabo-andalouse du XVIIIe siècle », est-il indiqué sur la partition.

 

Mettant le tuba en valeur, ce récital montre sa richesse, sa puissance et son étendue ainsi que sa capacité à rendre différents styles musicaux. L’instrument possède son propre idiome, qui peut tout autant chanter de façon expressive que faire preuve de prouesses techniques et s’amuser. Ce dernier point est mis en évidence dans la Suite Effie d’Alec Wilder. Cette gentille pièce pour enfant raconte comment l’éléphant Effie, joué par le tuba, batifole et danse avant d’enfin s’endormir.

 

© Ariadne Lih, 2018

© Traduction de François Filiatrault, 2018

Austin Howle

Austin Howle est tubiste solo à l’Orchestre symphonique de Montréal depuis 2013. Natif d’Oxford au Mississippi, il a fait partie de plusieurs ensembles dans 15 pays, récemment en Chine et au Japon. Il a joué avec le Houston Symphony à plusieurs occasions et a été tuba principal de l’Orchestre symphonique d’Islande en 2011. En tant que soliste, il a offert des prestations au Kennedy Center dans le Millenium Stage Conservatory Project de 2011. Il a obtenu une maîtrise en musique à l’Université Rice, où il a étudié avec David Kirk, ainsi qu’un baccalauréat en musique à l’Université de Floride, où il a étudié avec Paul Ebbers. Parmi ses autres professeurs, on retrouve Chester Schmitz et Michael Grose.

Pamela Reimer

Pamela Reimer, soliste et collaboratrice, interprète aussi bien le répertoire classique que contemporain. Elle s’est produite au Royaume-Uni, en Écosse, en Nouvelle-Zélande, en Autriche, en Suisse, au Mexique, au Canada et aux États-Unis. En plus de ses nombreuses prestations avec l’ensemble Bradyworks, le Blue Rider Ensemble et l’Ensemble contemporain de Montréal – avec qui elle a fait plusieurs enregistrements et tournées –, Pamela Reimer a joué au sein de la Société de musique contemporaine du Québec (SMCQ) comme pianiste et banjoïste, le Warhol Ensemble, l’Ensemble KORE, E27, l’Orchestre de chambre de McGill, l’Orchestre symphonique de Montréal et l’Orchestre des Grands Ballets Canadiens. Comme soliste, elle a collaboré avec Les Grands Ballets Canadiens et le Ballet national du Canada, interprétant des œuvres de György Ligeti et d’Igor Stravinsky. Elle est actuellement artiste en résidence à l’Université Concordia à Montréal, où elle dirige l’ensemble de musique contemporaine.

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