Virée Classique 17-18

4.HAYDN ET BRAHMS SELON PAUL LEWIS

4.HAYDN ET BRAHMS SELON PAUL LEWIS

PARTENAIRE DE SAISON

Cinquième Salle

Paul Lewis présente au public montréalais un récital Haydn et Brahms. Légère et mozartienne, la Sonate no 59 de Haydn évoque l’affection du compositeur pour sa muse alors que les Klavierstücke, op. 119, tout à la fois délicates, farouches et grandioses, montrent le goût mature de ses dernières œuvres pour piano de Brahms.

 

PRIX JEUNESSE 17 ans et moins : 10$ par concert

PRIX DES BILLETS

À partir de 27$*

VENDREDI 31 AOÛT 2018

19h00

Redirection vers la Place des Arts

Paul Lewis, piano

 

Haydn, Sonate pour piano no 59 en mi bémol majeur, Hob. XVI : 49 (19 min)

Brahms, Klavierstücke, op. 119 (15 min)

Notes de programme:

Même si elle n’occupe pas chez Haydn une place comparable à celle de la symphonie ou du quatuor à cordes, la sonate pour piano couvre toute son existence créatrice et témoigne admirablement de l’évolution de son style. En 1789 et 1790, moment où il inaugure la production de sa maturité, Haydn compose sa Sonate en mi bémol majeur, Hob. XVI. 49, et il la dédie à son amie Marianne von Genzinger. Fait rare et gage de cohésion, ses trois mouvements ont la même signature rythmique à 3/4, partagent certains motifs et déroulent une écriture fluide tout en arpèges. L’Allegro initial fait alterner passages staccato et legato, tandis que son élaboration mélodique, avec une section centrale à l’allure contrapuntique, montre l’influence de Mozart. Plus dramatique, l’Adagio e cantabile est, aux dires de Haydn, « plutôt difficile mais plein de sentiment », une allusion sans doute au passage où un croisement de mains fait dialoguer le grave et l’aigu. Enfin, le Tempo di minuetto déploie ses triolets avec un naturel consommé et développe de façon imposante sa simplicité de départ.

 

Durant sa dernière période créatrice, Brahms compose en mai et juin 1893 son ultime recueil pianistique, les quatre Klavierstücke (Pièces pour piano), opus 119, qu’il qualifie lui-même  de « berceuses de ma souffrance ». Offerte à Clara Schumann, la première, un Intermezzo en si mineur marqué Adagio, emploie les dissonances résultant de la tenue de notes arpégées pour créer un profond climat de mélancolie, que le lyrisme du second thème n’arrive pas à dissiper. Le thème unique de l’Intermezzo nº 2, un Andantino un poco agitato en mi mineur, est traité en variations dans une atmosphère de tension inquiète, éclairée par une section centrale en forme de valse et en mode majeur, tandis que le court et désinvolte Intermezzo nº 3, en do majeur et marqué Grazioso e giocoso, bondit comme une danse populaire. Enfin, le quatrième morceau, une Rhapsodie en mi bémol majeur marquée Allegro risoluto, déploie une texture plus orchestrale et dégage une impression de puissance héroïque et farouche. Les motifs thématiques sont nombreux, qui s’opposent de façon dramatique et rappellent le climat nordique de la jeunesse du compositeur.

© François Filiatrault, 2018

Paul Lewis

Paul Lewis est internationalement reconnu comme l’un des plus importants pianistes de sa génération. Les intégrales de Beethoven et de Schubert qu’il a données au cours des dernières saisons ont été acclamées dans le monde entier, par la presse comme par le public.  Elles ont consolidé sa réputation d’interprète majeur du répertoire germanique. Parmi les récompenses reçues, on peut citer le prix du Soliste instrumental de la Royal Philharmonic Society, deux Edison Awards, un Diapason d’or de l’année, trois Gramophone Award, le prix de la Deutschen Schallplatten Kritik, le Premio Internazionale Academia Musicale Chigiana et le South Bank Show Classical Music Award. En 2009, il a été nommé docteur honoraire de l’Université de Southampton. Il est également directeur artistique associé du Concours international de piano de Leeds. Paul Lewis a étudié avec Joan Havill à la Guildhall School of Music avant de poursuivre avec l’enseignement privé d’Alfred Brendel.

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