BOSTON SYMPHONY ORCHESTRA

LE BOSTON SYMPHONY ORCHESTRA

PARTENAIRE DE SAISON

Maison symphonique de Montréal

Considéré comme l’un des cinq plus grands orchestres américains, le Boston Symphony Orchestra est ici dirigé, pour notre plus grand bonheur, par son talentueux jeune chef Andris Nelsons dans la célébrissime Symphonie fantastique. Le Concerto pour piano no 22 de Mozart, et son célèbre troisième mouvement popularisé par le film Amadeus, est confié à l’inégalable Emanuel Ax.

PRIX DES BILLETS

À partir de 43$*

SAMEDI 4 MARS 2017

20h00

COMPLET

Boston Symphony Orchestra

Andris Nelsons, chef d’orchestre
Emanuel Ax, piano

 

 

PROGRAMME :

Mozart, Concerto pour piano no 22 en mi bémol majeur, K. 482 (approx. 34 min.)

Berlioz, Symphonie fantastique, op. 14 (approx. 49 min.)

NOTES DE PROGRAMME

WOLFGANG AMADEUS MOZART

Né à Salzbourg, le 27 janvier 1756 – Mort à Vienne, le 5 décembre 1791

 

Concerto pour piano no 22 en mi bémol majeur, K. 482

 

Création de l’œuvre : Une semaine après avoir inscrit ce concerto dans son catalogue, le 16 décembre 1785, Mozart le crée à Vienne, le 23 décembre, comme intermède entre deux parties de l’oratorio Esther de Karl Ditters von Dittersdorf ; Antonio Salieri, qui dirige l’oratorio, pourrait bien avoir également dirigé le concerto.

 

 

Entre la fin de 1783 et le début de l’été 1788, Mozart signe une bonne douzaine de concertos pour piano. En 1784, alors qu’il est tellement sollicité comme pianiste qu’il peine à répondre à la demande, il écrit six concertos, puis trois par année en 1785 et 1786. Composé en même temps que Les noces de Figaro, le K. 482 est le dernier de la série de 1785. Majestueux et tendre, il offre un contraste frappant avec les deux précédents, en  mineur (K. 466) et en do majeur (K. 467).

 

Il s’agit d’un des concertos de Mozart de type « tambour et trompette », bien que la sonorité associée à mi bémol soit plutôt douce que brillante. Le premier mouvement est riche en thèmes lyriques, un peu informel dans son développement, extrêmement inventif dans sa récapitulation non traditionnelle et remarquable pour cette sonorité jamais entendue auparavant dans un concerto de Mozart, celle des clarinettes : l’instrument est encore inusité au milieu des années 1780 et la rondeur de son timbre attire Mozart d’une manière particulière.

 

Des comptes rendus de l’époque rapportent qu’à la première exécution du concerto à Vienne, l’auditoire a demandé (et obtenu) un rappel de l’Andante, un mouvement tout à fait admirable. C’est une longue complainte sinueuse jouée par les cordes en sourdine, toute en lignes brisées, soupirs et silences poignants. Trois variations se succèdent, la dernière consistant en un extraordinaire dialogue dans lequel tout l’orchestre est engagé. Quant à la variation II, Mozart l’encadre de deux épisodes indépendants, le premier destiné aux vents seuls, le second présentant un duo pour flûte et basson accompagné par les cordes. La dernière variation aboutit à une coda qui, par le caractère émouvant et enchanteur de ses harmonies, surpasse tout ce qui précède. L’Andante forme le cœur du concerto, sensuel, profondément désespéré, étonnant et complexe, quoique parfaitement intelligible. Le Finale, en 6/8, évoque une chanson de chasse. Comme dans celui de son précédent grand Concerto en mi bémol, K. 271 (janvier 1777), Mozart l’interrompt par un interlude plus lent en 3/4, dont l’esprit ne relève pas, cette fois, de celui d’un menuet. Il revient ensuite aux textures de l’Andante : après avoir exposé une musique pour vents caractéristique des sérénades, il anticipe les parfums du jardin de Fiordiligi et de Dorabella dans Così fan tutte et fait alterner ces fragrances sonores avec des passages où le piano et les cordes sont réunis. Le thème d’ouverture, par sa solennité et sa simplicité, se prête bien à de subtiles modifications sur les plans formel et harmonique dans ses diverses reprises. Le mouvement dans son ensemble est d’une grande finesse d’esprit, le fin du fin – dans la veine nostalgique – étant réservé pour les dernières mesures.

 

 © Michael Steinberg

Traduction : © Le Trait juste

 

 

HECTOR BERLIOZ

Né à La Côte-Saint-André, dans l’Isère, le 11 décembre 1803 – Mort à Paris, le 8 mars 1869

 

Symphonie fantastique, op. 14

 

Création de l’œuvre : Composée en 1830 (mais remaniée en profondeur après sa création), la Symphonie fantastique de Berlioz est donnée en première le 5 décembre 1830 à Paris sous la direction de François-Antoine Habeneck. La version définitive est présentée pour la première fois dans la même ville le 9 décembre 1832.

 

Dans ses Mémoires, Hector Berlioz évoque le souvenir bien vivant du 9 décembre 1832 où il a conquis le cœur de la femme qu’il aimait : Harriet Smithson avait été, à son insu, l’inspiratrice de la Symphonie fantastique après que le compositeur en fut tombé éperdument amoureux quelques années auparavant sans l’avoir jamais rencontrée. C’est à l’occasion d’un concert où la symphonie est présentée de nouveau, deux ans après sa création, qu’il est entré en contact avec elle. Le lendemain, ils se sont retrouvés tous les deux. Le 4 octobre suivant, ils se mariaient. (Cette histoire apparemment heureuse connaîtra une fâcheuse issue dans une séparation formelle, en 1844.)

 

Berlioz avait vu l’actrice irlandaise Harriet Smithson pour la première fois le 11 septembre 1827, tandis qu’elle jouait Ophélie dans Hamlet avec une troupe anglaise de passage à Paris. Avant qu’elle reparte, en 1829, il se manifestait en lui écrivant quelques lettres, mais ils ne se rencontrent pas. Le 6 février 1830, il espérait amorcer son Épisode de la vie d’un artiste, une symphonie qui refléterait l’ardeur de sa « passion infernale » pour elle, mais son énergie créatrice demeure paralysée jusqu’en avril. C’est alors que la rumeur – démentie par la suite – d’une liaison entre Harriet et son agent lui fournit l’impulsion nécessaire à la conception d’un programme. Dans le dénouement, l’image encore idéalisée de la bien-aimée est déconstruite, son personnage subissant des transformations et participant à un sabbat infernal de sorcières qu’illustre le dernier mouvement de la Symphonie fantastique.

 

Bien que Berlioz en soit venu à penser que les titres de chaque mouvement – I. Rêveries – Passions ; II. Un bal ; III. Scène aux champs ; IV. Marche au supplice ; V. Songe d’une nuit de sabbat – parlent d’eux-mêmes, à la première audition, il tient à ce que le détail de son programme soit distribué au public. En l’occurrence, il convient de citer le paragraphe de présentation de l’œuvre, avec sa référence au thème musical principal de la symphonie :

Un jeune musicien d’une sensibilité maladive et d’une imagination ardente s’empoisonne avec de l’opium dans un accès de désespoir amoureux. La dose de narcotique, trop faible pour lui donner la mort, le plonge dans un lourd sommeil accompagné des plus étranges visions, pendant lequel ses sensations, ses sentiments, ses souvenirs se traduisent, dans son cerveau malade, en des pensées et en images musicales. La femme aimée, elle-même, est devenue pour lui une mélodie et comme une idée fixe qu’il retrouve et qu’il entend partout.

 

L’« idée fixe », de nature tant psychologique que musicale, est introduite par les violons et la flûte dès le début de l’Allegro du premier mouvement. Elle est omniprésente dans la symphonie : dans un bal, au milieu d’une fête brillante ; durant une paisible soirée d’été à la campagne (où elle apparaît sur un fond de cordes qui s’agitent, puis s’emportent de manière dramatique avant de revenir au calme) ; dans les dernières pensées de l’artiste avant son exécution, en rêve, pour le meurtre de sa bien-aimée (à la fin de la « Marche au supplice ») ; enfin, pendant la participation posthume de l’artiste à un sabbat de sorcières féroces. Symbole de la bien-aimée, la mélodie prend des allures grotesques pour se mêler à une « orgie diabolique » dont le climat frénétique est rendu par le « Dies irae » de la Messe des Morts combiné à la ronde des sorcières.

 

Aujourd’hui, plus de 180 ans après sa première audition, on a tendance à oublier qu’au moment de la sortie de la Symphonie fantastique, les symphonies de Beethoven viennent tout juste d’atteindre la France, le compositeur lui-même étant mort tout récemment, en 1827. L’œuvre de Berlioz, d’où ressort un projet clair de musique à programme, s’éloigne déjà des œuvres de Beethoven, même de sa « Pastorale », datant de 1808. David Cairns écrivait que « dans sa Symphonie fantastique, Berlioz parlait un nouveau langage, non seulement par sa couleur orchestrale, mais aussi par sa façon d’exprimer les émotions ».

 

De nombreux aspects de cette partition rendent compte du style musical propre à Berlioz : entre autres, ses mélodies flexibles sur le plan rythmique et qui se déploient lentement, dont l’« idée fixe » est un excellent exemple ; la juxtaposition rapide d’harmonies contrastantes, comme dans le feu roulant d’accords qui marquent la fin de la marche ; l’utilisation judicieuse et souvent originale d’instruments particuliers, qu’il s’agisse des harpes entendues dans le bal, du cor anglais solo qui dialogue avec un hautbois placé en coulisse au début de la « Scène aux champs », ou du rapide battement avec le bois des archets sur les cordes pour suggérer les squelettes dansants des sorcières du sabbat ; enfin, la minutie avec laquelle les nuances sont indiquées. Ces considérations suffisent à impressionner si on songe que la Symphonie fantastique, écrite par Berlioz alors qu’il n’a pas encore 30 ans, constitue sa première œuvre orchestrale d’importance et que les grandes œuvres de sa maturité – Roméo et Juliette, La damnation de Faust, les opéras Les Troyens et Béatrice et Bénédict, par exemple – vont suivre seulement quelques années ou décennies plus tard.

 

© Marc Mandel

Traduction : © Le Trait juste

BIO

BOSTON SYMPHONY ORCHESTRA

Maintenant à sa 136e saison, le Boston Symphony Orchestra (BSO) donnait son concert inaugural le 22 octobre 1881 sous la direction de Georg Henschel, son chef attitré jusqu’en 1884. La résidence de l’orchestre, le Symphony Hall, une des salles de concert les plus prestigieuses au monde, ouvrait en octobre 1900. À Henschel succède une série de chefs nés et formés en Allemagne – Wilhelm Gericke, Arthur Nikisch, Emil Paur et Max Fiedler – qui culmine avec l’entrée en fonction de Karl Muck. Henri Rabaud, nommé en 1918, est suivi un an plus tard de Pierre Monteux. Ces engagements marquent le début d’une tradition française au BSO, laquelle se maintiendra, même sous la gouverne du chef d’origine russe Serge Koussevitzky (1924-1949), avec l’emploi de nombreux musiciens formés en France. En 1936, Koussevitzky dirige les premiers concerts de l’orchestre sur les monts Berkshire, dans la partie ouest du Massachusetts ; un an plus tard, avec le BSO, il établit sa résidence d’été à Tanglewood. C’est là qu’il fonde, en 1940, le Berkshire Music Center, aujourd’hui le Tanglewood Music Center, reconnu internationalement comme un des lieux de formation les plus recherchés pour les jeunes musiciens de calibre professionnel.

 

Parmi les successeurs de Koussevitzky, mentionnons Charles Munch (1949-1962), Erich Leinsdorf (1962-1969), William Steinberg (1969-1973) et Seiji Ozawa, dont l’entrée en fonction comme directeur musical à l’âge de 29 ans est historique. Après avoir conservé son titre de 1973 à 2002, Ozawa est aujourd’hui directeur musical honoraire de l’orchestre. Bernard Haitink est nommé chef invité principal en 1995 et chef émérite en 2004. Quant à James Levine, premier chef américain à monter sur le podium du BSO, il en est le directeur musical de 2004 à 2011. En mai 2013 s’ouvre un nouveau chapitre dans l’histoire de l’ensemble avec l’annonce de l’engagement du célèbre jeune chef letton Andris Nelsons comme futur directeur musical. Prenant la tête de l’orchestre à partir de la saison 2014-2015, il est nommé directeur musical désigné un an plus tard. Dans la présente saison, le compositeur, chef d’orchestre et pianiste Thomas Adès devient le nouveau partenaire artistique du BSO, une fonction dont il s’acquittera jusqu’à l’été 2019.

 

Réputés à l’échelle internationale, les Boston Symphony Chamber Players réunissent les premières chaises du BSO tandis que le Boston Pops Orchestra constitue une référence dans le monde entier en matière de musique légère. Aujourd’hui, le BSO atteint des millions d’auditeurs, non seulement par ses prestations à Boston, à Tanglewood et en tournée, mais aussi via internet, la radio et la télévision, ainsi que grâce à des programmes éducatifs, des enregistrements et une utilisation croissante des médias électroniques qui visent à refléter sa conscience aiguë des enjeux mondiaux actuels, dans un xxie siècle en perpétuelle mutation.

 

 

 

ANDRIS NELSONS

CHEF D’ORCHESTRE

 

Cette année, Andris Nelsons en est à sa troisième saison comme directeur musical du BSO, un titre parrainé par Ray et Maria Stata : il dirige le Boston Symphony Orchestra (BSO) au Symphony Hall dans le cadre de quatorze séries très diversifiées offertes sur abonnement. Trois des concerts sont repris au Carnegie Hall, puis deux à Montréal et à Toronto. À l’été 2015, après sa première saison à titre de directeur musical, il voit son contrat avec le BSO prolongé jusqu’en 2021-2022. De plus, en 2017, il est nommé directeur musical de l’Orchestre du Gewandhaus de Leipzig, ce qui lui permettra de réunir les deux ensembles dans un exceptionnel partenariat multidimensionnel. Maestro Nelsons et le BSO, après leur saison estivale de 2015 à Tanglewood, entreprenaient une tournée européenne de douze concerts qui les a menés dans huit villes européennes – tournée qui incluait des prestations dans les principales capitales de même qu’une participation aux festivals de Lucerne, de Salzbourg et de Grafenegg. En mai 2016, ils effectuaient une seconde tournée de huit concerts sur le même continent, soit en Allemagne, en Autriche et au Luxembourg.

 

Quinzième directeur musical dans l’histoire du Boston Symphony Orchestra, Andris Nelsons fait ses débuts avec l’ensemble au Carnegie Hall en mars 2011 et à Tanglewood en juillet 2012. Son premier CD avec le BSO – un enregistrement en direct de l’ouverture de Tannhäuser de Wagner et de la Symphonie no 2 de Sibelius – est sorti en novembre 2014 sur BSO Classics. Par ailleurs, dans le cadre d’un projet à long terme mené avec Deutsche Grammophon, Andris Nelsons et le BSO ont entrepris l’enregistrement en direct de plusieurs œuvres de Chostakovitch, dont l’intégrale des symphonies et l’opéra Lady Macbeth de Mtsensk. Les deux premières parutions de cette série (les symphonies 5, 8, 9 et 10) ont remporté le Grammy de la Meilleure Prestation orchestrale en 2016 et 2017.

 

Au cours des prochaines saisons, Andris Nelsons poursuivra sa collaboration avec les orchestres philharmoniques de Berlin et de Vienne, l’Orchestre royal du Concertgebouw d’Amsterdam, l’Orchestre symphonique de la Radio bavaroise et le Philharmonia Orchestra de Londres. Invité régulier du Royal Opera House, de l’Opéra national de Vienne et du Metropolitan Opera, il a reçu les éloges de la critique comme directeur musical du City of Birmingham Symphony Orchestra de 2008 à 2015. En vertu d’un nouveau contrat d’exclusivité avec Deutsche Grammophon, il enregistrera l’intégrale des symphonies de Beethoven avec l’Orchestre philharmonique de Vienne et les symphonies de Bruckner avec l’Orchestre du Gewandhaus de Leipzig.

 

Né à Riga en 1978 dans une famille de musiciens, Andris Nelsons a commencé sa carrière comme trompettiste dans l’orchestre de l’Opéra national de Lettonie avant d’étudier la direction d’orchestre. De 2006 à 2009, il a été chef principal du Nordwestdeutsche Philharmonie de Herford, en Allemagne, et, de 2003 à 2007, directeur musical de l’Opéra national de Lettonie. M. Nelsons est le sujet principal du film documentaire intitulé Andris Nelsons: Genius on Fire, publié sur DVD en 2013 sous étiquette Orfeo.

 

 

The fifteenth music director in the history of the Boston Symphony Orchestra, Andris Nelsons made his BSO debut at Carnegie Hall in March 2011 and his Tanglewood debut in July 2012. His first CD with the BSO—live recordings of Wagner’s Tannhäuser Overture and Sibelius’s Symphony no. 2—was released in November 2014 on BSO Classics. In an ongoing, multi-year collaboration with Deutsche Grammophon, he and the BSO will release live recordings of Shostakovich’s complete symphonies, the opera Lady Macbeth of Mtsensk, and other works by the composer. The first two releases in this series (featuring symphonies 5, 8, 9, and 10) won the Grammy Award for Best Orchestral Performance in 2016 and 2017.

 


EMANUEL AX

PIANO

 

Emanuel Ax est né à Lviv, en Pologne. Encore jeune garçon, il part avec sa famille pour Winnipeg, au Canada. Après des études à la Juilliard School et à la Columbia University, il attire l’attention du public, en 1974, en devenant lauréat du premier Concours international de piano Arthur Rubinstein à Tel Aviv. En 1975, il remporte le prix Michaels des Young Concert Artists, suivi quatre ans plus tard du prix Avery Fisher.

 

Ardent défenseur des compositeurs contemporains, il suscite la création d’œuvres nouvelles : John Adams, Christopher Rouse, Krzysztof Penderecki, Bright Sheng et Melinda Wagner ont écrit pour lui. Dans la présente saison, il joue deux œuvres de commande. D’abord, il donne la première américaine du Concerto pour piano de HK Gruber avec le New York Philharmonic sous la direction d’Alan Gilbert, et la première européenne avec l’Orchestre philharmonique de Berlin dirigé par Simon Rattle. Ensuite, son programme de récital combine des œuvres de Schubert et de Chopin avec les Impromptus (2015-2016) de Samuel Adams, commandés par Music Accord et inspirés de ceux de Schubert. Sa relation étroite avec le Boston Symphony Orchestra l’amène au Carnegie Hall, à Montréal et à Toronto ; il a été l’artiste invité du Cleveland Orchestra à l’occasion de son concert-gala d’ouverture ; enfin, il effectue un retour auprès des orchestres de Chicago, Los Angeles, San Francisco, Cincinnati, Toronto, Seattle, Milwaukee et Détroit.

 

Sous contrat exclusif avec Sony Classical depuis 1987, Emanuel Ax a reçu des prix Grammy pour les deuxième et troisième volumes de son cycle des sonates pour piano de Haydn. Sa discographie comprend des enregistrements des sonates pour violoncelle et piano de Beethoven et de Brahms avec Yo-Yo Ma, couronnés de prix Grammy ; des trios de Mendelssohn avec Yo-Yo Ma et Itzhak Perlman ; des œuvres pour deux pianos de Brahms et de Rachmaninov avec Yefim Bronfman ; trois albums de musique de Brahms en solo ; des tangos d’Astor Piazzolla et un premier enregistrement de Century Rolls de John Adams. En 2004-2005, il participait à un documentaire international, récompensé d’un prix Emmy, visant à commémorer l’Holocauste ; le film a été diffusé à l’occasion du 60e anniversaire de la libération d’Auschwitz. Comme chambriste, il a travaillé régulièrement avec des artistes tels Young Uck Kim, Cho-Liang Lin, Yo-Yo Ma, Edgar Meyer, Peter Serkin, Jaime Laredo et le regretté Isaac Stern.

 

Membre de l’Académie américaine des arts et des sciences et récipiendaire de doctorats honorifiques en musique des universités Yale et Columbia, Emanuel Ax a fait plusieurs apparitions avec le Boston Symphony Orchestra depuis ses débuts à Tanglewood, en 1978, et aux séries offertes sur abonnement en 1980. À l’été 2015, il est un des premiers à être honoré du titre de Koussevitzky Artist de Tanglewood, une récompense dont le nom est emprunté au fondateur visionnaire du festival et qui a été créée pour rendre hommage aux artistes dont la présence a eu un impact durable sur les programmes musicaux et éducatifs du centre.

 

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