Virée Classique 17-18

7.FOLKLORE ET DANSES HONGROISES

7.FOLKLORE ET DANSES HONGROISES

PARTENAIRE DE SAISON

Maison symphonique de Montréal

Kent Nagano vous invite à parcourir les villages pittoresques de la Hongrie en compagnie de Brahms, Kodály et Bartók. Empreintes de nostalgie et de l’irrépressible envie de danser des fêtes traditionnelles, la Danse hongroise no 6 et les Danses de Galánta marquent l’imaginaire par leur verve rythmique et leurs touchantes mélodies. Le programme sera partagé avec le saisissant Concerto pour violon no 1, composé par le jeune Bartók, inspiré de ses racines hongroises.

 

PRIX JEUNESSE 17 ans et moins : 10$ par concert

PRIX DES BILLETS

À partir de 22$*

VENDREDI 31 AOÛT 2018

20h45

Orchestre symphonique de Montréal

Orchestre symphonique de Montréal
Kent Nagano, chef d’orchestre
Patricia Kopatchinskaja, violon, Lauréate du GRAMMY de la meilleure performance de musique de chambre.

Bartók, Concerto pour violon no 1, Sz. 36 (22 min)

Kodály, Danses de Galánta (15 min)

Brahms, Danse hongroise no 6 en ré bémol (5 min)

Extrait vidéo de l’Orchestre philharmonique de Berlin, dirigé par Iván Fischer

Notes de programme:

Bartók a composé son 1er Concerto pour violon assez tôt dans sa carrière. C’était en 1907 et 1908, alors qu’il s’imprégnait encore des influences de Wagner, de Debussy et des musiques populaires d’Europe de l’Est. Il le destinait à l’extraordinaire violoniste Stefi Geyer; tous deux avaient été très proches et la dédicace de Bartók se lit comme suit : « À Stefi, en souvenir de temps heureux ». Avec sa structure en deux mouvements, fait rare dans l’histoire du genre, le Concerto évoque deux facettes de la personnalité de la dédicataire : bâti tout entier sur un motif de quatre notes et ses transformations, l’Andante sostenuto, lyrique et chaleureux comme une déclaration d’amour, dresse le portrait de la jeune femme dont Bartók était toujours très épris, tandis que l’Allegro giocoso rend hommage à son exceptionnelle virtuosité.

 

La longue amitié qui unissait Bartók et Zoltán Kodály s’est nourrie de leur amour commun pour la musique folklorique de leur Hongrie natale. Tous deux publièrent en 1906 un recueil de chants populaires, et Kodály ne cessera toute sa vie d’en récolter. Datées de 1933, le mouvement intitulé Danses de Galánta reste parmi ses œuvres les plus appréciées. Il puise sa source dans un recueil de danses hongroises publié en 1800, plus précisément dans la section des Tziganes de Galánta. L’œuvre de Kodály, ravissante et débordante de vitalité, laisse à chaque instrument des passages pleins de couleurs et souvent virtuoses.

 

Brahms fut initié en 1853 par le violoniste Ede Reményi à la musique folklorique hongroise, et il s’en inspirera durant toute sa carrière. Il qualifia de « véritables enfants des Carpates et des Tziganes, non engendrées par moi, mais nourries de mon lait et de mon pain » ses premières Danses hongroises, publiées en 1869 sans numéro d’opus – comme beaucoup de ses contemporains, Brahms ne faisait pas la distinction entre musique tzigane et musique magyare. Conçues d’abord pour deux pianos, ces pièces ont été orchestrées; elles montrent l’habileté de Brahms à manier les rythmes populaires et témoignent de son côté léger et enjoué.

 

© Ariadne Lih, 2018

© Traduction de François Filiatrault, 2018

Kent Nagano

Kent Nagano jouit d’une solide réputation internationale, étant l’un des interprètes les plus inspirés et avant-gardistes des répertoires symphonique et opératique. Il est directeur musical de l’OSM depuis 2006. Maestro Nagano a été directeur musical général du Bayerische Staatsoper à Munich de 2006 à 2013, puis il est devenu chef invité principal et conseiller artistique de l’Orchestre symphonique de Göteborg en 2013. Depuis 2015, il est directeur musical général et chef principal de l’Opéra d’État et de l’Orchestre philharmonique de Hambourg. Né en Californie, il a entamé sa carrière à Boston : il a travaillé à l’Opéra et fut l’assistant du chef d’orchestre Seiji Ozawa au Boston Symphony Orchestra. Il a été directeur musical de l’Opéra national de Lyon de 1988 à 1998, directeur musical du Hallé Orchestra de 1991 à 2000, premier chef invité associé du London Symphony Orchestra de 1990 à 1998 et directeur artistique et premier chef du Deutsches Symphonie-Orchester Berlin de 2000 à 2006, dont il demeure chef d’orchestre honoraire. De 2003 à 2006, Kent Nagano fut le premier directeur musical du Los Angeles Opera. En tant que chef invité, maestro Nagano a dirigé les orchestres philharmoniques de Berlin, New York et Vienne, le Chicago Symphony, le Dresden Staatskapelle et le Leipzig Gewandhaus, de même que des maisons d’opéra prestigieuses tels l’Opéra national de Paris, l’Opéra allemand de Berlin, le Metropolitan Opera et le Semperoper Dresden. Il a notamment remporté deux Grammy : pour son enregistrement de L’amour de loin de Kaija Saariaho avec le Deutsches Symphonie-Orchester et pour Doktor Faust de Busoni, enregistré avec l’Opéra national de Lyon. Maestro Nagano a été nommé Commandeur de l’Ordre de Montréal, Grand officier de l’Ordre national du Québec et Compagnon des arts et des lettres du Québec, en plus d’avoir été décoré de la médaille du service méritoire du gouverneur général du Canada.

Enregistrements récents avec l’OSM : A Quiet Place (Decca, 2018); Danse macabre (Decca, 2016); L’Aiglon (Decca, 2015); Saint-Saëns, Moussa, Saariaho : Symphonie et créations pour orgue et orchestre (Analekta, 2015); Intégrale des Concertos pour violon de Saint-Saëns (Analekta, 2015).

Tournées récentes avec l’OSM : Cracovie et Salzbourg (2018); États-Unis (mars 2016); Chine et Japon (octobre 2014); Europe (mars 2014); et Amérique du Sud (avril-mai 2013).

Patricia Kopatchinskaja

La polyvalence de la violoniste Patricia Kopatchinskaja transparait dans son vaste répertoire, qui va des musiques baroque et classique – souvent jouées sur cordes en boyau – aux commandes d’œuvres ainsi qu’à la réinterprétation des chefs-d’œuvre modernes. La saison 2017-2018 de Kopatchinskaja a débuté au Lucerne Festival, invitée à titre d’« Artiste étoile » et où elle présenta en première mondiale son nouveau projet intitulé Dies irae, qui puise dans un répertoire allant des chants grégoriens à la musique contemporaine. Celui-ci fut produit après le succès de Bye Bye Beethoven avec le Mahler Chamber Orchestra en 2016. En septembre 2017, Kopatchinskaja a reçu le prestigieux Swiss Grand Award for Music et sa présente saison connaît déjà un franc succès, notamment avec l’obtention d’un Grammy Award pour Death and the Maiden, enregistré avec le St-Paul Chamber Orchestra et lancé sous étiquette Alpha Classics. Pour en savoir plus sur Patricia Kopatchinskaja.

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