Virée Classique 17-18

23.LE RETOUR ÉLECTRISANT DE STEVE HILL AVEC L’OSM

23.LE RETOUR ÉLECTRISANT DE STEVE HILL AVEC L’OSM

PARTENAIRE DE SAISON

Maison symphonique de Montréal

À la suite de son récent succès à la Maison symphonique, Steve Hill est de retour avec sa guitare électrique à l’OSM, réinterprétant à la demande générale The Electric Candlelight Concerto de John Anthony Lennon. Une œuvre magistrale menée par l’un des plus polyvalents guitaristes de sa génération!

 

PRIX JEUNESSE 17 ans et moins : 10$ par concert

PRIX DES BILLETS

À partir de 22$ à 45$*

SAMEDI 1 SEPTEMBRE 2018

18h00

Orchestre symphonique de Montréal
Kent Nagano, chef d’orchestre
Steve Hill, guitare électrique

 

Messiaen, Les offrandes oubliées, Méditation symphonique (11 min)

John Anthony Lennon, The Electric Candlelight Concerto (25 min)

Extrait vidéo de l’Orchestre Philharmonique de Radio France, dirigé par Myung-Whun Chung

Notes de programme:

Quoi de mieux qu’une œuvre d’Olivier Messiaen pour partager le programme avec le remarquable Electric Candlelight Concerto de Steve Hill? Tout au long de sa carrière, le compositeur français a toujours cherché à exploiter les moyens les plus neufs – il intégrera les ondes Martenot à son écriture symphonique dès les années 1940. Composées en 1930, peu après ses études au Conservatoire de Paris, Les offrandes oubliées témoignent de sa profonde foi catholique. Sous-titrée méditation symphonique, l’œuvre se présente en trois volets enchaînés. Le premier, « presque lent, douloureux, profondément triste », dépeint le sacrifice de Jésus sur la croix, le deuxième, marqué « vif, féroce, désespéré, haletant », montre la chute désespérée de l’homme dans le péché, avant que le dernier volet, qui s’ouvre sur un motif du premier, n’évoque « avec une grande pitié et un grand amour » la promesse du salut par l’Eucharistie.

 

© Ariadne Lih, 2018

© Traduction de François Filiatrault, 2018

 

C’est pendant un concert de l’OSM dirigé par Kent Nagano en 2016, au programme duquel figuraient Le sacre du printemps de Stravinsky et Jeux de Debussy, que le compositeur John Anthony Lennon a imaginé les contours d’une nouvelle œuvre inspiré par les propriétés acoustiques de la Maison symphonique de Montréal : un concerto en cinq mouvements pour guitare électrique et orchestre symphonique réunissant le rock et la musique classique de concert. The Electric Candlelight Concerto, composé en 2017, combine des éléments anciens et électriques, à commencer par son titre, qui renvoie métaphoriquement au son éclatant d’une guitare électrique et à la brillante flamme d’une chandelle. Sur le plan stylistique, le compositeur affirme que les sons appartiennent au « quatrième monde » de la musique, un terme forgé dans les années 1980 pour décrire l’enrichissement issu du contact entre musiques du passé, musiques du monde et techniques électroniques avancées. Selon Lennon, « l’instrument, grâce à sa puissance, crée des couleurs et une énergie nouvelles lorsqu’il se mêle aux instruments traditionnels de l’orchestre, amalgame qui sonne par moments comme un seul instrument ». Les cinq mouvements, plutôt que de reproduire la forme habituelle du concerto classique, sont chacun conçus à la manière d’une chanson rock au sein d’un ensemble plus large. En outre, des pauses sont prévues pour changer d’instruments et les accorder, ce qui brouille d’autant les traits génériques du genre et bouleverse gentiment le protocole du concert.

© Marc Wieser, 2018

© Marc Wieser, 2018

Kent Nagano

Kent Nagano jouit d’une solide réputation internationale, étant l’un des interprètes les plus inspirés et avant-gardistes des répertoires symphonique et opératique. Il est directeur musical de l’OSM depuis 2006. Maestro Nagano a été directeur musical général du Bayerische Staatsoper à Munich de 2006 à 2013, puis il est devenu chef invité principal et conseiller artistique de l’Orchestre symphonique de Göteborg en 2013. Depuis 2015, il est directeur musical général et chef principal de l’Opéra d’État et de l’Orchestre philharmonique de Hambourg. Né en Californie, il a entamé sa carrière à Boston : il a travaillé à l’Opéra et fut l’assistant du chef d’orchestre Seiji Ozawa au Boston Symphony Orchestra. Il a été directeur musical de l’Opéra national de Lyon de 1988 à 1998, directeur musical du Hallé Orchestra de 1991 à 2000, premier chef invité associé du London Symphony Orchestra de 1990 à 1998 et directeur artistique et premier chef du Deutsches Symphonie-Orchester Berlin de 2000 à 2006, dont il demeure chef d’orchestre honoraire. De 2003 à 2006, Kent Nagano fut le premier directeur musical du Los Angeles Opera. En tant que chef invité, maestro Nagano a dirigé les orchestres philharmoniques de Berlin, New York et Vienne, le Chicago Symphony, le Dresden Staatskapelle et le Leipzig Gewandhaus, de même que des maisons d’opéra prestigieuses tels l’Opéra national de Paris, l’Opéra allemand de Berlin, le Metropolitan Opera et le Semperoper Dresden. Il a notamment remporté deux Grammy : pour son enregistrement de L’amour de loin de Kaija Saariaho avec le Deutsches Symphonie-Orchester et pour Doktor Faust de Busoni, enregistré avec l’Opéra national de Lyon. Maestro Nagano a été nommé Commandeur de l’Ordre de Montréal, Grand officier de l’Ordre national du Québec et Compagnon des arts et des lettres du Québec, en plus d’avoir été décoré de la médaille du service méritoire du gouverneur général du Canada. 

Enregistrements récents avec l’OSM : A Quiet Place (Decca, 2018); Danse macabre (Decca, 2016); L’Aiglon (Decca, 2015); Saint-Saëns, Moussa, Saariaho : Symphonie et créations pour orgue et orchestre (Analekta, 2015); Intégrale des Concertos pour violon de Saint-Saëns (Analekta, 2015). 

Tournées récentes avec l’OSM : Cracovie et Salzbourg (2018); États-Unis (mars 2016); Chine et Japon (octobre 2014); Europe (mars 2014); et Amérique du Sud (avril-mai 2013).

Steve Hill

Grâce à sa puissance sonore, sa virtuosité et son intarissable passion, Steve Hill trône au sommet de la scène blues rock canadienne. Celui qui possède désormais plus de vingt ans de carrière cumule prix et distinctions grâce à son talent qui connaît peu de limites. Homme-orchestre au sommet de son art – il faut voir Steve Hill debout, chantant et jouant de la guitare, une batterie à portée du pied, sans compter la baguette fixée au bout du manche de sa guitare! –, voilà l’incarnation absolue de l’impressionnant « one-man band ». Sur scène, Steve Hill amène son auditoire dans un univers de folie musicale, imprégné de blues et de rock and roll. Au fil de ses neuf albums, le multi-instrumentiste a exploré une grande variété de genres musicaux, du hard rock au country et du stoner rock au folk.

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