Série Festival Italien

LES GRANDS CHŒURS D’OPÉRA

VERDI & LES GRANDS CHŒURS D’OPÉRA

PARTENAIRE DE SAISON

Maison symphonique de Montréal

Berceau de l’opéra, l’Italie a donné naissance à de grandes œuvres vocales. En première partie, délectez-vous des plus grands airs d’opéra italien avec la soprano Marianne Fiset et laissez-vous ensuite séduire par le pouvoir expressif de la musique de Verdi avec le chœur de l’OSM et le chanteur basse Alexander Tsymbalyuk. Romantisme et émotion : un rendez-vous à ne pas manquer!

Concert présenté par

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L’OSM tient à remercier l’Institut culturel italien de sa collaboration et de son soutien.

PRIX DES BILLETS

À partir de 43$*

MERCREDI 15 MARS 2017

19h30

COMPLET

Marianne Fiset, soprano
Marie-Ève Scarfone, piano
Orchestre symphonique de Montréal,
Carlo Rizzi, chef d’orchestre
Alexander Tsymbalyuk, basse
Chœur de l’OSM
Andrew Megill, Chef de chœur de l’OSM

PROGRAMME :

Première partie

ARTISTES
Marianne Fiset, soprano
Marie-Ève Scarfone, piano

PROGRAMME
Bellini, Norma, « Casta Diva » (approx. 7 min.)

Boito, Mefistofele, « L’altra notte in fondo al mare » (approx. 5 min.)
Puccini, Gianni Schicchi, « O moi babbino caro » (approx. 3 min.
Verdi, Otello, « Ave Maria » (approx. 6 min.)
Donizetti, Don Pasquale, « So anchio la virtù magica » (approx. 6 min.)

Deuxième partie

ARTISTES
Orchestre symphonique de Montréal
Carlo Rizzi, chef d’orchestre
Alexander Tsymbalyuk, basse
Chœur de l’OSM
Andrew Megill, chef de chœur

PROGRAMME
Verdi, Quatre pièces sacrées (extraits) : « Stabat Mater » et « Te Deum » (approx. 28 min.)
Verdi, Aïda, « Gloria all’Egitto ad Iside » (approx. 10 min.)
Verdi, Don Carlo, « Ella giammai m’amò » et « Autodafé » (approx. 17 min.)
Verdi, Nabucco, « Va pensiero » (approx. 6 min.)
Boito, Mefistofele, « Prologo » (approx. 25 min.)

NOTES DE PROGRAMME

LES ŒUVRES

 

Le programme de ce soir nous invite à un voyage dans le monde extraordinaire de l’opéra italien : cinq grands compositeurs et des musiques couvrant près d’un siècle, de Norma de Bellini (1831) à Gianni Schicchi (1918) de Puccini. La première partie consiste exclusivement en arias, la seconde présente des œuvres chorales.

 

 

PREMIÈRE PARTIE

 

Dans sa vie dramatiquement brève – moins de 34 ans –, Vincenzo Bellini (1801-1835) a écrit onze opéras, dont Norma (1831) est de loin le plus célèbre et l’une des meilleures illustrations du répertoire du bel canto – un style qui, plus que tout autre, a exalté la beauté de la voix chantée. Liée par le vœu de chasteté, Norma est une prêtresse du temple druidique. Elle rompt son vœu pour l’amour d’un proconsul romain, Pollione, qui règne sur la Gaule et lui donne deux enfants. « Casta Diva » [Chaste déesse] est un des airs les plus fameux, les plus difficiles d’exécution et les plus appréciés du répertoire pour soprano. Peu après sa première entrée, suivant un récitatif dramatique, Norma implore la Reine du ciel de délivrer le cœur de son peuple de son esprit belliqueux pour rétablir la paix avec Rome. Dans la brillante conclusion de l’aria, elle exprime son vif regret que l’homme qu’elle aime soit l’ennemi de son peuple.

 

Mefistofele (1868) est le seul opéra complet d’Arrigo Boito (1842-1918). Il tire son récit de la légende de Faust, ce mortel ayant vendu son âme au diable en échange de la connaissance du sens de la vie et de l’univers. Boito a lui-même écrit le livret d’après le chef-d’œuvre de Goethe. Aujourd’hui, Mefistofele est rarement présenté, mais il contient beaucoup de musique d’une exceptionnelle beauté et de nombreux effets saisissants. Chanté par Marguerite au début de l’acte III, « L’altra notte in fondo al mare » constitue un de ses morceaux les plus connus. Marguerite est accusée d’avoir empoisonné sa mère et étranglé son enfant; au fond d’une cellule, dans l’attente de son exécution, elle laisse errer son esprit entre rêve et réalité.

 

Opéra en un acte d’une durée d’une heure, Gianni Schicchi compte parmi les quelques rares véritables grandes comédies du répertoire (il en existe environ une demi-douzaine) : pour cette raison, il occupe une place de choix dans l’histoire de l’art lyrique. C’est aussi la seule comédie écrite par Giacomo Puccini (1858-1924). Le musicien la conçoit comme l’épisode final d’une trilogie, après Il Tabarro et Suor Angelica. « Le triptyque » (Il Trittico, comme on désigne les trois œuvres) a été créé au Metropolitan Opera de New York il y a 99 ans. Le héros est inspiré d’une figure historique ayant vécu dans la Florence médiévale. Avec son goût marqué pour les ruses et les blagues malicieuses, c’est une espèce de Till l’Espiègle des pays méridionaux. Lauretta, fille de l’astucieux Gianni, désire épouser Rinuccio, mais la famille de celui-ci s’oppose à leur union. L’aria de Lauretta « O mio babbino caro » [Ô mon papa chéri] est la supplication simple et sincère d’une jeune fille à son père pour qu’il l’aide à surmonter les obstacles la séparant de Rinuccio. Sa prière est si émouvante et naïve qu’elle touche le cœur de Gianni, de même que celui des auditeurs.

 

Otello (1887) est l’avant-dernier opéra de Giuseppe Verdi (1813-1901), et il est généralement reconnu comme le plus grand des opéras basés sur une tragédie de Shakespeare. Son livret, un des rares à pouvoir se passer du support de la musique, est signé par un autre compositeur italien d’opéra, Arrigo Boito. La tragédie que vit le personnage-titre pourrait se résumer à ces paroles par lesquelles il se définit lui-même : « un homme qui a aimé sans sagesse, mais qui n’a que trop aimé ». Au quatrième et dernier acte de l’opéra, la traîtrise pernicieuse d’Iago a fait son œuvre : Otello est déterminé à mettre à mort sa femme Desdémone pour son infidélité présumée. Ne sachant pourquoi son mari, qu’elle aime toujours, s’est comporté de façon si odieuse avec elle, Desdémone se prépare à aller au lit dans un état de confusion et d’affolement complets. Juste avant de se coucher, elle s’agenouille sur le prie-Dieu pour chanter à la Madone une prière profondément émouvante.

 

Parmi les 71 opéras composés par Gaetano Donizetti (1797-1848), une poignée seulement est encore présentée aujourd’hui. Don Pasquale (1843) est l’un d’eux. C’est aussi un des rares chefs-d’œuvre comiques du répertoire lyrique. Écrite en un laps de temps étonnamment court (entre onze jours et trois semaines, selon les sources), l’œuvre, d’un charme singulier, abonde en airs ravissants, en dialogues pétillants et en rythmes pleins de vivacité. L’intrigue du récit est fondée sur l’histoire typique du riche et vieux célibataire qui tente d’épouser une jeune fille, et sur les rebondissements cocasses qu’entraîne son entreprise. L’air « So anchio la virtù magica » nous permet de faire connaissance avec cette jeune fille, Norina. Au début de l’acte I, à la scène 2, elle lit une histoire d’amour. En songeant aux pages qu’elle vient de parcourir, elle affirme qu’elle saurait, comme le personnage de son roman, conquérir l’homme qu’elle désire.

 

 

SECONDE PARTIE

 

Giuseppe Verdi a écrit les Quattro pezzi sacri (Quatre pièces sacrées, la seule musique du programme non destinée à l’opéra) sur une période de presque neuf ans (1886-1897), au crépuscule de sa longue vie, à peu près en même temps que son dernier opéra, Falstaff. Les pièces n’étaient pas conçues pour former un recueil, et chacune d’elles requiert des effectifs vocaux et orchestraux différents. Le Stabat Mater constitue la dernière composition de Verdi. Rappelant en quelque sorte les qualités expressives et narratives de son Requiem et même de certains de ses opéras, une musique pressante et dramatique traduit le chagrin et la douleur de Marie au pied de la croix. Mentionnons, par exemple, les figures haletantes et gémissantes des cordes suivant la phrase initiale du chœur a cappella, les juxtapositions frappantes de passages doux et forts, et les climax puissants, voire terrifiants. Le Te Deum est le plus long, le plus ample par ses effectifs et le plus intensément dramatique de la série. Il exige non seulement un orchestre complet doté d’importantes sections de cuivres et de percussions, mais aussi un double-chœur mixte dont la partition est par moments écrite à dix voix. Allant de l’unisson du chant grégorien (en ouverture) aux masses sonores monumentales qui réunissent les chœurs et de l’orchestre, la musique évolue d’un mysticisme tranquille à une supplication angoissée, puis à des éclats terrifiants, pour atteindre à la majestueuse grandeur.

 

À l’origine, Verdi destinait Aïda aux célébrations d’inauguration du canal de Suez, au Caire, en 1869. N’ayant pas été prête à temps, l’œuvre a été donnée en première à l’Opéra Khédival du Caire deux ans plus tard, la veille de Noël. Elle met en scène un conflit entre Égyptiens et Éthiopiens aux temps anciens où régnaient les pharaons. Dans l’acte II, les Égyptiens, après une victoire sur les Éthiopiens, défilent en procession triomphale le long de la voie principale de Memphis. Le spectaculaire, l’extravagant, la pompe, la couleur – tout ce qu’une maison d’opéra peut déployer est mis au service de la scène la plus grandiose du répertoire lyrique : des centaines de soldats en tenue de combat, sur des chevaux et dans des chars, traversent la scène avec leurs prisonniers devant la cour royale, les prêtres, les esclaves, les hommes et les femmes de Memphis. Un contingent de trompettes chez les vainqueurs annonce l’arrivée des guerriers. En guise d’interlude, un ballet se déroule sous nos yeux symbolisant la gloire de l’Égypte.

 

Don Carlo (Don Carlos dans sa forme originale présentée à Paris en 1867) s’inscrit dans le sombre contexte de l’Inquisition espagnole. Il représente sans contredit une des réalisations les plus exaltées de Verdi, et le récitatif et l’aria très élaborés que chante le roi Philippe II d’Espagne, « Ella giammai m’amò », comptent parmi les scènes les plus imposantes de l’œuvre. Philippe a passé une autre nuit blanche à remâcher les échecs de sa vie. Dans un monologue superbement pénétrant, il broie du noir : sa femme ne l’a jamais aimé; son règne s’est avéré une tâche ingrate et peu satisfaisante; il craint un acte de trahison. Les jours et les nuits se succèdent, monotones. Avec amertume, il regarde fixement les premières lueurs grises de l’aube. Plus tôt dans l’opéra, l’auditeur a assisté à la grande scène de l’auto-da-fé (littéralement « acte de foi »), où les hérétiques sont envoyés au bûcher devant la foule massée sur la place publique.

 

Basé sur l’épisode de l’Ancien Testament qui traite de l’assujettissement de la ville de Jérusalem par l’empereur babylonien Nabuchodonosor (Nabucodonosor en italien; Nabucco en abrégé), Nabucco (1842) est le troisième opéra de Verdi et son premier véritable succès. L’œuvre est pétrie de dignité, de force monumentale, de pathétisme tragique et de grandeur biblique. Verdi n’est pas juif, mais le thème de la souffrance des Juifs et de leur détermination parcourt tout son opéra et symbolise la quête des Italiens pour l’unification de leur pays qu’ils veulent délivrer du joug autrichien – cette quête même qui a fait du chœur « Va, pensiero » un appel universel au combat pour la liberté.

 

Le programme se termine avec éclat par un deuxième extrait de Mefistofele. Peu de compositeurs ont su, comme Boito, dépeindre les cieux en musique avec une telle gloire : dans le Prologue sont évoqués des nuages tourbillonnants, des voix angéliques et des tableaux majestueux aux vastes horizons. Mefistofele apparaît au son d’une musique quelque peu sardonique, dans le style d’un scherzo, pour railler et mépriser l’œuvre de Dieu, surtout cette misérable créature, tout en bas sur la terre, appelée Homme. Il cite en exemple le philosophe Faust, particulièrement pathétique et risible. Il parie avec Dieu que Faust est corruptible, comme tous les mortels, et que le mal triomphera du bien. Des voix célestes entonnent un Sanctus, un chœur de chérubins (ces êtres qu’exècre Mefistofele) chante un scherzo plein de vitalité, la voix des pénitents s’élève de la terre dans un Salve Regina, et la scène se termine avec un retour de la musique d’ouverture, laquelle monte jusqu’à un apogée spectaculaire.

 

 

 

BIO

MARIANNE FISET

SOPRANO
Reconnue tant pour la riche beauté de sa voix que pour sa présence scénique charismatique, la soprano Marianne Fiset est l’une des artistes lyriques canadiennes les plus en demande. Récipiendaire en mai 2007 du Premier Grand Prix du Concours musical international de Montréal de même que de quatre autres prix, dont le « Prix du public », elle reçoit en 2008 le prix Opus de la « Découverte de l’année » et est nommée « Jeune soliste » par les Radios francophones publiques (France – Suisse romande – Belgique – Canada). Continuant d’accumuler les succès, elle se voit octroyer le titre de « Révélation Radio-Canada Musique » en 2009. Plus récemment, ses interprétations de Manon (Manon) à l’Opéra national de Paris-Bastille, de Mimi (La bohème), de Micaëla (Carmen) et de Donna Elvira (Don Giovanni) lui ont valu des éloges du public et de la critique.

La carrière de Marianne Fiset l’a jusqu’à maintenant menée sur les scènes de l’Opéra national de Paris, de l’Opéra municipal de Marseille, des opéras de Washington, Tampa, Montréal, Victoria, Wuppertal, Reims et Tours. En concert, Marianne Fiset a entre autres chanté la Vierge dans l’oratorio Jeanne d’Arc au bûcher avec l’Orchestre symphonique de Montréal dirigé par Kent Nagano, la 9e Symphonie de Beethoven avec le Toronto Symphony Orchestra, Shéhérazade de Ravel et la 4e Symphonie de Mahler avec l’Orquestra Sinfonica Madrid, le Stabat Mater de Dvořák avec l’Orchestre symphonique de Tours, Les nuits d’été de Berlioz et Pulcinella de Stravinsky avec l’Orchestre Métropolitain dirigé par Yannick Nézet-Séguin. Elle s’est aussi produite au Festival Vancouver, au Festival international du Domaine Forget, au Festival international de Lanaudière, ainsi qu’avec Les Violons du Roy, en plus de donner des récitals à Londres, Paris, Bruxelles, Genève, Vancouver, Montréal et Québec.

Sur disque, on peut entendre Marianne Fiset au sein d’un trio de musique de chambre dans Ophélie, une collection de mélodies françaises et allemandes pour soprano, cor français (Louis-Philippe Marsolais) et piano (Michael MacMahon) sous étiquette ATMA Classique, ainsi qu’en solo sur un disque éponyme et sur Melodiya, tous deux enregistrés pour Analekta avec la pianiste Marie-Ève Scarfone. Un enregistrement du rare opéra Lalla-Roukh de Félicien David, dans lequel elle tient le rôle-titre, est disponible sous étiquette Naxos.

 

MARIE-ÈVE SCARFONE

PIANO

 

 

Diplômée de la Manhattan School of Music et de l’Université de Montréal, Marie-Ève Scarfone mène une brillante carrière de pianiste tant au Canada qu’à l’étranger. Elle s’est produite à travers l’Amérique du Nord ainsi qu’en Europe, en Asie et au Moyen-Orient.

En tant que récitaliste et chambriste, elle a été l’invitée de nombreux festivals, dont The Song Continues (Carnegie Hall, New York), Centro Històrico (Mexico), Printemps musical de Silly (Belgique), Flâneries musicales de Reims (France), Debut Atlantic, le Festival international du Domaine Forget, le Festival Orford, la Virée classique de l’OSM, la Société d’art vocal de Montréal et les Concerts du jeudi du Louvre (Paris) pour ne nommer que ceux-là. La réputée chaîne Medici.tv a diffusé à plusieurs reprises ses récitals avec son complice Stéphane Tétreault.

Très active sur la scène lyrique, Marie-Ève Scarfone a assumé la direction musicale de différentes productions d’opéra, dont au Wexford Festival Opera (Irlande) ainsi qu’à l’Opéra de Québec. Elle est répétitrice à l’Opéra de Montréal et à l’Orchestre symphonique de Montréal, en plus d’être chef de chant à l’École de musique Schulich de l’Université McGill et à l’Atelier lyrique de l’Opéra de Montréal. Elle est également pianiste officielle au Concours musical international de Montréal et au Concours OSM Manuvie.

Lauréate du prix de piano de la Marilyn Horne Foundation Song Competition et du prix de la Sir Ernest MacMillan Memorial Foundation, elle a été plusieurs fois récompensée par l’Opéra de Montréal au cours de sa formation à l’Atelier lyrique. Ses enregistrements, réalisés avec de nombreux artistes sous étiquette Analekta, ont été salués par la critique internationale en plus d’avoir été sélectionnés pour plusieurs prix.

 

CARLO RIZZI

CHEF D’ORCHESTRE
« Après une absence de deux décennies du Lyric [Opera of Chicago], le retour du chef d’orchestre Carlo Rizzi était presque aussi triomphal que celui de Nabucco dans la scène finale. Dès la flamboyante et dramatique Ouverture, [Rizzi] s’est montré totalement en phase avec la partition, accompagnant attentivement les chanteurs, dirigeant l’orchestre avec sensibilité, et réussissant l’exécution des sommets dramatiques avec une énergie pétillante et un réel impact théâtral. »  Chicago Classical Review, « Nabucco », Lyric Opera of Chicago

 

Carlo Rizzi est l’un des plus éminents chefs d’orchestre d’aujourd’hui. Aussi à l’aise à l’opéra qu’au concert, son vaste répertoire s’étend des œuvres opératiques et symphoniques fondatrices jusqu’à des raretés de Bellini, Cimarosa et Donizetti. Comme artiste invité, les plus grandes salles et les festivals les plus prestigieux au monde le sollicitent régulièrement, notamment pour la perspicacité et l’authenticité de son art, de même que pour sa vitalité instinctive et la profondeur psychologique de ses interprétations.

 

L’opéra fait partie de l’ADN de maestro Rizzi, qui a découvert cette forme d’art au cours de ses années de formation à Milan, où il a assisté aux productions de La Scala et où, après avoir obtenu son diplôme du célèbre conservatoire de la ville, il a travaillé comme répétiteur. Depuis ses débuts au pupitre en 1982, dans L’ajo nell’imbarazzo de Donizetti, il a dirigé plus de cent opéras. Le répertoire de Carlo Rizzi, riche en œuvres italiennes, mais aussi en musiques de Wagner, Strauss, Martinů et Janáček, reflète la véritable envergure de ses intérêts et sa curiosité.

 

La base de son expérience lui vient notamment de deux fructueuses périodes passées à la barre du Welsh National Opera (1992-2001 et 2004-2008) à titre de directeur musical, et de nombreuses invitations à diriger au Metropolitan Opera, au Teatro alla Scala, à Milan, et à la Royal Opera House, à Londres. Son évolution artistique procède aussi du succès critique de concerts avec de grands orchestres autour du monde. Ils comprennent un cycle récemment  terminé des symphonies de Tchaïkovski avec l’Orchestre du Théâtre Royal de La Monnaie, de même que des prestations avec le Filarmonica della Scala, l’Orchestra di Santa Cecilia, l’Orchestre philharmonique de la Radio néerlandaise et l’Orchestre philharmonique de Hong Kong. En 2015, il a eu l’honneur de décrocher le poste de chef émérite du Welsh National Opera.

 

Son abondante discographie comprend les enregistrements complets de Faust de Gounod, de Kát’a Kabanová de Janáček, de Rigoletto et de Un ballo in maschera de Verdi avec le Welsh National Opera, un DVD et un CD de La traviata de Verdi enregistré en direct par Deutsche Grammophon au Festival de Salzbourg avec l’Orchestre philharmonique de Vienne, plusieurs albums de récitals avec de grands chanteurs d’opéra et des enregistrements d’œuvres symphoniques de Bizet, Ravel, Respighi et Schubert.

 

Ces dernières années, Carlo Rizzi a dirigé l’une à la suite de l’autre de nouvelles productions de Guillaume Tell et de Mosè in Egitto de Rossini au Welsh National Opera, La fanciulla del West au Deutsche Oper Berlin, Un ballo in maschera au Théâtre royal de la Monnaie, à Bruxelles, Cavalleria rusticana / Pagliacci et Tosca au Teatro alla Scala, à Milan, Nabucco, au Lyric Opera de Chicago, et Cavalleria rusticana / Sancta Susanna à l’Opéra de Paris. Au cours de l’année 2017-2018, il dirigera une nouvelle production de Norma lors de l’inauguration de la saison du Metropolitan Opera, et retrouvera le Teatro alla Scala, le Welsh National Opera et le Dutch National Opera.

 

ALEXANDER TSYMBALYUK

BASSE

À ce jour, le chanteur ukrainien Alexander Tsymbalyuk est la plus jeune basse à avoir chanté le rôle-titre de Boris Godounov sur une scène internationale, soit le Bayerische Staatoper, dans une production signée Calixto Bieito. Sa carrière connaît un remarquable essor après des débuts très réussis au Metropolitan Opera de New York, au Teatro alla Scala de Milan, à l’Opéra de Copenhague, au Bayerische Staatsoper de Munich, au Deutsche Oper Berlin, au Palau des arts Reina-Sofia à Valence, au Royal Opera House à Londres, au Liceu Barcelona, au Théâtre Bolchoï de Moscou et au Maggio Musicale Fiorentino à Florence.

 

Au cours de cette saison 2016-2017, il retrouve le Bayerische Staatsoper de Munich, le Royal Opera House et l’Opéra national de Paris. Auparavant, il a connu des collaborations très réussies avec des chefs tels que Zubin Mehta, Lorin Maazel, Riccardo Muti, Daniel Barenboim, sir Colin Davis, Antonio Pappano, Marco Armiliato, Nicola Luisotti, Kent Nagano, Gustavo Dudamel, Riccardo Chailly, Ivor Bolton, Edward Gardner, Antonello Manacorda, Daniele Rustioni, Jukka-Pekka Saraste, Alain Altinoglu, Vasily et Kirill Petrenko, Dan Ettinger, Evelino Pidò et Simone Young.

 

Alexander Tsymbalyuk a été membre du Hamburgische Staatsoper et du Hamburger Opernstudio, et chante régulièrement dans les plus prestigieuses maisons d’opéra du monde, dont le Teatro alla Scala, le Metropolitan Opera, l’Opéra national de Paris, le Bayerische Staatsoper, le Deutsche Staatsoper de Berlin, le Palau des arts de Valence, le Liceu de Barcelone, le Centre d’arts de Séoul, le Semperoper de Dresde, le Maggio Musicale Fiorentino, le Hollywood Bowl et l’Opéra de Copenhague.

 

En concert, il a chanté au Maggio Musicale Fiorentino, au Konzertverein de Vienne,  à l’Accademia Santa Cecilia, à Hollywood et au Barbican Centre de Londres. Il a donné un récital solo au St John’s Smith Square, à Londres, et participé au concert 20e anniversaire du Festliche Gala der Deutschen AIDS Stiftung (gala-bénéfice au profit de la Fondation allemande du SIDA), au Deutsche Oper Berlin.

 

ANDREW MEGILL

CHEF DE CHŒUR DE L’OSM

 

Andrew Megill est l’un des meilleurs chefs de chœur de sa génération. Son répertoire, exceptionnellement vaste, s’étend de la musique ancienne à la musique contemporaine. Il a préparé des chœurs pour l’American Symphony, le Cleveland Orchestra, l’Orchestre philharmonique de Dresde, le National Symphony et le New York Philharmonic, en plus d’avoir collaboré avec des chefs d’orchestre tels Pierre Boulez, Charles Dutoit, Rafael Frühbeck de Burgos, Alan Gilbert, Kurt Masur et Kent Nagano. Directeur des activités chorales à l’University of Illinois, il est chef associé et directeur des programmes chorals au Carmel Bach Festival, en plus d’être directeur artistique de l’ensemble Fuma Sacra. Il a enseigné au Westminster Choir College et a été chef invité au Yale Institute of Sacred Music. Diffusé par PRI et la BBC, son travail peut être entendu sur plusieurs enregistrements, dont ceux du Psaume de Magnussen (Albany Records), des Messes de Haydn (Naxos) et d’œuvres de Caleb Burhans (Cantaloupe).

 

Le poste de chef de chœur est généreusement parrainé par Mme F. Ann Birks, en mémoire de Barrie Drummond Birks.

 

 

 

 

 

 

 

 

Le poste de chef de chœur est généreusement parrainé par Mme F. Ann Birks, en mémoire de Barrie Drummond Birks.

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