Série Les Récitals D'Orgue

ORGUE & ESPACE

ORGUE & ESPACE : REGARD VERS LE CIEL

PARTENAIRE DE SAISON

Maison symphonique de Montréal

Depuis le début des temps, l’être humain tourne son regard vers le ciel. Comprendre cet univers dont il est issu lui permet de mieux connaître la planète qu’il habite.
C’est de cette recherche dont parlera l’astronaute David Saint-Jacques. Lors de ce récital, découvrez des pages de Holst, Glass, Campo, Dvořák, ainsi qu’une création de Matthew Ricketts. Un récital lors duquel réflexions et musique rencontreront des images de l’espace et de la Terre prises depuis la Station spatiale internationale.

PRIX DES BILLETS

À partir de 43$*

SAMEDI 6 MAI 2017

14h30

COMPLET

Orchestre symphonique de Montréal

La présentation sera bilingue.

David Saint-Jacques, astronaute de l’Agence spatiale canadienne
Jean-Willy Kunz, organiste en résidence de l’OSM
Présenté en collaboration avec l’Agence spatiale canadienne

 

PROGRAMME :

Dvořák, Symphonie no 9 en mi mineur, op. 95, « Du Nouveau Monde » : « Scherzo » (3e mouv.), trans. pour orgue
GlassMad Rush, version pour orgue
R. CampoHarmonices Mundi, pour organiste excentrique, d’après Les sept planètes de Kepler – création mondiale
Matthew Ricketts, Highest Light (commande de l’OSM) – création mondiale
HolstLes planètes, op. 32 : « Mars, celui qui apporte la guerre » (1er mouv.), arr. P. Sykes

 

En savoir plus sur David Saint-Jacques

David Saint-Jacques

Le Dr David Saint-Jacques a été sélectionné comme astronaute en mai 2009 par l’Agence spatiale canadienne. En novembre 2018, il s’envolera à bord d’une fusée Soyouz comme ingénieur de bord (copilote) pour un séjour de six mois à bord de la Station spatiale internationale. Pendant la mission Expedition 58/59, il effectuera une série d’expériences scientifiques, de tâches de robotique et de démonstrations technologiques, et il pourrait être appelé à sortir dans l’espace. Pour se préparer, il suit un entrainement spécialisé en Russie, aux États-Unis, au Japon, en Europe et au Canada.

Avant son affectation, le Dr Saint-Jacques a travaillé au Centre de contrôle de mission de la NASA comme capcom, c’est-à-dire la personne au sol chargée de communiquer avec l’équipage de la Station spatiale internationale. Il a aussi occupé diverses fonctions de planification et de soutien aux opérations au Centre de contrôle de mission ainsi qu’au Bureau des astronautes de la NASA.

Le Dr Saint-Jacques est né à Québec et a grandi à Saint-Lambert près de Montréal. Il est marié et père de trois enfants. Grand sportif, il parle couramment le français et l’anglais, et peut converser en espagnol, en japonais et en russe. Il est titulaire d’un baccalauréat en génie physique de l’École Polytechnique de Montréal, d’un doctorat en astrophysique de l’Université de Cambridge, au Royaume-Uni, et il a poursuivi ses recherches postdoctorales au Japon et à Hawaï. Il a ensuite obtenu un doctorat en médecine de l’Université Laval et effectué sa résidence en médecine familiale à l’Université McGill. Avant de se joindre au Programme spatial canadien, le Dr Saint-Jacques était médecin de famille au Centre de santé Inuulitsivik, à Puvirnituq, un village de l’Arctique canadien situé sur la baie d’Hudson. Il était également chargé d’enseignement clinique pour la faculté de médecine de l’Université McGill.

Pour plus de renseignements, consultez le site www.asc-csa.gc.ca.

GALERIE PHOTOS

« Crédits photos : Agence Spatiale Canadienne, ESA et NASA »

NOTES DE PROGRAMME

LES ŒUVRES

 

« L’orgue, le seul concert, le seul gémissement qui mêle aux cieux la terre! La seule voix qui puisse, avec le flot dormant et les forêts bénies, murmurer ici-bas quelque commencement des choses infinies! » – Victor Hugo, Les chants du crépuscule, 1836

 

S’il fut peut-être le plus éloquent, Victor Hugo ne fut pas le premier – et n’allait certainement pas être le dernier – à s’exprimer sur les qualités de l’orgue qui le relient au divin et au céleste. Depuis 1361, alors que le premier instrument à tuyaux est installé de manière permanente dans la ville allemande de Halberstadt, la musique d’orgue sert à rapprocher les fidèles de leur Dieu et à exalter le caractère mystique des lieux voués au culte chrétien. Des siècles plus tard, Stanley Kubrick utilisera la fameuse ouverture avec orgue d’Ainsi parlait Zarathoustra de Richard Strauss dans la première scène de son film de 1968, 2001 : l’Odyssée de l’espace, pour symboliser l’expansion infinie de l’univers. En dépit de tout ce qui retient au sol le moins mobile des instruments, avec ses grandes colonnes arrimant à la terre le cadre bâti d’une église ou d’une salle de concert, chaque particularité de l’orgue semble conçue pour élever l’esprit, si ce n’est les yeux et les oreilles, vers la voûte du ciel : ainsi, on l’apprécie pour l’instant de méditation qu’il accorde durant le service divin, pour la merveille d’architecture qu’il représente lorsqu’il orne les hauteurs vertigineuses du chœur ou pour le son ondulant aérien de sa « voix céleste », ce jeu qui propulse son refrain tout droit vers le cosmos. Le présent concert propose une vision de l’orgue comme moyen d’expression pour l’homme dans sa contemplation de l’espace et de l’au-delà. Tel un pont métaphorique entre la terre et le ciel, l’instrument lui permet d’élever son esprit vers de nouveaux états de conscience et de franchir les frontières de mondes encore inexplorés.

Vers la fin du xixe siècle, un Européen pouvait découvrir des paysages étrangers moyennant le prix d’une traversée sur un transatlantique. L’Amérique, ou le « Nouveau Monde », comme on le désignait souvent, constituait une perspective d’avenir fascinante et exotique, notamment pour ses vastes étendues sauvages, depuis les Rocheuses jusqu’aux larges plaines centrales. Arrivé à New York en 1892, Antonín Dvořák s’est laissé inspirer par ce qu’il y a vu et entendu (les musiques indigènes et afro-américaines l’ont particulièrement impressionné) pour composer sa Symphonie n9, « Du Nouveau Monde ». Le troisième mouvement, marqué Scherzo, installe un climat d’aventure, avec son rythme mécanique obstiné, telle une locomotive filant à vive allure à travers un paysage changeant. Une étonnante variété de caractères s’y succèdent, entre autres les rythmes pastoraux d’une sicilienne et une élégante section centrale à trois temps. Le Nouveau Monde de Dvořák regorge de découvertes et de potentialités. Pour faire écho à l’emprise tenace de l’œuvre sur notre imaginaire collectif, Neil Armstrong avait apporté un enregistrement de la Symphonie « Du Nouveau Monde » dans son expédition historique sur la Lune, en 1969.

 

Philip Glass a mesuré le potentiel méditatif de sons répétés et soutenus pour transcender le temps et l’espace de leur résonance alors qu’on lui demandait d’offrir une prestation à l’église St. John the Divine pour le premier discours public du 14e dalaï-lama à New York en 1979. Faisant référence au bouddhisme tibétain, Glass décrit Mad Rush comme « le jeu des divinités paisibles et courroucées ». En effet, la structure de la pièce fait alterner des sections calmes avec des sections frénétiques, chacune étant ponctuée d’une note grave, tel un gong, signal d’un changement de caractère. L’œuvre est composée d’une série d’harmonies, dont la répétition suscite un sentiment d’inévitabilité et d’atemporalité. L’économie de moyens et le mélange particulier de la mélancolie et des affects extatiques qui émergent des motifs tourbillonnants caractérisent l’univers sonore mystérieusement séduisant de Philip Glass.

 

Les premiers facteurs d’orgues partageaient certaines affinités avec les pionniers de l’astronomie, alors en pleine évolution, les deux groupes s’intéressant aux lois des proportions et des harmoniques. En fait, c’est l’ancien concept de Pythagore relatif à la musique des sphères (musica universalis) qui fascinait tant Johannes Kepler quand il écrivit, en 1619, son traité Harmonie de l’univers. Convaincu que le mouvement planétaire doit entretenir un rapport géométrique avec les proportions des consonances musicales, Kepler a tenté de démontrer une organisation rationnelle (et musicale) de l’univers et, par conséquent, l’existence de Dieu. Selon le compositeur Régis Campo sur son œuvre, « Harmonices Mundi est un cycle pour organiste excentrique (chantant et sifflotant) d’après Les sept planètes de Kepler, composé en 2017 et dédié à Jean-Willy Kunz. Kepler avait imaginé des séries de notes pour les planètes que l’on connaissait à son époque. Dans son traité d’astronomie Harmonices Mundi, il associa à chaque planète une petite mélodie calculée sur l’allongement de son orbite. Dans certaines des pièces de ce court cycle, l’organiste sifflote ou chante mélancoliquement à la manière d’un chanteur populaire, en citant la poétesse américaine Emily Dickinson pour la Lune (The Moon is distant from the Sea) et pour la Terre (The Fact that Earth is Heaven). L’artiste et poète William Blake est évoqué dans Vénus (Light Thy bright torch of love); l’organiste chante tout en glissant charnellement, mais doucettement des brosses à ongles sur le clavier de l’instrument (pour Vénus, la planète de l’Amour…)! Dans Jupiter, l’interprète sifflote tout en jouant en boucle la ritournelle imaginée par Kepler, puis chante sur la fameuse (et énigmatique) réplique de l’astronaute David Bowman (« It’s full of stars! ») dans le film 2001, l’Odyssée de l’espace. À travers de petits mécanismes d’horlogerie musicale, j’ai imaginé un planétaire composé de sept petits corps célestes assez ludiques, oniriques, finalement terriblement humains! » Connu pour son style coloré et inventif, Régis Campo ajoute ainsi une dimension cosmique à son catalogue de plus de 200 œuvres avec cette nouvelle composition, donnée aujourd’hui en première mondiale.

 

Commandée spécialement pour le présent concert au compositeur Matthew Ricketts, l’œuvre pour orgue Highest Light est interprétée ici en première mondiale. C’est en vertu du double statut de l’instrument, associé tant au céleste qu’au religieux, que cette musique a trouvé sa forme organique. Le contenu et l’esprit de la pièce sont fondés sur deux éléments marquants de l’opéra Parsifal de Richard Wagner : d’une part, une image de son décor original, fabriqué en 1882 et signé Paul von Joukowsky, illustrant la lumière céleste qui irradie le temple du Saint Graal; d’autre part, un motif musical décrit par Ricketts comme « un changement harmonique insistant, ou “soupir” du majeur au mineur, qui met en évidence la “musique des anges” ». D’abord lente et douce, l’œuvre gagne progressivement en intensité jusqu’à la fin. Bien que Highest Light n’offre aucune trame narrative claire, les notions de croissance, d’expansion et de déploiement y revêtent une grande importance. Ricketts explique : « Telle une machine céleste, l’orgue en soi est capable d’expressions si dramatiques et si puissantes qu’à mon avis le drame en est une composante naturelle. »

Écrites entre 1914 et 1916, Les planètes forment une suite orchestrale en sept mouvements qui témoignent de la fascination durable de Gustav Holst pour l’espace. Donnée pour la première fois en public dans son intégralité en 1920, l’œuvre est devenue très tôt la plus populaire du compositeur. Dans un arrangement de Peter Sykes, « Mars, celui qui apporte la guerre » est parfaitement rendu par les qualités sombres et éclatantes de l’orgue : un motif d’ostinato menaçant évoque un univers guerrier, tandis que les dissonances fracassantes expriment la terreur de la bataille.

 

© Marc Wieser

© Traduction de l’anglais par Le Trait juste

BIO

LES ARTISTES

JEAN-WILLY KUNZ

ORGANISTE EN RÉSIDENCE DE L’OSM
Jean-Willy Kunz est le premier organiste en résidence de l’OSM. En plus de jouer avec l’Orchestre ainsi qu’en récital, il assure le développement et la mise en valeur du Grand Orgue Pierre-Béique de l’OSM à la Maison symphonique de Montréal. Lauréat de plusieurs concours d’orgue, il a étudié au Conservatoire de Lyon, au Conservatoire de musique de Montréal, puis à l’Université McGill, où il a obtenu un doctorat avec John Grew. Sa riche discographie démontre la polyvalence de ses influences musicales : musiques traditionnelles des Balkans; deux messes de Théodore Dubois; musique française du XXe siècle pour clavecin, flûte et clarinette; et chanson québécoise avec Pierre Lapointe. En avril dernier, avec l’OSM et Olivier Latry, il a remporté un prix Juno dans la catégorie « Meilleur album classique de l’année – Grand ensemble » pour le disque Symphonie et créations pour orgue et orchestre paru sous étiquette Analekta. En septembre 2015, il était nommé professeur d’orgue au Conservatoire de musique de Montréal.

 

RÉGIS CAMPO

COMPOSITEUR
Régis Campo est un compositeur français né à Marseille en 1968. L’invention mélodique, le sens de l’humour et une grande vitalité des tempos caractérisent son style, souvent qualifié de ludique et de coloré. Des artistes tels Felicity Lott, Kent Nagano, Laurent Korcia, Zoltán Kocsis, le Quatuor Parisii et Bertrand Chamayou ont interprété sa musique. Son catalogue, riche de plus de deux cents œuvres, lui a attiré de nombreuses récompenses dont les plus récentes sont le prix Sacem des jeunes compositeurs (2005), le prix Georges-Bizet de l’Institut de France (2005) et le prix de la Fondation Simone et Cino del Duca (2014). La même année était créé Quai Ouest, écrit d’après la pièce de Bernard-Marie Koltès : ce deuxième opéra de Régis Campo a remporté un vif succès, d’abord à l’Opéra national du Rhin durant le Festival Musica et, durant la saison 2014-2015, au Théâtre national de Nuremberg dans sa version allemande. Enfin, Kent Nagano a créé son œuvre Paradis perdu pour soprano et orchestre avec la soprano colorature Marie-Eve Munger et l’Orchestre symphonique de Montréal lors du festival Virée classique 2015 à Montréal.

 

MATTHEW RICKETTS

COMPOSITEUR
Le compositeur canadien Matthew Ricketts est diplômé de la Schulich School of Music de l’Université McGill. Il a étudié avec Brian Cherney, John Rea et Chris Paul Harman, et il fait actuellement son doctorat à la Columbia University sous la direction de Fred Lerdahl. Sa musique a été jouée dans des festivals et des concerts en Amérique du Nord et en Europe, entre autres à Montréal, Toronto, Vancouver, Nebraska, New York, Austin, Aspen, Boston et Paris. Matthew Ricketts a reçu huit prix parmi les récompenses offertes par la Fondation SOCAN pour les jeunes compositeurs, le prix Morton-Gould pour les jeunes compositeurs de l’ASCAP en 2013, le prix de composition Salvatore-Martirano en 2015 et, dans la seule année 2016, le prix Mivos/Kanter, le prix Jacob-Druckman de l’Aspen Music Festival et le prix Lili Boulanger Memorial Fund. Il est compositeur et collaborateur en résidence à l’East Carolina University dans le cadre du programme NewMusic Initiative de 2016 à 2018. En plus de composer, Matthew Ricketts manifeste un vif intérêt pour la poésie et la prose, et il a écrit des textes originaux pour de nombreux cycles de mélodies, créations parlées, œuvres chorales et livrets, dont celui de  Less Truth More Telling de Thierry Tidrow (La Haye et Amsterdam, 2013) produit par l’Opéra national des Pays-Bas et le Conservatoire royal de La Haye.

 

DAVID SAINT-JACQUES

ASTRONAUTE DE L’AGENCE SPATIALE CANADIENNE
Le Dr David Saint-Jacques a été sélectionné comme astronaute en mai 2009 par l’Agence spatiale canadienne. En novembre 2018, il s’envolera à bord d’une fusée Soyouz comme ingénieur de bord (copilote) pour un séjour de six mois à bord de la Station spatiale internationale. Pendant la mission Expédition 58/59, il effectuera une série d’expériences scientifiques, de tâches de robotique et de démonstrations technologiques, et il pourrait être appelé à sortir dans l’espace. Pour se préparer, il suit un entraînement spécialisé en Russie, aux États-Unis, au Japon, en Europe et au Canada.

 

Avant son affectation, le Dr Saint-Jacques a travaillé au Centre de contrôle de mission de la NASA comme capcom, c’est-à-dire la personne au sol responsable de communiquer avec l’équipage de la Station spatiale internationale. Il a aussi occupé diverses fonctions de planification et de soutien aux opérations au Centre de contrôle de mission ainsi qu’au Bureau des astronautes de la NASA.

 

Le Dr Saint-Jacques est né à Québec et a grandi à Saint-Lambert, près de Montréal. Il est marié et père de trois enfants. Grand sportif, il parle couramment le français et l’anglais, et peut converser en espagnol, en japonais et en russe. Il est titulaire d’un baccalauréat en génie physique de l’École Polytechnique de Montréal, d’un doctorat en astrophysique de l’Université de Cambridge, au Royaume-Uni, et il a poursuivi ses recherches postdoctorales au Japon et à Hawaï. Il a ensuite obtenu un doctorat en médecine de l’Université Laval et effectué sa résidence en médecine familiale à l’Université McGill.  Avant de se joindre au Programme spatial canadien, le Dr Saint-Jacques était médecin de famille au Centre de santé Inuulitsivik, à Puvirnituq, un village de l’Arctique canadien situé sur la baie d’Hudson. Il était également chargé d’enseignement clinique pour la faculté de médecine de l’Université McGill.

 

THOMAS PESQUET

ASTRONAUTE DE L’AGENCE SPATIALE EUROPÉENNE
C’est en mai 2009 que Thomas Pesquet est sélectionné pour devenir astronaute. Il entre à l’ESA en septembre 2009 et achève sa formation initiale en novembre 2010. Une fois diplômé, il travaille comme Eurocom, qui est le responsable des communications avec les astronautes pendant les vols depuis le centre de contrôle des missions. Il est également chargé des futurs projets au Centre des astronautes européens (EAC), notamment de la mise en place de la coopération avec de nouveaux partenaires, comme la Chine.

 

Pour se préparer à une mission spatiale, Thomas suit un entraînement technique et opérationnel complémentaire en Europe, en Russie et aux États-Unis : sur le véhicule Soyouz, sur les combinaisons spatiales américaine et russe, et sur les systèmes de la Station spatiale internationale. Il prend également part à des formations sur l’exploration : en 2011, il participe au programme d’entraînement souterrain de l’ESA, puis en 2012 à la mission Seatest-2 de la NASA organisée dans une base sous-marine. Le 17 mars 2014, il est affecté à une mission de longue durée (environ 6 mois) à bord de la Station spatiale internationale.

 

Ingénieur de vol pour les Expéditions 50 et 51, Thomas a décollé le 17 novembre 2016 à destination de la Station spatiale internationale dans la cadre de Proxima, sa mission de six mois. Son retour sur Terre est prévu en mai 2017.

Thomas est né le 27 février 1978 à Rouen (France). Il suit une classe préparatoire aux grandes écoles au Lycée Pierre Corneille de Rouen, dont il sort en 1998. Il entre ensuite à l’École Nationale Supérieure de l’Aéronautique et de l’Espace de Toulouse (Supaéro), dont il est diplômé en 2001 (spécialité Conception et contrôle des satellites). Il passe sa dernière année de formation à l’École polytechnique de Montréal (Canada), dans le cadre d’un programme d’échange d’étudiants suivant le master Aéronautique et espace. En 2006, il obtient sa licence de pilote de ligne après avoir suivi la formation Air France.

À PROPOS DES AGENCES SPATIALES

À PROPOS DE L’AGENCE SPATIALE CANADIENNE

 

Établie en 1989, l’Agence spatiale canadienne (ASC) est chargée de coordonner les politiques et programmes spatiaux civils au nom du gouvernement du Canada. L’ASC exerce ses compétences dans trois principaux secteurs d’activités, soit l’utilisation de l’espace, l’exploration spatiale ainsi que les sciences et technologies spatiales.

Toutes les activités de l’ASC visent la mise en valeur de l’expertise canadienne et la mobilisation concertée des milieux universitaire, industriel et gouvernemental

pour répondre aux besoins actuels et futurs du Programme spatial canadien.

Enfin, l’ASC peut s’appuyer sur une précieuse collaboration internationale afin de favoriser le développement industriel et la recherche scientifique de haut niveau au profit de l’humanité.

 

Pour en savoir plus : www.asc-csa.gc.ca

 

À PROPOS DE L’AGENCE SPATIALE EUROPÉENNE

 

L’Agence spatiale européenne (ESA) est la voie d’accès à l’espace pour l’Europe. Sa mission est de structurer le développement des activités spatiales européennes et de s’assurer que les investissements à cette fin puissent profiter aux citoyens de l’Europe et du monde. L’ESA est une organisation internationale constituée de 22 états membres. C’est d’ailleurs en coordonnant les ressources financières et intellectuelles de ceux-ci que l’ESA peut entreprendre des programmes de grande envergure.

 

Les programmes de l’ESA visent à accroître nos connaissances de la Terre et de l’espace immédiat qui l’entoure, de notre système solaire et de l’univers, et à développer des technologies et services satellitaires, en plus de promouvoir les industries européennes. L’ESA entretient également des liens étroits avec des organisations du secteur de l’astronautique du monde entier.

 

Les membres de l’ESA sont l’Autriche, la Belgique, la République tchèque, le Danemark, l’Estonie, la Finlande, la France, l’Allemagne, la Grèce, la Hongrie, l’Irlande, l’Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Norvège, la Pologne, le Portugal, la Roumanie, l’Espagne, la Suède, la Suisse et le Royaume-Uni. La Slovénie, pour sa part, est un membre associé. Par ailleurs, le Canada participe à certains projets en vertu d’un accord de coopération.

 

La Bulgarie, Chypre, Malte, la Lettonie, la Lituanie et la Slovaquie sont également signataires d’ententes de coopération avec l’ESA. Des discussions sont en cours avec la Croatie.

 

Pour en savoir plus : www.esa.int

 

À PROPOS DE LA STATION SPATIALE INTERNATIONALE

 

Avec les États-Unis, la Russie, l’Europe et le Japon, le Canada est partenaire de la Station spatiale internationale (SSI), un laboratoire de recherche orbital. Depuis son lancement en 1998, la Station fait le tour de la Terre 16 fois par jour et parcourt quotidiennement une distance correspondant à un aller-retour entre la Terre et la Lune. La contribution canadienne à la SSI, soit le Système d’entretien mobile (MSS), est un ensemble complexe d’éléments robotiques qui a servi à l’assemblage de la station et qui comprend : le Canadarm2, un bras robotique de 17 mètres de longueur; Dextre, le « robot bricoleur » chargé des travaux d’entretien de routine; et la Base mobile, à la fois une plateforme et un poste d’entreposage.

 

Six astronautes canadiens ont participé à huit missions à bord de la Station spatiale internationale et plus de 55 expériences scientifiques, technologiques et pédagogiques canadiennes y ont été réalisées depuis 1998.

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