Virée Classique 17-18

29.PAUL LEWIS JOUE MOZART

29.PAUL LEWIS JOUE MOZART

PARTENAIRE DE SAISON

Cinquième Salle

C’est dans une version avec quatuor à cordes que le pianiste de réputation mondiale Paul Lewis livre le Concerto pour piano no 12 de Mozart. Cet opus à l’humeur rayonnante est typique des œuvres concertantes du compositeur viennois, qui, chose rare, composa deux cadences pour chacun des mouvements.

 

PRIX JEUNESSE 17 ans et moins : 10$ par concert

PRIX DES BILLETS

À partir de 27$*

SAMEDI 1 SEPTEMBRE 2018

20h30

Redirection vers la Place des Arts

Paul Lewis, piano
Yolanda Bruno, violon
Nikki Chooi, violon
Lambert Chen, alto
Cameron Crozman, violoncelle

 

Mozart, Concerto pour piano no 12 en la majeur, K. 414 (25 min)
Chostakovitch, Quatuor à cordes no 8 en do mineur, op. 110 (20 min)

Notes de programme:

Mozart comptait son Concerto pour piano nº 12 en la majeur, composé en 1782, parmi ses préférés. Il écrivait à son père que les concertos de cette période « tiennent le juste milieu entre le trop difficile et le trop facile, [et qu’]ils sont très brillants, agréables à l’oreille, naturels, sans tomber dans la platitude ». Le Concerto nº 12 regorge d’invention mélodique et offre un dialogue musical proche de la musique de chambre, une intimité parfaitement mise en valeur par sa version pour piano et quatuor à cordes, annoncée aux amateurs avant même la publication de l’œuvre.

 

Les cordes ouvrent chaque mouvement, nous laissant anticiper l’arrivée du soliste. Dans le souriant premier Allegro, la section centrale présente, chose rare, un nouveau matériau plutôt que de développer ce qui a déjà été exposé. L’Andante, noble et touchant, emprunte son thème à une ouverture de Johann Christian Bach, sans doute en hommage à cet ami mort au début de l’année 1782. Dans le Rondeau final, le piano fait son entrée sans reprendre le thème proposé par l’orchestre, avant les joyeuses surprises qui illuminent une brillante coda.

 

En 1960, malade et subissant les incessantes vexations du pouvoir soviétique, Chostakovitch compose son 8e Quatuor à cordes, en do mineur, œuvre complexe, tourmentée et éminemment personnelle. Il y reprend des thèmes de plusieurs compositions antérieures, comme en une sorte de testament. Les mouvements s’enchaînent sans pause et le motif de sa signature musicale – les quatre notes , mi bémol, do et si se traduisant en nomenclature allemande par D, S, C et H, lettres de ses initiales – se retrouve partout dès les premières mesures. Un climat d’inquiétude, sinon de douleur, le parcourt de bout en bout, tant dans la sinistre musique de danse des sections centrales qu’au brutal début du deuxième Largo. Celui-ci en est sans doute le mouvement le plus terrifiant, qui frappe par ses accords en coups de fusil, une mélodie angoissée provenant du 1er Concerto pour violoncelle, une chanson funèbre révolutionnaire au violon ainsi qu’un solo de violoncelle bouleversant qui reprend la complainte amoureuse de Katerina dans l’opéra Lady Macbeth du district de Mtsensk.

 

© Ariadne Lih, 2018

© Traduction de François Filiatrault, 2018

Paul Lewis

Paul Lewis est internationalement reconnu comme l’un des plus importants pianistes de sa génération. Les intégrales de Beethoven et de Schubert qu’il a données au cours des dernières saisons ont été acclamées dans le monde entier, par la presse comme par le public.  Elles ont consolidé sa réputation d’interprète majeur du répertoire germanique. Parmi les récompenses reçues, on peut citer le prix du Soliste instrumental de la Royal Philharmonic Society, deux Edison Awards, un Diapason d’or de l’année, trois Gramophone Award, le prix de la Deutschen Schallplatten Kritik, le Premio Internazionale Academia Musicale Chigiana et le South Bank Show Classical Music Award. En 2009, il a été nommé docteur honoraire de l’Université de Southampton. Il est également directeur artistique associé du Concours international de piano de Leeds. Paul Lewis a étudié avec Joan Havill à la Guildhall School of Music avant de poursuivre avec l’enseignement privé d’Alfred Brendel.

Yolanda Bruno

La violoniste Yolanda Bruno a été saluée par la critique pour la « maîtrise totale de son instrument et une infinie variété dans la palette sonore » (La Presse). Elle se produit comme soliste avec plusieurs orchestres nord-américains et européens, et a remporté un grand nombre de concours et de prix, dont l’Isabel Overton Bader Canadian Violin Competition en 2017, le Concours OSM Standard Life en 2013 ainsi que le prix Virginia Parker en 2015. Parmi ses projets à venir, notons la sortie de son premier album avec la pianiste Isabelle David, enregistré par Leaf Music, ainsi qu’une résidence à l’Académie de Musique de Lunenburg et une tournée dans l’est du Canada dans le cadre des Concerts relève des Jeunesses Musicales Canada.

Nikki Chooi

L’un des artistes les plus doués et polyvalents du Canada, le violoniste Nikki Chooi a obtenu le premier prix du Concours OSM Standard Life en 2004, faisant du même coup ses débuts avec l’OSM sous la direction de Jacques Lacombe. En 2013, il a été le lauréat du Concours international de violon Michael Hill et, en 2012, celui du Concours international de violon Reine Élisabeth. Parmi ses nombreux engagements figurent des prestations en tant que soliste avec la plupart des grands orchestres du Canada ainsi que dans les festivals les plus prestigieux de la planète. Nikki Chooi a été membre du groupe fusion Time for Three, dont les styles variaient du bluegrass au rock et au jazz. Lors de la saison 2016-2017, il a occupé le poste de violon solo au Metropolitan Opera Orchestra de New York et a été violon solo invité des orchestres symphoniques de Pittsburgh et de Houston.

Lambert Chen

L’altiste Lambert Chen est originaire de Taiwan, où il a débuté ses études musicales. Il a donné son premier récital à la Chapelle historique du Bon-Pasteur à Montréal à l’âge de 10 ans et s’est produit pour la première fois en tant que soliste avec I Musici de Montréal à 13 ans. Il a été membre de l’Orchestre symphonique de Montréal pendant cinq ans, d’abord en tant qu’alto associé avant de se joindre à la section des altos. Il occupe depuis 2014 un des postes d’alto co-solo de l’Orchestre national du Capitole de Toulouse. Lambert Chen a été lauréat du Concours du New England Conservatory, du Concours OSM Manuvie (2007) et a été finaliste à la Primrose International Viola Competition. Il a enseigné en tant que chargé de cours à la Schulich School de l’Université McGill et est présentement professeur d’alto à l’Institut supérieur des arts de Toulouse.

Cameron Crozman

Cameron Crozman se produit dans des salles aussi prestigieuses que le Centre d’arts orientaux de Shanghai, la Philharmonie de Berlin, la Philharmonie de Paris, la Maison symphonique de Montréal et le Centre national des arts du Canada. Il est lauréat de nombreux concours, dont le Concours OSM Standard Life en 2013 (2e prix). Il joue le violoncelle « Bonjour » fabriqué par Stradivarius vers 1696 et l’archet « Shaw » fabriqué par Adam vers 1830, généreusement prêtés par la Banque d’instruments de musique du Conseil des arts du Canada.

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