Virée Classique 17-18

13.PIERROT LUNAIRE

13.PIERROT LUNAIRE

PARTENAIRE DE SAISON

Cinquième Salle

Pierrot lunaire, une œuvre poétique pour voix et petit ensemble composée en 1912, a marqué l’histoire de la musique. Présentée ici en trois parties mises en perspective par des interludes d’Enescu et de Stravinsky, elle fait entendre des poèmes d’Albert Giraud traduits en allemand par Otto Erich Hartleben.

 

PRIX JEUNESSE 17 ans et moins : 10$ par concert

PRIX DES BILLETS

À partir de 27$*

SAMEDI 1 SEPTEMBRE 2018

13h00

Redirection vers la Place des Arts

Patricia Kopatchinskaja, violon (Enescu et Stravinsky) et Sprechstimme
Axel Strauss, violon (Schoenberg)
Neal Gripp, alto
Chloé Dominguez, violoncelle
André Moisan, clarinette et clarinette basse
Albert Brouwer, flûte
Brigitte Poulin, piano (Schoenberg et Stravinsky)
Adam Johnson, chef en résidence

 

Enescu, Impressions d’enfance, op. 28, no 1 pour violon solo : « Ménétrier »

Schoenberg, Pierrot Lunaire, op. 21, Partie I

Stravinsky, Pulcinella, pour violon et piano (arr. S.Dushkin) : « Ouverture »

Schoenberg, Pierrot Lunaire, op. 21, Partie II

Stravinsky, Pulcinella, pour violon et piano (arr. S.Dushkin) : « Serenata »

Stravinsky, Pulcinella, pour violon et piano (arr. S.Dushkin) : « Tarantella »

Schoenberg, Pierrot Lunaire, op. 21, Partie III

Notes de programme:

Reynaldo Hahn estimait que jamais Stravinsky n’avait montré un si grand talent ni fait preuve d’un goût plus sûr dans l’audace qu’en composant Pulcinella. Pour ce ballet bientôt fameux, le Russe avait emprunté des musiques à Pergolesi, entre autres maîtres, les orchestrant dans des couleurs harmoniques et des tournures rythmiques de son cru, pour un résultat piquant et tout à fait nouveau. Par la suite, Stravinsky proposera d’autres versions de Pulcinella, parmi lesquelles la Suite italienne, créée en 1933 par le violoniste américain d’origine polonaise Samuel Dushkin et lui-même au piano. Trois de ses mouvements sont ici insérés entre les morceaux du Pierrot lunaire : l’inoubliable Introduzione, la touchante Serenata et l’énergique Tarantella, dans laquelle les deux instruments sont étroitement liés. Le récital s’ouvre par une des charmantes, mais virtuoses, Impressions d’enfance d’Enesco, souvenirs idéalisés des violonistes populaires de sa Roumanie natale.

 

Il est difficile de décrire simplement le Pierrot lunaire de Schoenberg. Stravinsky le considérait comme « le plexus solaire non moins que l’esprit de la musique du début du XXe siècle », et Boulez y verra un « cabaret supérieur ». Schoenberg lui-même qualifiait son œuvre de satirique, bien qu’aujourd’hui plusieurs y perçoivent une « expressivité intense et morbide », un « monde fermé peuplé de cauchemars », selon les mots de Charles Rosen. Mais ce magnifique cycle vocal nous offre également de l’humour noir, du pathétique, de la romance, dans des styles qui vont du contrepoint savant à la musique des cabarets berlinois des années 1900.

 

L’œuvre fut créée en 1912 par la chanteuse et comédienne viennoise Albertine Zehme, renommée pour ses lectures théâtrales sur fond musical. Schoenberg lui avait recommandé de bien distinguer le chanté, le récité et le nouveau Sprechstimme, situé quelque part entre les deux. Le texte comprend vingt et un des poèmes du recueil Pierrot lunaire d’Albert Giraud, traduits par Eric Hartleben et regroupés en trois sections. La première dépeint des scènes sinistres et fantomatiques sous une lune omniprésente, alors que la deuxième appelle des images de sacrilège, de violence et de mort. La dernière quitte graduellement cet univers cauchemardesque pour la lumière du jour et le retour de Pierrot dans sa patrie.

 

© Ariadne Lih, 2018

© Traduction de François Filiatrault, 2018

Adam Johnson

Adam Johnson a obtenu un doctorat en interprétation (piano) de l’Université de Montréal et un prix en direction d’orchestre du Conservatoire de musique de Montréal. Après trois saisons au Calgary Philharmonic Orchestra, où il a été chef en résidence puis chef associé, il occupe depuis septembre 2016 le poste de chef assistant à l’OSM, et est devenu chef en résidence en juin 2018. En 2015, Adam Johnson recevait le prix Jean-Marie-Beaudet en direction d’orchestre, décerné par le Conseil des arts du Canada. Comme chef invité il a dirigé les orchestres symphoniques de Québec, Edmonton, Calgary, Thunder Bay et Saskatoon, et ouvrira bientôt la saison de l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières.

Patricia Kopatchinskaja

La polyvalence de la violoniste Patricia Kopatchinskaja transparait dans son vaste répertoire, qui va des musiques baroque et classique – souvent jouées sur cordes en boyau – aux commandes d’œuvres ainsi qu’à la réinterprétation des chefs-d’œuvre modernes. La saison 2017-2018 de Kopatchinskaja a débuté au Lucerne Festival, invitée à titre d’« Artiste étoile » et où elle présenta en première mondiale son nouveau projet intitulé Dies irae, qui puise dans un répertoire allant des chants grégoriens à la musique contemporaine. Celui-ci fut produit après le succès de Bye Bye Beethoven avec le Mahler Chamber Orchestra en 2016. En septembre 2017, Kopatchinskaja a reçu le prestigieux Swiss Grand Award for Music et sa présente saison connaît déjà un franc succès, notamment avec l’obtention d’un Grammy Award pour Death and the Maiden, enregistré avec le St-Paul Chamber Orchestra et lancé sous étiquette Alpha Classics. Pour en savoir plus sur Patricia Kopatchinskaja

Axel Strauss

En 1998, Axel Strauss est devenu le premier artiste allemand à obtenir le premier prix au Concours international de violon Naumburg à New York. Cette année-là, il a fait ses débuts américains à la bibliothèque du Congrès à Washington, D.C. et au Alice Tully Hall de New York. Depuis, il a offert des récitals dans les grandes villes nord-américaines, y compris Boston, Chicago, Cleveland, Los Angeles et San Francisco. En 2007, il a enregistré et joué en première mondiale la pièce Two Awakenings and a Double Lullaby, écrite pour lui par le compositeur américain Aaron Jay Kernis, lauréat d’un Pulitzer. Axel Strauss a été violon solo invité de l’Orchestre philharmonique de Berlin et de l’Orchestre symphonique de Montréal. En 2012, il a été nommé professeur de violon à l’École de musique Schulich de l’Université McGill, après avoir enseigné au Conservatoire de musique de San Francisco.

Neal Gripp

Alto solo de l’OSM, Neal Gripp s’est notamment produit en récital au Wigmore Hall à Londres ainsi qu’au Town Hall et au Alice Tully Hall à New York. Il a aussi été soliste lors de concerts de l’OSM et des orchestres symphoniques d’Ottawa et de Winnipeg. Très actif dans le domaine de la musique de chambre, il a été directeur artistique du Festival de musique de chambre du Centre canadien d’architecture et pour des prestations au Getty Center de Los Angeles. Neal Gripp a composé des œuvres pour orchestre et quatuor à cordes. Sa Passacaglia a été interprétée et enregistrée par l’Orchestre national des jeunes du Canada, dirigé par Emmanuel Villaume. En 2012, il a reçu la Médaille du jubilé de diamant de la reine Élisabeth II.

Chloé Dominguez, violoncelliste

Chloé Dominguez est une violoncelliste parmi les plus accomplies de sa génération. Elle est violoncelle solo de l’Ensemble contemporain de Montréal et de l’Orchestre de chambre McGill. Chambriste recherchée, elle se produit régulièrement au Canada, aux États-Unis et lors de nombreux festivals internationaux.

Les qualités musicales de Chloé Dominguez ont été saluées par de nombreux prix et distinctions. En 2009, elle est lauréate du concours de la banque d’instruments de musique du Conseil des arts du Canada et remporte le Golden Violin award de l’École de musique Schulich.

Elle est détentrice d’un doctorat en interprétation musicale de l’Université McGill sous la tutelle de Matt Haimovitz et enseigne la musique de chambre à l’École de musique Schulich ainsi qu’à l’académie musicale du Domaine Forget. Elle joue sur un violoncelle Lorenzo Carcassi de 1745.

André Moisan

André Moisan fait carrière comme soliste et chambriste de même qu’à l’OSM où il occupe le poste de clarinette basse et de saxophone depuis 1999. Se produisant régulièrement en Europe et aux États-Unis, il a notamment joué au Carnegie Hall, au Concertgebouw d’Amsterdam et à Radio Berlin. Conférencier, professeur à l’Université de Montréal depuis 1989 et chef d’orchestre, il a dirigé les séries Matinées jeunesse et Jeux d’enfants de l’OSM de 1999 à 2009. Comme soliste, il a participé à une cinquantaine d’albums de tous genres. Ses enregistrements sous étiquette ATMA ont été salués par la critique internationale. En 2017, il a enregistré deux nouveaux disques, dont un de musique jazz (Impressions, avec notamment Jean-Willy Kunz à l’orgue) et un second dédié à la musique klezmer (Klezmer Dreams avec le Quatuor Molinari). À titre de soliste, il effectue de façon régulière des tournées en Amérique, en Europe et en Asie

Albert Brouwer

Albert Brouwer est originaire des Pays-Bas. En 1994, il a reçu son diplôme Docerend en Uitvoerend Musicus en flûte, avec la mention « Grande distinction » du Conservatoire de musique d’Utrecht. Par la suite, il est venu parfaire ses études auprès de Timothy Hutchins à l’Université McGill.  Albert Brouwer est flûtiste associé par intérim à l’Orchestre symphonique de Montréal et est flûte solo de l’Orchestre symphonique de Drummondville.  Il a auparavant occupé les postes de flûtiste solo des orchestres symphoniques de Springfield, du Vermont ainsi que d’Albany.  Il a été membre du Schleswig Holstein Festival Orchestra en Allemagne, sous la direction de chefs d’orchestre réputés tels que Gergiev, Solti, Bychkov et Rostropovich. Pour Albert Brouwer, la formation des jeunes est une mission essentielle. Ainsi, il enseigne la flûte à l’Université McGill et au Cégep de Drummondville.

Brigitte Poulin

La pianiste montréalaise Brigitte Poulin est reconnue tant comme soliste, chambriste, qu’accompagnatrice/coach et pédagogue. Son répertoire englobe toutes les époques : de l’invention du piano jusqu’à sa déconstruction. Parmi ses fidèles collaborateurs, Brigitte Poulin compte le contrebassiste Ali Kian Yazdanfar, les chanteurs Andréanne Brisson-Paquin et Vincent Ranallo, ainsi que le pianiste Jean Marchand. Elle a fondé deux ensembles voués à l’interprétation de la musique contemporaine : l’Ensemble Transmission et le Trio Phoenix. Brigitte Poulin enseigne à l’École Schulich de l’Université McGill. De plus, elle est membre du corps académique d’Orford musique et du Domaine Forget. Ses enregistrements sur disque incluent entre autres : Folklore imaginaire, musique d’Ana Sokolović (Naxos), Pierrot lunaire (Atma), Transmission, et son propre CD Édifices Naturels (Dame). Ses performances peuvent être entendues sur Radio-Canada et Naxos Records.

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