SCHÉHÉRAZADE

SCHÉHÉRAZADE : LES MILLE ET UNE NUITS

PARTENAIRE DE SAISON

Maison symphonique de Montréal

Voyagez du côté de l’Orient en vous laissant envoûter par l’univers féerique et chatoyant de Schéhérazade et des mille et une nuits! Tout comme le sultan des contes des mille et une nuits, laissez-vous envoûter pas les sonorités exotiques de Schéhérazade, monument « oriental » le plus important de la musique du 19e siècle.

 

Présenté par:

logos_05

PRIX DES BILLETS

À partir de 43$*

JEUDI 9 MARS 2017

10h30

COMPLET

JEUDI 9 MARS 2017

20h00

COMPLET

Jeudi 9 mars, 10 h 30
Les matins symphoniques Fondation J.A. DeSève

Boris Brott, chef d’orchestre
Timothy Hutchins, flûte

Jeudi 9 mars, 20 h
Les grands concerts du jeudi 2 Power Corporation du Canada

Boris Brott, chef d’orchestre
Behzod Abduraimov, piano

PROGRAMME :

Jeudi 9 mars à 10h30

La flûte enchanteresse de Timothy Hutchins, membre de l’OSM depuis 1978, vous séduira également dans deux charmantes œuvres françaises de la Belle Époque.

Alexander Brott, Spheres in Orbit (approx. 17 min.)

Fauré, Fantaisie pour flûte et orchestre de chambre, op. 79 (arr. L. Aubert) (approx. 6 min.)

Chaminade, Concertino pour flûte en ré majeur, op. 107 (approx. 8 min.)

Rimski-KorsakovSchéhérazade, op. 35 (approx. 42 min.)

Jeudi 9 mars à 20h00

Découvrez toute la fougue du jeune pianiste ouzbek Behzod Abduraimov, qui fait ses débuts à l’OSM dans une œuvre virtuose de Rachmaninov.

Ravel, Shéhérazade, ouverture de féerie (approx. 14 min.)

Rachmaninov, Rhapsodie sur un thème de Paganini, op. 43 (approx. 22 min.)

Rimski-Korsakov, Schéhérazade, op. 35 (approx. 42 min.)

NOTES DE PROGRAMME - MATINÉE

Le concert d’aujourd’hui propose des musiques évocatrices permettant à l’imagination de se déployer : l’œuvre d’Alexander Brott a été inspirée par un objet flottant dans l’espace; la Fantaisie de Fauré, par son titre même, invite l’esprit à vagabonder; quant à Rimski-Korsakov, il voulait que chaque auditeur crée ses propres images à partir de sa musique plutôt que de les lui imposer.

 

 

ALEXANDER BROTT

Né à Montréal, le 14 mars 1915 – Mort à Montréal, le 1er avril 2005

 

Spheres in Orbit

 

Au cours de son exceptionnelle carrière, Alexander Brott s’est illustré en tant que violoniste (incluant son poste de violon solo de l’OSM de 1945 à 1958), chef d’orchestre (notamment comme chef fondateur de l’Orchestre de chambre McGill), compositeur (plus de cent œuvres) et professeur (à l’Université McGill pendant plus d’un demi-siècle). Il fut également un entrepreneur et un apôtre de la musique, une sorte de Leonard Bernstein canadien qui, avec une ferveur infatigable, s’est consacré à présenter au public partout au pays une musique de qualité dans un environnement non élitiste.

 

Spheres in Orbit a été composée en 1960 et créée par l’OSM l’année suivante aux concerts des 14 et 15 mars. Bien que Roland Leduc ait été le chef invité, M. Brott a dirigé son œuvre. Il n’a pas laissé de notes de programme, mais l’anecdote suivante, tirée de Mes réincarnations en musique : mémoires, est éloquente : « En 1962, je fus ravi quand l’ambassade soviétique à Ottawa m’invita à apporter de la musique canadienne en Russie. […] J’eus l’honneur d’être le premier compositeur canadien à diriger sa propre œuvre en URSS. […] je sélectionnai avec soin le programme mettant en valeur ma composition la plus récente, ouvrage dodécaphonique que j’intitulai Spheres in Orbit (Sphères en orbite). Le morceau évoque l’apesanteur apparente du satellite Spoutnik, que [j’avais] vu dans le ciel au-dessus de [mon] chalet en 1958. J’eus une idée de ce que je croyais être la censure soviétique quand je vis les affiches annonçant mon concert : le titre de ma composition était changé pour Sputnik na Orbite. J’appris alors que le mot russe pour sphère était — vous l’avez deviné — Spoutnik ! […] Dans la Salle des colonnes de Moscou, le public soviétique accueillit mes Sphères/Spoutniks in Orbit avec un enthousiasme effréné. »

 

 

GABRIEL FAURÉ

Né à Pamiers, le 12 mai 1845 – Mort à Paris, le 4 novembre 1924

 

Fantaisie pour flûte et orchestre de chambre, op. 79 / Fantasie for Flute and Chamber Orchestra, op. 79 (arr. Louis Aubert)

 

La « Fantaisie » est l’une des compositions les plus difficiles à définir avec précision. Le terme peut désigner à peu près tout ce qu’un compositeur veut y mettre. Voici comment le Dictionnaire de la musique Larousse décrit la fantaisie : « toute composition de structure assez libre et proche de l’improvisation […] dont la forme n’a qu’une importance secondaire. » Il peut s’agir par exemple de pièces de genre, souvent d’un esprit rêveur ou fantasque, de pots-pourris ou encore de pièces didactiques, telle la courte Fantaisie de Fauré.

 

Celle-ci fut écrite en 1898 pour le concours de flûte du Conservatoire de Paris, à l’époque la plus importante école pour flûtistes en devenir. Fauré y est nommé professeur en 1896, puis directeur en 1905. Dédicacée à Paul Taffanel (1844-1908), généralement considéré comme le fondateur de l’école française moderne de flûte, la Fantaisie s’articule en deux parties : à un Andantino en mi mineur, où se déploie une suave mélodie au caractère bucolique sur un rythme ondoyant de sicilienne, succède un Allegro énergique en do majeur, plein de contrastes dynamiques et de virtuosité. La partie de piano originale a été orchestrée en 1957 par le pianiste et compositeur Louis Aubert, élève de Fauré.

 

 

CÉCILE CHAMINADE

Née à Paris, le 8 août 1857 – Morte à Monte-Carlo, le 13 avril 1944

 

Concertino pour flûte en ré majeur, op. 107 / Concertino for Flute in D major, op. 107

 

Si Fanny Mendelssohn et Clara Schumann ont été les compositrices les plus notables du xixe siècle, Cécile Chaminade compte certainement parmi les plus célèbres du début du xxsiècle. Cette compositrice française, presque exacte contemporaine de Richard Strauss, vécut comme lui une longue vie. Après avoir fait ses premiers essais à l’âge de huit ans, elle se constitue un catalogue de plus de 350 œuvres dans presque tous les genres. La plupart d’entre elles sont des pièces de salon pour le piano dont beaucoup ont connu en leur temps un succès considérable. On compte également plus de cent mélodies et, dans les formes plus développées, deux trios avec piano, une symphonie chorale (Les Amazones), un ballet (Callirhoë) et un opéra (La Sévillane). Chaminade a aussi laissé sa marque comme pianiste de concert ; après ses débuts à dix-huit ans, elle a réalisé de nombreuses tournées en France, en plus de se rendre en Angleterre et aux États-Unis. Elle s’est même produite en tant que chef d’orchestre. En 1892, le gouvernement français la nomme au poste d’Officier de l’Instruction publique et, en 1913, elle devient la première musicienne à se voir décorée de la Légion d’honneur.

 

Il est regrettable que le charmant Concertino pour flûte de 1902 soit la seule de ses œuvres qu’on entende régulièrement de nos jours. À l’instar de la Fantaisie de Fauré, il a été écrit comme pièce de concours pour les élèves du Conservatoire de Paris. Selon les termes du musicologue Michael Steinberg, le Concertino est doté « d’un heureux sens de ce qui charme et convient au caractère suave et expressif de la flûte ».

 

 

NICOLAÏ RIMSKI-KORSAKOV

Né à Tikhvine, près de Novgorod, le 18 mars 1844 – Mort à Lioubensk, près de Saint-Pétersbourg, le 21 juin 1908

 

Schéhérazade, suite symphonique, op. 35

 

L’origine des quelque deux cents récits qui composent la trame des Mille et une nuits remonte à plusieurs siècles, dans les contrées orientales. Ces histoires ont été enjolivées au fil des années par ceux et celles qui nous les ont transmises. Le personnage de la conteuse Schéhérazade constitue un canevas idéal sur lequel broder des histoires, des contes populaires, des poèmes et des récits dramatiques riches et colorés. En ce qui concerne sa technique narrative, nous en sommes redevables au roi perse misogyne Shahriar.

 

Fou de rage d’avoir été trompé par son épouse, Shahriar est déterminé à se venger sur toute la gent féminine de la ville : chaque nuit, il épousera une ravissante jeune femme pour l’exécuter le lendemain matin. Au bout d’un certain temps, une jeune fille dotée d’un charme, d’un esprit et d’une intelligence exceptionnels se présente au roi avec un plan pour mettre un terme à ce règne de terreur. Elle lui offre de l’épouser, ce qu’il accepte volontiers, mais il l’avertit qu’elle devra mourir le jour suivant. À l’heure du coucher, elle entame un récit captivant, mais s’arrête au moment le plus palpitant, promettant de continuer le lendemain. Le roi reporte son exécution afin de connaître la suite de l’histoire, mais la jeune femme applique sa tactique sans relâche pendant mille nuits. Avec le temps, elle donne au roi un fils, conquiert son cœur et lui permet de surmonter sa haine absolue des femmes. La reine gagne aussi l’amour et la gratitude du peuple qui la nomme Schéhérazade, ce qui signifie « Salvatrice de la Cité ».

 

Avec quel émerveillement écoutait-on ces récits prodigieux, composés d’intrigues et d’aventures campées dans les contrées exotiques! Pourvu de dons remarquables pour exploiter les éblouissantes couleurs et sonorités orchestrales, Rimski-Korsakov était le compositeur tout désigné pour mettre ces histoires en musique. Schéhérazade, son « récit » en quatre mouvements où défilent des scènes tirées des Mille et une nuits, a été écrit au cours de l’été 1888. L’œuvre fut créée à Saint-Pétersbourg le 22 octobre de la même année sous la direction du compositeur. Il serait vain de tenter une description détaillée de chaque mouvement; il vaut mieux laisser à chacun le loisir de libérer son imagination. On ne saurait toutefois passer sous silence la « voix » récurrente de la belle, séduisante et mystérieuse Schéhérazade, représentée par un thème sinueux joué au violon solo. Ce n’est là qu’un parmi les nombreux détails qui rendent l’orchestration si attrayante dans cette partition aux couleurs infinies.

NOTES DE PROGRAMME - SOIR

Le programme de ce soir propose deux regards sur la légendaire Shéhérazade, cette conteuse mythique et infiniment séduisante qui est au cœur des Mille et une nuits. La première œuvre, celle de Ravel, est si obscure que la plupart des mélomanes n’en connaissent même pas l’existence, alors que la deuxième, celle de Rimski-Korsakov, fait partie du répertoire de tous les grands orchestres du monde, a été enregistrée des centaines de fois et rallie les suffrages de millions d’amateurs de musique. Encadrée par elles, la Rhapsodie sur un thème de Paganini de Rachmaninov offre un récit d’un autre genre, dans lequel on peut imaginer à l’œuvre un rapsode de la Grèce antique.

 

 

MAURICE RAVEL

Né à Ciboure, dans les Pyrénées-Atlantiques, le 7 mars 1875 – Mort à Paris, le 28 décembre 1937

 

Shéhérazade, ouverture de féerie

 

Depuis des siècles, l’Orient mystérieux, avec ses parfums et épices exotiques, ses mets étranges, ses coutumes impénétrables, ses villes fabuleuses et ses femmes d’une éblouissante beauté, a enchanté les artistes occidentaux. Dans ce décor, les compositeurs n’ont pu résister aux charmes envoûtants de Schéhérazade, et nombreux sont ceux qui ont évoqué en musique le célèbre personnage des Mille et une nuits. Jeune fille ingénieuse, Schéhérazade a su repousser la mort en racontant chaque nuit à son assassin potentiel, le sultan Shahriar, un récit si captivant qu’il reporte pendant mille et une nuits son dessein de la tuer pour enfin y renoncer. Parmi ces compositeurs, outre Ravel, on trouve Schumann (le no 32 de son Album pour la jeunesse), Paul Pierné (un cycle de mélodies), Szymanowski (le no 1 de ses Masques pour piano), Bernhard Sekles (un opéra), Roberto Gerhard (un cycle de mélodies), Milhaud (un sextuor pour cordes et vents), Hossein (un poème symphonique) et, bien sûr, le plus célèbre d’entre tous, Rimski-Korsakov.

 

À la différence de ces musiciens, Ravel s’est intéressé au sujet à deux reprises. Son premier essai orchestral consiste en une ouverture de concert intitulée Shéhérazade, qui devait servir de lever de rideau pour son opéra (jamais écrit) Les mille et une nuits. Ravel a dirigé la première de Schéhérazade en mai 1899, mais l’œuvre ne fut jamais interprétée de nouveau du vivant du compositeur. Publiée en 1975 seulement, elle demeure rarement jouée, et il s’agit sans doute de sa première exécution à l’OSM. Il n’existe aucun lien entre cette œuvre et le cycle bien connu de mélodies avec orchestre que Ravel composa quatre ans plus tard sous le même nom, si ce n’est la reprise de certains motifs.

 

D’une durée de quatorze minutes, l’« ouverture de féerie » est en quelque sorte une évocation des pays du Moyen-Orient sous la forme d’un poème symphonique miniature. On ne saurait l’assimiler à d’autres œuvres plus tardives et abouties de Ravel, mais elle rassemble plusieurs des traits distinctifs du compositeur de la maturité : la finesse avec laquelle il tisse les fragments mélodiques à travers une variété de couleurs instrumentales; la prédominance des instruments à vent (en effet, chaque idée mélodique est dévolue d’abord à l’un ou à plusieurs d’entre eux, à commencer par le hautbois dans la première mesure); de subtiles touches d’orchestration au moyen des percussions, du célesta et des harpes; des effets de clair-obscur; des gammes par tons; enfin, des climax débridés et un soupçon de fantaisie exotique.

 

 

SERGUEÏ RACHMANINOV

Né à Semionovo, le 1er avril 1873 – Mort à Beverly Hills, en Californie, le 28 mars 1943

 

Rhapsodie sur un thème de Paganini, opus 43

 

Contrairement à ce que sous-entend son titre, la Rhapsodie sur un thème de Paganini n’est pas véritablement une rhapsodie. Le mot suggère une structure assez libre, mais l’œuvre de Rachmaninov suit en réalité un plan très net – une série de 24 variations. Cependant, le rôle du pianiste soliste pourrait être rapproché de celui du rapsode de la Grèce antique, ce chanteur ou récitant de poèmes épiques. Pleine d’esprit, de charme, de péripéties et de vivacité rythmique, et orchestrée de main de maître, cette œuvre de Rachmaninov est considérée par plusieurs comme une de ses meilleures. Elle a été créée à Baltimore le 7 novembre 1934 avec Leopold Stokowski à la tête de l’Orchestre de Philadelphie et le compositeur au piano.

 

La Rhapsodie s’ouvre curieusement sur la première variation « déplacée », laquelle est suivie du thème sous sa forme pure, joué par les violons sur des ponctuations du piano. Les Variations 2 à 5 maintiennent une rythmique serrée et un bel élan. La Variation 6 propose enfin une allure rythmique plus libre et une pâte plus sentimentale. Un nouveau thème apparaît dans la Variation 7 — le Dies irae, cet ancien chant funèbre que Rachmaninov avait si souvent intégré à ses œuvres. On peut d’ailleurs déceler une parenté mélodique entre le thème du chant et celui de Paganini. L’hymne revient dans la Variation 10, une marche grotesque. Dans l’intervalle (les Variations 8 et 9), une atmosphère infernale persiste, surtout dans la Variation 9 avec son écriture col legno (battements avec le bois des archets sur les cordes) et l’affrontement rythmique effréné entre l’orchestre et le soliste.

 

Après sept autres variations très contrastantes résonne la douce voix d’un vieil ami, la célèbre dix-huitième variation. De retour à la tonalité principale de la mineur, la musique reprend ensuite son élan jusqu’à la fin, les dernières variations étant toutes plus flamboyantes les unes que les autres. On pourrait s’attendre, avec la succession des passages brillants réservés au soliste, à un ultime morceau de bravoure pour conclure. On y arrive presque, mais au dernier moment, Rachmaninov se replie et, avec un sourire malicieux, termine sa Rhapsodie doucement sur un dernier fragment égaré de l’inoubliable thème de Paganini.

 

 

NICOLAÏ RIMSKI-KORSAKOV

Né à Tikhvine, près de Novgorod, le 18 mars 1844 – Mort à Lioubensk, près de Saint-Pétersbourg, le 21 juin 1908

 

Schéhérazade, op. 35

 

L’origine des quelque deux cents récits qui composent la trame des Mille et une nuits remonte à plusieurs siècles, dans les contrées orientales. Ces histoires ont été enjolivées au fil des années par ceux et celles qui nous les ont transmises. Le personnage de la conteuse Schéhérazade constitue un canevas idéal sur lequel broder des histoires, des contes populaires, des poèmes et des récits dramatiques riches et colorés. En ce qui concerne sa technique narrative, nous en sommes redevables au roi perse misogyne Shahriar.

 

Fou de rage d’avoir été trompé par son épouse, Shahriar est déterminé à se venger sur toute la gent féminine de la ville : chaque nuit, il épousera une ravissante jeune femme pour l’exécuter le lendemain matin. Au bout d’un certain temps, une jeune fille dotée d’un charme, d’un esprit et d’une intelligence exceptionnels se présente au roi avec un plan pour mettre un terme à ce règne de terreur. Elle lui offre de l’épouser, ce qu’il accepte volontiers, mais il l’avertit qu’elle devra mourir le jour suivant. À l’heure du coucher, elle entame un récit captivant, mais s’arrête au moment le plus palpitant, promettant de continuer le lendemain. Le roi reporte son exécution afin de connaître la suite de l’histoire, mais la jeune femme applique sa tactique sans relâche pendant mille nuits. Avec le temps, elle donne au roi un fils, conquiert son cœur et lui permet de surmonter sa haine absolue des femmes. La reine gagne aussi l’amour et la gratitude du peuple qui la nomme Schéhérazade, ce qui signifie « Salvatrice de la Cité ».

 

Avec quel émerveillement écoutait-on ces récits prodigieux, composés d’intrigues et d’aventures campées dans les contrées exotiques! Pourvu de dons remarquables pour exploiter les éblouissantes couleurs et sonorités orchestrales, Rimski-Korsakov était le compositeur tout désigné pour mettre ces histoires en musique. Schéhérazade, son « récit » en quatre mouvements où défilent des scènes tirées des Mille et une nuits, a été écrit au cours de l’été 1888. L’œuvre fut créée à Saint-Pétersbourg le 22 octobre de la même année sous la direction du compositeur. Il serait vain de tenter une description détaillée de chaque mouvement; il vaut mieux laisser à chacun le loisir de libérer son imagination. On ne saurait toutefois passer sous silence la « voix » récurrente de la belle, séduisante et mystérieuse Schéhérazade, représentée par un thème sinueux joué au violon solo. Ce n’est là qu’un parmi les nombreux détails qui rendent l’orchestration si attrayante dans cette partition aux couleurs infinies.

 

 

 

 

BIO - Artistes du matin

BORIS BROTT

CHEF D’ORCHESTRE

 

Boris Brott est reconnu comme l’un des chefs d’orchestre canadiens les plus respectés sur la scène internationale. Il occupe des postes de directeur musical au Canada ainsi qu’aux États-Unis et jouit d’une carrière internationale en tant que chef d’orchestre invité, professeur, conférencier et ambassadeur culturel. Au Canada, maestro Brott permet l’essor de pas moins de six orchestres importants et, en 1987, il se voit décoré de la plus haute distinction civile attribuée au pays en devenant officier de l’Ordre du Canada. En 2006, il est également décoré de l’Ordre de l’Ontario. En 2013, maestro Brott reçoit un doctorat honorifique de l’École de musique Schulich à l’Université McGill. En juin 2014, il devient officier de l’Ordre national du Québec. Sur la scène internationale, maestro Brott a travaillé aux côtés du grand Leonard Bernstein en tant que chef d’orchestre adjoint du New York Philharmonic. Il fut directeur musical et chef d’orchestre pour des prestations du Royal Ballet (Covent Garden), puis chef du Northern Sinfonia et du BBC Welsh Symphony. De 1995 à 2011, il fut fondateur et directeur musical du New West Symphony à Los Angeles, puis en 2011, il est nommé principal chef d’orchestre invité au théâtre historique Petruzelli à Bari, en Italie. En plus d’être directeur artistique de l’Orchestre de chambre McGill depuis 2000, maestro Brott est fondateur et directeur artistique du Brott Music Festival et de l’Orchestre de l’Académie Nationale, à Hamilton (Ontario), qui est l’unique orchestre canadien proposant une formation aux jeunes musiciens.

 

BEHZOD ABDURAIMOV

PIANO

 

Décrit par The Times, comme « capable d’assimiler tout ce qu’il voit », et par The Washington Post comme un musicien « qu’on doit suivre attentivement », Behzod Abduraimov suscite toujours les éloges de la critique internationale.

 

Ces dernières années, il  a collaboré avec plusieurs grands orchestres, dont le Los Angeles Philharmonic, le Boston Symphony, l’Orchestre symphonique de la NHK (Tokyo), l’Orchestre du Gewandhaus de Leipzig, et sous la direction de chefs prestigieux tels que Valeri Guerguiev, Vladimir Ashkenazi, Manfred Honeck, Vasily Petrenko, James Gaffigan, Jakub Hrůša, Thomas Dausgaard et Vladimir Jurowski. L’an dernier, il a fait ses débuts avec le Münchner Philharmoniker sous la direction de Valeri Guerguiev dans le cadre du Festival MPHIL 360 degrés et, de nouveau avec eux, a aussi fait ses débuts aux Proms de la BBC.

 

En Europe, il joue cette année avec l’Orchestre philharmonique tchèque, l’Orchestre national de Lyon, le City of Birmingham Symphony Orchestra, le NDR Elbphilharmonie Orchester – lors de l’inauguration de la Philharmonie de l’Elbe à Hambourg, en février dernier (2017)  – et les orchestres philharmoniques de Bergen et d’Israël. Par ailleurs, comme récitaliste,  il participe à la série Junge Wilde de la Konzerthaus Dortmund (Allemagne), se produit au Théâtre des Champs-Élysées et retrouve les festivals de Verbier et de La Roque d’Anthéron.

 

En Amérique du Nord, Behzod Abduraimov se produit en récital au Stern Auditorium du Carnegie Hall, où il a fait des débuts remarqués en 2015, de même qu’aux Cliburn Concerts, aux Carolina Performing Arts et à la Vancouver Recital Society. Comme concertiste, en plus de se produire avec l’OSM, il joue avec les orchestres symphoniques de Houston et de Pittsburgh, ainsi qu’avec le Minnesota Orchestra. Il s’est récemment produit au Aspen Music Festival et avec des orchestres tels que le Los Angeles Philharmonic, le Dallas Symphony et le Seattle Symphony.

 

Son calendrier 2017 comprend aussi une tournée en Asie avec l’Orchestre symphonique Yomiuri du Japon, l’Orchestre du Centre national des arts d’interprétation, à Beijing, et l’Orchestre philharmonique de Séoul, ainsi qu’une tournée de récitals en Australie.

 

Au chapitre de sa discographie, l’enregistrement de ses débuts en récital lui a valu un Choc de la revue mensuelle Classica, et la mention Découverte du magazine Diapason. Son premier enregistrement comme concertiste – Concerto pour piano no 3 de Prokofiev et Concerto no 1 de Tchaïkovski avec l’Orchestra Sinfonica Nazionale della Rai sous la direction de Juraj Valčuha – est paru en 2014 sous étiquette Decca Classics.

 

Né en 1990 à Tachkent, en République d’Ouzbékistan, Behzod Abduraimov a commencé à jouer au piano à l’âge de cinq ans, comme élève de Tamara Popovich à l’école Uspensky de Tachkent. Il a aussi étudié avec Stanislav Ioudenitch au Park University’s International Center for Music (Parkville, Missouri), où il est actuellement artiste en résidence.

 

 

 

 

 

 

 

BIO - Artistes du soir

BORIS BROTT

CHEF D’ORCHESTRE

 

Boris Brott est reconnu comme l’un des chefs d’orchestre canadiens les plus respectés sur la scène internationale. Il occupe des postes de directeur musical au Canada ainsi qu’aux États-Unis et jouit d’une carrière internationale en tant que chef d’orchestre invité, professeur, conférencier et ambassadeur culturel. Au Canada, maestro Brott permet l’essor de pas moins de six orchestres importants et, en 1987, il se voit décoré de la plus haute distinction civile attribuée au pays en devenant officier de l’Ordre du Canada. En 2006, il est également décoré de l’Ordre de l’Ontario. En 2013, maestro Brott reçoit un doctorat honorifique de l’École de musique Schulich à l’Université McGill. En juin 2014, il devient officier de l’Ordre national du Québec. Sur la scène internationale, maestro Brott a travaillé aux côtés du grand Leonard Bernstein en tant que chef d’orchestre adjoint du New York Philharmonic. Il fut directeur musical et chef d’orchestre pour des prestations du Royal Ballet (Covent Garden), puis chef du Northern Sinfonia et du BBC Welsh Symphony. De 1995 à 2011, il fut fondateur et directeur musical du New West Symphony à Los Angeles, puis en 2011, il est nommé principal chef d’orchestre invité au théâtre historique Petruzelli à Bari, en Italie. En plus d’être directeur artistique de l’Orchestre de chambre McGill depuis 2000, maestro Brott est fondateur et directeur artistique du Brott Music Festival et de l’Orchestre de l’Académie Nationale, à Hamilton (Ontario), qui est l’unique orchestre canadien proposant une formation aux jeunes musiciens.

 

TIMOTHY HUTCHINS

FLÛTE SOLO DE L’OSM

 

Timothy Hutchins est flûte solo de l’OSM depuis 1978. Il a reçu les éloges de la critique internationale en tant que soliste, chambriste et duettiste avec son épouse, la pianiste Janet Creaser Hutchins. Il a aussi été flûte solo avec le New York Philharmonic, les orchestres symphoniques de Boston, de Pittsburgh et de la NHK. De plus, il est régulièrement invité à jouer avec l’Orchestre mondial pour la paix. On peut l’entendre sur la plupart des albums de l’OSM, notamment comme soliste dans le Concerto pour flûte d’Ibert, en plus d’enregistrements d’autres concertos, de récitals et de musique de chambre. Il a enregistré avec le Boston Symphony Orchestra sous la direction de Seiji Ozawa, Vladimir Ashkenazy et Leonard Bernstein, ainsi qu’avec le Pittsburgh Symphony Orchestra sous la direction de Mariss Jansons. Timothy Hutchins a étudié la flûte à Londres, au Trinity College of Music et à la Guildhall School of Music and Drama, et au Canada, aux universités Dalhousie et McGill, où il enseigne présentement.

VOUS AIMEREZ AUSSI