Virée classique - samedi - Salle Claude-Léveillé

15. Le violon selon Blake Pouliot

15. Le violon selon Blake Pouliot

Salle Claude-Léveillée

Une virtuosité hors du commun, une palette sonore d’une extrême sensibilité : Blake Pouliot, lauréat du Concours Manuvie de l’OSM en 2016, est l’étoile montante des jeunes violonistes canadiens. Dans un programme opposant l’intensité dramatique de Janáček à l’optimisme de Mozart, le violon de Blake Pouliot mène la danse sur les rythmes débridés des œuvres de Bartók et de Brahms influencées par les musiques tziganes.

Blake Pouliot, violon
Hsin-I Huang, piano

Bartók, Rhapsodie pour violon et piano no 1, Sz. 86

Mozart, Sonate pour violon et piano no 24 en fa majeur, K. 376

Janáček, Sonate pour violon et piano

Brahms, Danse hongroise no 1, en sol mineur

« Le charismatique musicien de 24 ans nous a décroché les mâchoires avec sa prestation sans faille, démontrant des intuitions justes et un toucher irréprochable et délicat qui fut parfaitement mis en valeur » – Ottawa Citizen

PRIX DES BILLETS

10$*

SAMEDI 10 AOÛT 2019

13h15

NOTE DE PROGRAMME

« J’ai composé ma Sonate pour violon au début de la guerre, alors que nous attendions l’arrivée des Russes en Moravie », écrit Leoš Janáček en 1922. Cette œuvre colorée et peu conventionnelle sur le plan de la tonalité s’ouvre sur un Con moto intense et agité, suivi par une Ballada, sorte de nocturne confiant au violon deux thèmes pleins d’un chaud lyrisme sur une délicate partie de piano. Après un Allegretto conçu comme un scherzo avec trio, l’Adagio déroule au piano une douloureuse élégie ponctuée par les bruyants éclats du violon. Un trémolo dans l’aigu du piano marque le finale, motif repris fortissimo par le violon; Janáček précise que ce trémolo doit être joué le plus nerveusement possible, puisqu’il évoque « l’entrée des armées russes en Hongrie ».

La délicate Sonate pour piano et violon en fa majeur K. 376 compte parmi les premiers fruits de la nouvelle indépendance viennoise de Mozart, qui s’amorce dès son congédiement de Salzbourg par le prince-archevêque Colloredo en 1781. Un commentateur du temps estimait que « l’accompagnement de violon est si habilement intégré à la partie de piano que les deux instruments sont toujours à égalité ».

Inversement, les Rhapsodies pour violon de Béla Bartók – ses compositions basées sur des thèmes populaires les plus considérables – confient principalement au piano un rôle complémentaire à celui du violon. Conçue en deux sections, Lassú (Lent) et Friss (Vif), la première Rhapsodie est basée sur des airs roumains, avec un thème de violon hongrois qui fait contraste au centre du Lassú. La Danse hongroise en sol mineur, une des œuvres all’ungarese les plus populaires de Brahms, termine ce récital.

© Ariadne Lih
Traduction de François Filiatrault

POUR EN SAVOIR PLUS

Blake Pouliot

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