Virée classique - samedi - Piano Nobile

26. Chopin, Poulenc et Ravel par Carter Jonhson

26. Chopin, Poulenc et Ravel par Carter Jonhson

Piano Nobile

Voici l’occasion rêvée d’entendre le jeune pianiste canadien Carter Johnson, lauréat du Concours OSM en 2018. Il interprètera quelques Improvisations de Poulenc et deux pièces maîtresses du répertoire, la Polonaise-fantaisie, op. 61, de Chopin, débordante d’imagination, et Le Tombeau de Couperin de Ravel. PréludeFugue et danses anciennes s’y succèdent jusqu’à l’éblouissante Toccata, péroraison de l’œuvre.

Carter Johnson, piano

 

Chopin, Polonaise-fantaisie en la bémol majeur, op. 61

Poulenc, Improvisations, extraits

Ravel, Le tombeau de Couperin


« Son interprétation du Concerto No 3 en do majeur, opus 26 de Serguei Prokofiev fut tout simplement prodigieuse, avec entre autres une douceur contenue dans le second mouvement (Tema com variazioni) et une virtuosité très aboutie notamment dans le 3e mouvement (Allegro ma non troppo) » – Ludwig van Montréal

PRIX DES BILLETS

22$*

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SAMEDI 10 AOÛT 2019

19h15

NOTE DE PROGRAMME

Dans sa Polonaise-fantaisie de 1846, Frédéric Chopin combine le panache et la vivacité rythmique associée à cette danse avec des tournures quasi improvisées et des passages chromatiques. La polonaise, habituellement de forme ABA avec un trio central contrasté, était un emblème en musique du patriotisme polonais. Ici, les sections extrêmes sont des polonaises miniatures en rondo avec des variations rappelant la musique populaire, tandis que la centrale est plus complexe, allant d’un più lento dans le style du nocturne au trio marqué Tempo di mazurka.

Selon le pianiste David Dubal, les Improvisations de Francis Poulenc « sont typiques d’un musicien que le public en est venu à aimer : aériennes, taquines, désinvoltes et résolument sentimentales ». Poulenc les a composées entre 1932 et 1959, les dédiant à diverses personnalités, dont Édith Piaf.

Le Tombeau de Couperin de Maurice Ravel, composé durant la Grande Guerre, appartient à une époque de souvenirs douloureux, chacun de ses six mouvements étant dédié à un ami mort au combat. Ravel inscrit dans la forme ancienne de la suite avec des ornements typiques du XVIIIe siècle, comme le mordant, sa conception harmonique si personnelle – ses intervalles de septième majeure –, tout en adoptant une démarche pianistique essentiellement romantique. La mélancolique Forlane fait écho à celle des Concerts royaux de François Couperin, que Ravel avait transcrits en 1914. Avec ses malicieuses notes répétées, ses accords martellato et en usant des trois pédales de l’instrument, l’impétueuse Toccata conclut le tout de façon magistrale.

© Ariadne Lih
Traduction de François Filiatrault

POUR EN SAVOIR PLUS

Carter Johnson

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