Virée classique - samedi - Piano Nobile

22. Haydn et Bartók en quatuor

22. Haydn et Bartók en quatuor

Piano Nobile

Bartók explore une palette inhabituelle d’effets sonores dans son Troisième quatuor grâce aux techniques de jeu variées des instruments. Quant à Haydn, surnommé « le père du quatuor à cordes », il fait preuve d’audace en terminant son Quatuor à cordes, op. 20, no2 par un véritable tour de force d’écriture, une fugue complexe à quatre voix. Partagez ce riche moment musical en compagnie du Quatuor Borromeo.

Quatuor à cordes Borromeo
Nicholas Kitchen, violon
Kristopher Tong, violon
Mai Motobuchi, alto
Yeesun Kim, violoncelle

 

Bartók, Quatuor à cordes no 3, Sz. 85

Haydn, Quatuor à cordes en do majeur, Hob.III:32

“Le Quatuor Borromeo joue avec une grande finesse. La sonorité dans son ensemble s’approchait de la perfection. La palette de nuances allait du murmure au plein volume. Mais le meilleur aspect de leur prestation a été la sensibilité aux différences de styles entre les compositeurs. » – The Star Telegram

PRIX DES BILLETS

22$*

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SAMEDI 10 AOÛT 2019

17h00

NOTE DE PROGRAMME

« Je n’aime pas répéter la même idée musicale, écrivait Béla Bartók, et je ne reprends jamais à l’identique même le plus petit détail. » Ainsi, son Troisième Quatuor, daté de 1927 et qui délaisse la tonalité, déroule de courts motifs constamment variés. L’œuvre fait entendre toutes les sonorités possibles des cordes et Theodor Adorno remarque que « les sons même les plus rares se plient à la volonté de Bartók ». Elle comporte quatre sections enchaînées : un Moderato d’une harmonie fantomatique pleine de désespérance et ponctué de puissants accords joués tutti, un Allegro turbulent avec un tremolo de près de quarante mesures au second violon, suivi par deux étranges et méditatives « récapitulations » des précédents, usant d’insolites effets de glissando.

Les Quatuors op. 20 de Joseph Haydn – dénommés « Quatuors du soleil » à cause d’une petite gravure figurant sur la couverture de leur deuxième édition en 1779 –, sont restés fameux pour leurs finales fugués, et ce sont les premiers à donner à chacun des quatre instruments un rôle d’une égale importance plutôt que de faire la part belle exclusivement au premier violon. Dans le Quatuor nº 2 en do majeur, le thème principal du Moderato initial est traité de façon polyphonique, amené par le violoncelle dans le registre aigu; l’Adagio qui suit, en mode mineur, est amorcé par les quatre protagonistes jouant à l’octave, avant de se déployer de façon dramatique, comme une scène d’opéra faisant se succéder avec souplesse arioso, récitatif et aria. Le premier violon gouverne dans le Menuet rustique, jouant la note la plus haute de tout l’Opus 20, mais la double fugue finale redonne à chaque partenaire la place qui lui est due.

© Ariadne Lih
Traduction de François Filiatrault

POUR EN SAVOIR PLUS

QUATUOR BORROMEO

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